Publié le 01/04/2026 20:53 Mis à jour le 01/04/2026 23:21 Ils étaient en première ligne le soir des attentats du 13 novembre 2015 pour secourir et évacuer les otages et les victimes. Plus de dix ans après, des policiers de la BAC parisienne attendent toujours la Légion d'honneur qu'ils pensaient recevoir. Ils se disent heurtés par le manque d'empressement de l'État. Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Ce qu'
Alain Giraud a fait le 13 novembre 2015 ne le quittera jamais et il veut le voir reconnaître. Ce soir-là, il vient de prendre son service à la brigade anti-criminalité de nuit, la
BAC75 N. Il est avec 26 autres policiers dans l'entrée du
Bataclan et commence par guider les victimes qui peuvent marcher vers les pompiers puis pénètre au cœur de la fosse."Combien de gens ai-je sortis de la fosse du
Bataclan ? Je n'en sais rien. Peut-être deux, trois, quatre. Je n'en sais absolument rien. Je ne savais pas où étaient les terroristes, mais on le sait après. Pendant le procès, je savais que les terroristes étaient à l'étage avec les otages. Donc, ils étaient à 10 mètres de nous", explique-t-il au micro de
France Télévisions.
Alain Giraud n'a pas été décoré en novembre 2025 lors des commémorations des attentats. Lors de l'échange avec
Emmanuel Macron, le président de la République, semblait pourtant reconnaître un oubli. Pourtant, quatre mois après, il n'a aucune nouvelle de son dossier. "Là, il nous le dit, il n'y a aucun doute. Oui, mais aucun doute du mois de novembre à aujourd'hui...Où est le doute ?", s'interroge-t-il.Le rôle des deux collègues d'
Alain Giraud qui ont pénétré les premiers au
Bataclan et ont abattu l'un des terroristes est connu, comme celui de la
BRI qui met fin à la prise d'otages. Mais les autres membres de la
BAC75 N ont été, selon lui, les oubliés du 13 novembre. Il a reçu une médaille de la sécurité intérieure en 2016 pour son rôle auprès des blessés. La Légion d'honneur reconnaîtrait les risques qu'il a pris pour sa vie."On est quelques-uns à être entrés dans l'enfer pur et dur. Il n'y a rien d'honorifique. Il n'y a pas de prise de tête. On ne va pas avoir les mollets qui gonflent. Mais je pense que nous, on a fait un peu plus", conclut l'ancien de la brigade anti-criminalité. Ce mercredi 1er avril au matin, le ministère de l'Intérieur confirme que le dossier des membres de la
BAC75 N est en cours d'instruction, mais au cas par cas. Incendie spectaculaire : le casino d'Evian ravagé par les flammes Quel rôle joue aujourd'hui l'armée régulière libanaise ? Près de 1200 stations à sec : pas de carburant pour Pâques ? Peine de mort en Israël : une loi qui cible les Palestiniens ? Des Casques bleus Français pris pour cible au Liban Mondial : les 6 derniers qualifiés... dont un adversaire des Bleus Maires RN : oui à l'argent de l'UE, mais pas à son drapeau Les sachets de nicotine désormais interdits en France En 50 ans, le taux de plomb dans le corps humain a été divisé par 100 Les arrêts de travail en hausse chez les jeunes salariés Le casino d'Évian-les-bains dévasté par les flammes D. Trump menace la France : « Les États-Unis s'en souviendront » Le "Kamé Hamé Ha" de Dragon Ball entre
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