Le 2 avril 2026 à 06h52 Dans son discours,
Donald Trump a douché les espoirs d’une sortie rapide du conflit. Alex Brandon / REUTERS Le président américain a déclaré vouloir frapper «extrêmement durement» l’
Iran pendant encore plusieurs semaines s’il n’obtenait pas un accord. Passer la publicité Passer la publicité La trêve n’aura été que de courte durée. Ces dernières 24 heures, le prix du baril de pétrole a connu une baisse, passant même sous les 100 dollars furtivement. Mercredi dans la journée, les marchés pariaient sur une fin rapide du conflit après des propos rassurant de
Donald Trump pour mettre fin au conflit en
Iran. Dans la foulée, les Bourses s’affichaient dans le vert. Virage à 180 degrés ce jeudi. Les marchés asiatiques ont viré au rouge et les prix du pétrole sont repartis à la hausse après que
Donald Trump a, dans son discours à la nation, promis de «frapper extrêmement durement» l'
Iran au cours des prochaines semaines, douchant les espoirs d'une sortie rapide du conflit. Après avoir ouvert en hausse, l'indice
Nikkei de
Tokyo lâchait 1,82% à 52.758,46 points vers 4 heures 20, tandis qu'à Séoul le
Kospi chutait de 3,9%. Les indices reculaient aussi à
Sydney (-0,8%),
Taipei (-1,1%) et
Hong Kong (-0,9%). Les cours du pétrole, qui s'étaient apaisés depuis que le président américain avait évoqué mardi un retrait des États-Unis de la guerre d'ici «deux à trois semaines», repartaient en nette hausse, le
Brent repassant au-dessus de 105 dollars. Vers 4 heures 15 le baril de
Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, reprenait ainsi 5,12% à 106,34 dollars. Son équivalent américain, le WTI, remontait de 4,37% à 104,50 dollars. Passer la publicité Tout en réaffirmant que les États-Unis étaient «proches de remplir» leurs objectifs dans la guerre contre l'
Iran, le président américain a assuré mercredi (jeudi matin en Asie) qu'ils continueraient de frapper le pays «extrêmement durement» pendant encore deux à trois semaines. Le président américain a vanté des victoires «décisives» et «écrasantes» obtenues par les États-Unis, réaffirmant que les frappes étaient nécessaires pour empêcher l'
Iran d'obtenir l'arme nucléaire. Il a aussi de nouveau menacé de s'en prendre aux infrastructures énergétiques iraniennes, affirmant qu'en l'absence d'accord, les États-Unis allaient «frapper chacune de leurs centrales électriques très durement et probablement simultanément». «Pas de résolution»
Donald Trump «a évoqué des objectifs atteints, mais pas de résolution. Des frappes qui se poursuivent, mais pas de retrait. Une possibilité d'escalade, mais pas de conclusion. Le message n'était pas alarmiste, mais il disait clairement que rien n'était terminé», a commenté Stephen Innes de SPI Asset Management. Le pétrole a donc bondi «non parce que le conflit s'était soudain aggravé, mais parce que le marché avait prématurément intégré l'idée qu'il se terminerait», selon lui. Le président américain a aussi appelé les pays qui dépendent du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole mondial, à «s'occuper» de résoudre son blocage par l'
Iran. L'Asie est très dépendante des hydrocarbures du Golfe: quelque 94% du pétrole du Japon proviennent notamment du Moyen-Orient et 93% transitent par le détroit d'Ormuz. La première ministre nippone Sanae Takaichi a d'ailleurs de nouveau appelé mercredi à un «apaisement rapide» du conflit et à «garantir la sécurité de navigation», en marge d'une rencontre avec le président français Emmanuel Macron. «Avec le détroit d'Ormuz pratiquement fermé et des perturbations de l'offre pétrolière désormais bien réelles, le choc macroéconomique n'est plus seulement une prime de risque géopolitique, mais un véritable choc d'approvisionnement énergétique», prévient Lloyd Chan de MUFG. La flambée du pétrole «maintient les risques d'inflation, limite la possibilité d'un retour durable de l'appétit pour le risque et ne plaide pas, à ce stade, pour miser sur un affaiblissement général du dollar», ajoute-t-il. Le billet