Le directeur général d'
Canada" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="11018" data-entity-type="organization">Air
Canada,
Michael Rousseau, a provoqué la colère de la classe politique canadienne en prononçant un discours presque uniquement en anglais. Un outrage alors que le français est aussi la langue officielle du pays. Un
Airbus A220-300 à l'aéroport international
Montréal-Trudeau le 6 novembre 2025. (GRAHAM HUGHES / AFP) Ne pas maîtriser le français ne pardonne pas au
Canada. Le président-directeur général de la compagnie aérienne
Canada" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="11018" data-entity-type="organization">Air
Canada,
Michael Rousseau, quittera ses fonctions d'ici la fin septembre 2026, a annoncé le conseil d'administration du groupe lundi 30 mars. La raison ? Le dirigeant s'est attiré les foudres de plusieurs élus canadiens et du gouvernement pour un message publié en anglais après la mort de deux de ses pilotes dans une collision à l'aéroport
LaGuardia de
New York le 22 mars 2026. Franceinfo revient en quatre actes sur cette polémique.1 Deux pilotes de la compagnie meurent dans un accidentSur les coups de 23h40, dimanche 22 mars, un avion de la compagnie
Jazz Aviation opérant par
Canada" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="11018" data-entity-type="organization">Air
Canada atterrit sur la piste de l'aéroport de
LaGuardia à
New York et rentre en collision avec un véhicule de lutte contre les incendies alors qu'il se dirigeait vers un autre avion, ayant interrompu son décollage et signalant une odeur suspecte. "Tout le monde était recroquevillé, tout le monde criait, nous n'avions aucune consigne parce que le cockpit avait été détruit", a témoigné un passager auprès de
CNN peu après l'accident. "Alors quelqu'un a dit : 'Allons vers l'issue de secours, ouvrons la porte et sautons tous dehors'. Et c'est exactement ce que nous avons fait."Le pilote et le copilote de l'appareil d'
Canada" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="11018" data-entity-type="organization">Air
Canada n'ont pas survécu à l'accident. Au total, 43 des 72 passagers ont été hospitalisées, selon un communiqué de la compagnie aérienne canadienne. Six d'entre eux étaient toujours à l'hôpital le 25 mars.2 Le patron d'
Canada" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="11018" data-entity-type="organization">Air
Canada présente ses condoléances en anglaisLe PDG de la compagnie
Canada" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="11018" data-entity-type="organization">Air
Canada,
Michael Rousseau, s'est exprimé au lendemain de l'accident mortel lundi 23 mars. Dans une vidéo publiée par l'entreprise, il présente ses condoléances pour la mort des deux pilotes. Mais la séquence de quatre minutes n'est presque qu'en anglais. Le patron prononce seulement deux mots en français : "bonjour" au début et "merci" à la fin. De quoi lancer une polémique dans la classe politique québécoise. Pour cause, la première loi fédérale sur les langues officielles a institué, en 1969, l'anglais et le français comme les deux idiomes officiels du
Canada.A la suite de cette vidéo, le PDG a été convoqué le 24 mars devant le comité des langues officielles à Ottawa. Selon Radio
Canada, sa prise de parole a suscité la "vive indignation" du comité et a été jugée "incompatible avec les obligations prévues par la loi sur les langues officielles et les attentes du public canadien". Le même jour, le Commissariat aux langues officielles du
Canada a confirmé avoir reçu plus de 80 plaintes depuis la publication de la vidéo de
Michael Rousseau, selon les informations du Journal de Montréal.3 La polémique enfle dans la classe politiqueL'affaire fait réagir jusqu'au gouvernement. Le Premier ministre canadien lui-même, Mark Carney, se dit "très déçu" par cette communication, estimant que
Michael Rousseau avait "manqué de jugement et de compassion". Le 26 mars, Anita Anand, la ministre des Affaires étrangères, rappelle que tous les dirigeants du
Canada devraient parler à la fois anglais et français. "Le
Canada est un pays bilingue", souligne-t-elle à l'occasion d'une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7.Le PDG d'
Canada" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="11018" data-entity-type="organization">Air
Canada se défend en expliquant que malgré "de nombreuses leçons [de français] sur plusieurs années", il était toujours "dans l'incapacité de [s']exprimer en français de façon adéquate"."Je présente mes sincères excuses pour cela. (...) Mais je poursuis mes efforts pour progresser."
Michael Rousseau, PDG d'Air Canadacité par l'AFPCe n'est pas la première fois que des reproches sont adressés à
Michael Rousseau. En novembre 2021, il avait déjà suscité l'émoi en prononçant une allocution quasi uniquement en anglais devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la communauté de communes de la région.4 La compagnie annonce son départSous la pression politique, la compagnie annonce finalement son départ.
Michael Rousseau prendra sa retraite d'ici fin septembre 2026, a fait savoir le conseil d'administration d'
Canada" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="11018" data-entity-type="organization">Air
Canada lundi 30 mars. "Il n'avait pas d'autre choix que de quitter son poste", a réagi Jean-François Roberge, ministre de la Langue française au gouvernement du Québec et député à l'Assemblée nationale. "La décision s'imposait."La controverse née du message de
Michael Rousseau ravive toutefois des tensions autour de la place de la langue française au
Canada. "
Michael Rousseau quitte
Canada" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="11018" data-entity-type="organization">Air
Canada. Très bien. Mais le scandale est plus grand", écrit ainsi Alexandre Pronkin, membre du conseil exécutif national du Parti québécois, sur X. Au sein du gouvernement fédéral, "des ministres (...) répondent en anglais à des questions posées en français. Ce pays ne nous respecte pas", dénonce-t-il.
Canada" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="11018" data-entity-type="organization">Air
Canada a rappelé lundi que l'entreprise travaillait depuis deux ans à un plan de succession pour identifier des candidats potentiels en interne. "Le conseil d'administration prendra en compte plusieurs critères de performance pour évaluer les candidats", a confirmé Jean-François Roberge, avant d'insister : "Y compris sa capacité à communiquer en français." Un point "non négociable". En 50 ans, le taux de plomb dans le corps humain a été divisé par 100 Les arrêts de travail en hausse chez les jeunes salariés Le casino d'Évian-les-bains dévasté par les flammes D. Trump menace la France : « Les États-Unis s'en souviendront » Le "Kamé Hamé Ha" de Dragon Ball entre Emmanuel Macron et la Première ministre japonaise Stalker sans être grillé : les nouvelles options Insta La journaliste américaine Shelly Kittleson a été enlevée en Irak Les Italiens frappés par la malédiction du Mondial "Des horreurs, des faits graves, on ne s'habitue jamais à cela", confie Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur Coupe du monde 2026 : sans l’Italie mais (peut-être) avec l’Iran "Désastre", "malédiction"... l'Italie à nouveau privée du Mondial de football Images impressionnantes d'un mur de sable au Sahara Propos racistes sur CNews : le maire de Saint-Denis appelle à un rassemblement Bruno Retailleau - "La droite est plus individualiste que la gauche. Nous, on est querelleurs" Deliveroo, Uber eats : les chiffres chocs sur la santé des livreurs Israël : une peine de mort pour les "terroristes" palestiniens Elle a eu un faux conseiller bancaire au téléphone Tout juste élu, le maire de Carcassonne retire les drapeaux européens de la mairie Une femme meurt après une injection esthétique clandestine L'Eurovision lance une déclinaison du concours de chanson, Eurovision Asie, qui sera diffusé en novembre prochain "Personne ne fait une transition pour faire du sport à haut niveau", clame Julie Tétart, basketteuse à Monaco