vert, valeur refuge prisée par les investisseurs, a nettement rebondi face au yen après les propos de M. Trump: le dollar s'échangeait pour 159,30 yens (+0,3%) vers 4 heures 20. Guerre au Moyen-Orient : le pétrole en hausse et les bourses en Asie en baisse après les déclarations de Trump S'ABONNER Retraites, allocations, impôt sur le revenu… Qu’est-ce que l’«année blanche» proposée par François Bayrou ? Le gouvernement ayant fixé l’effort budgétaire à 40 milliards d’euros en 2026, l’idée de désindexer de l’inflation certaines dépenses fait son chemin. En fonction du scénario, jusqu’à 28 milliards pourraient ainsi être économisés. Gel du barème de l’impôt sur le revenu : un effort «de quelques euros par mois pour quelques centaines de milliers de ménages» L’impact de cette mesure, inscrite dans le projet de budget 2026, est «en proportion beaucoup plus petit que celui qu’on va demander aux ménages plus aisés et aux plus fortunés», souligne Amélie de Montchalin. Croissance en berne, inflation, déficit budgétaire : assiste-t-on à la fin du «keynésianisme militaire» russe ? DÉCRYPTAGE - Après des années de croissance insolente dopée par l’effort de guerre, la Russie entre dans une zone de turbulence inédite. Au Japon, Emmanuel Macron plaide pour une « coalition des indépendants » face à l’Amérique et la Chine DÉCRYPTAGE - Le président français cherche des points d’appui stratégiques à
Tokyo et à Séoul, deux alliés des États-Unis également bousculés par Washington sous le regard de Pékin. Guerre en
Iran : en Europe, une dépendance à géométrie variable au pétrole et gaz du Golfe DÉCRYPTAGE - L’Italie, l’Allemagne ou la Pologne figurent parmi les États de l’Union européenne les plus fragilisés face au choc énergétique. L’Espagne et la France sont moins exposées. Guerre au Moyen-Orient : comment TotalEnergies a réalisé un milliard de dollars de profit en misant sur la fermeture du détroit d’Ormuz En rachetant courant mars la quasi-totalité des cargaisons cotées à destination de l’Asie, le géant énergétique français aurait réalisé l’une des opérations les plus spectaculaires de l’histoire récente du pétrole, selon les informations du Financial Times. Face à l’impact de la guerre en
Iran, Keir Starmer mobilise les grands acteurs économiques britanniques DÉCRYPTAGE - Particulièrement exposé aux prix mondiaux des hydrocarbures, le Royaume-Uni s’inquiète de ses stocks et d’un risque de poussée inflationniste. Après des propos de
Donald Trump, le prix du baril de pétrole bondit à 115 dollars Les ministres et les banquiers centraux du G7 tentent de calmer les inquiétudes sur le pétrole, mais aussi sur le gaz. La visite d’Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud rattrapée par la guerre en
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Tokyo puis à Séoul, deux alliés des Américains, bousculés par l’interventionnisme de Trump. Guerre au Moyen-Orient : ces valeurs boursières qui se distinguent dans la tempête DÉCRYPTAGE - Si les marchés d’actions tiennent bien le choc, certaines sociétés positionnées sur des segments porteurs font un véritable tabac. Guerre au Moyen-Orient : «Si ceci n’est pas un choc pétrolier, cela y ressemble beaucoup !» ANALYSE - La dynamique de la crise augure d’un choc profond, durable, et international. En Corse, le blocage des dépôts de carburant provoque un début de pénurie dans les stations-service Dans l’île, où les supermarchés ne vendent pas d’essence, les distributeurs indépendants protestent contre les prix plafonnés de TotalEnergies, qu’ils dénoncent comme de la concurrence déloyale. Guerre au Moyen-Orient : l’État s’enrichit-il vraiment grâce aux «surplus» de recettes fiscales liées à la flambée des carburants ? DÉCRYPTAGE - Sébastien Lecornu suggère d’utiliser ces «surplus» pour financer des mesures d’électrification, après que le gouvernement avait pourtant affirmé que cette crise n’était «pas une bonne nouvelle pour les finances publiques». Marine Le Pen a fustigé «les mensonges» de l’exécutif.