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"Je vais peut-être refuser des nouveaux patients" : qu'ils soient infirmière, pêcheur ou agriculteur, la flambée des prix des carburants plombe leur quotidien

La flambée des prix du carburant due à la guerre au Moyen-Orient impacte fortement les professionnels français dépendants du pétrole. Des pêcheurs comme Matthieu, des infirmières comme Catherine et des agriculteurs comme Patrick témoignent de leurs difficultés à franceinfo.

Paolo PhilippeFrance InfoFiled 2026-04-02 · 03:54 GMTLean · CenterRead · 8 min
"Je vais peut-être refuser des nouveaux patients" : qu'ils soient infirmière, pêcheur ou agriculteur, la flambée des prix des carburants plombe leur quotidien
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La flambée des prix du carburant due à la guerre au Moyen-Orient impacte fortement les professionnels français dépendants du pétrole. Des pêcheurs comme Matthieu, des infirmières comme Catherine et des agriculteurs comme Patrick témoignent de leurs difficultés à franceinfo. Matthieu, pêcheur, est contraint de pêcher plus près du port, réduisant ses prises. Catherine, infirmière, envisage de refuser de nouveaux patients pour limiter ses déplacements. Patrick, agriculteur, espère que l'augmentation des prix du maïs compensera ses coûts de production. Malgré les aides gouvernementales, ces professionnels cherchent des solutions pour atténuer l'impact de cette crise sur leur activité.

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Catherine, a nurse, drives over 40,000 kilometers per year.

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Fuel costs have doubled for Mathieu.

quoteMatthieu Claquin
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Mathieu now fishes closer to the port to reduce fuel costs.

quoteMatthieu Claquin
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The government announced initial aid measures.

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Professionals are on the front lines facing rising fuel prices.

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Les professionnels sont en première ligne face à la flambée des prix du carburant. (HELOISE KROB / FRANCEINFO) Des professionnels très dépendants du pétrole expliquent à franceinfo à quel point ils subissent le choc de la guerre au Moyen-Orient et comment ils tentent d'y faire face. Mathieu a besoin de carburant pour aller pêcher du poisson, Catherine pour soigner ses patients et Patrick pour faire rouler ses tracteurs. Comme eux, de nombreux professionnels subissent de plein fouet la hausse des prix à la pompe en raison de la guerre au Moyen-Orient, malgré les premières aides annoncées par le gouvernement. Face à cette situation, tous espèrent limiter le choc. Mathieu et son équipage part moins loin en mer, Catherine essaie de regrouper les visites par village, tandis que Patrick espère que la hausse des coûts de production sera compensée par une augmentation des prix du maïs qu'il produit. Voici leurs témoignages.Matthieu, pêcheur : "On pêche plus près du port""J'ai l'impression que l'Etat veut nous tuer." Au bout du fil, Matthieu Claquin revient d'une journée au large du cap Sizun, dans le Finistère, et oscille entre colère et dépit. Le patron du fileyeur Noz Dei II à Audierne a le sentiment d'être en perpétuelle crise : l'arrêt forcé de la pêche pendant un mois dans le golfe de Gascogne, la concurrence des gros chalutiers, et maintenant cette guerre qui fait flamber les prix du carburant. "Avant, on pouvait faire six heures de navigation sur la journée pour aller pêcher. Maintenant, on a diminué de moitié pour réduire le coût du gazole, qui a doublé, et on pêche plus près du port", témoigne Matthieu, qui part chaque jour au large avec ses deux employés et son apprenti. La flambée des prix du gazole qu'il met dans son bateau oblige ce pêcheur à revoir son organisation. Le Noz Dei II part plus tard, et revient un peu plus tôt. Ce nouveau fonctionnement n'est pas sans conséquence sur les stocks qui arrivent chaque jour à la criée. "On pêche toujours de la lotte, de la raie, du barbue, du turbot, mais en moins grande quantité. Là, on arrive à faire ce qu'il faut pour payer les gars et les frais, mais ce n'est pas ce qui nous fait vivre", explique-t-il. A la criée, les prix des poissons n'ont pas suivi celui du gazole."Je comprends que les prix n'augmentent pas, car tout augmente déjà pour le consommateur, qui subit aussi la crise des carburants", dit Matthieu. "J'ai deux employés en CDI, je suis obligé de les faire travailler. Et l'objectif, ce n'est pas de réduire les effectifs. Les aides ? On nous parle de 20 centimes par litre, mais rien n'est encore fait. Et monter un dossier nécessite du temps et de payer un comptable. A Audierne, on est dans le flou. Si ça dure un mois, ça ira, mais si ça continue..."Catherine, infirmière libérale : "Chaque plein me coûte 20 euros de plus"Catherine Chaudez parcourt plus de 40 000 kilomètres par an en voiture. Cette infirmière libérale de 63 ans visite chaque jour des dizaines de patients à travers la campagne d'Arras, dans le Pas-de-Calais. Alors, forcément, les prix à la pompe l'inquiètent. "Depuis un mois, chaque plein me coûte 20 euros de plus, ce qui fait près de 100 euros en plus par mois", calcule l'infirmière, dont les tarifs des soins sont encadrés par l'Assurance-maladie. "Un boulanger peut augmenter le prix de la baguette si la farine augmente, pas nous. Alors on essaie de trouver quelques petites astuces, expose-t-elle. Quand on passe dans un village, on regroupe davantage les rendez-vous, alors qu'avant, je pouvais davantage m'arranger et coller au planning des patients."L'infirmière continue toujours de rendre visite quotidiennement à ses patients, souvent seuls. Si la crise continue, elle estime qu'elle ne pourra pas répondre favorablement aux nouvelles demandes de prise en charge. "Dès qu'on s'engage, on est dans l'obligation de suivre les patients. Mais je vais peut-être refuser des nouveaux patients, et le risque, c'est qu'ils ne trouvent personne", dit celle qui a développé quelques petites astuces pour limiter les frais.Catherine a par exemple téléchargé les applications pour trouver les stations-service les moins chères et roule plus économiquement. Autour d'elle, certains collègues vantent les conversions au bioéthanol, un carburant plus respectueux de l'environnement et surtout plus économique, ou les voitures électriques. Sa fille, elle aussi infirmière libérale, a d'ailleurs passé le pas il y a quelques mois.Patrick, agriculteur : "Les paysans vont faire comme d'habitude en courbant le dos et en espérant que ça passe"Patrick Philippe et son fils possèdent deux grosses exploitations en Savoie et dans l'Ain. Avec leurs quatre employés, ils cultivent principalement du maïs, mais aussi du soja et du tournesol sur plus de 400 hectares, plus de six fois la taille moyenne d'une exploitation agricole française, ce qui fait beaucoup de gazole non routier (GNR), dont le prix est passé de 1,30 euro le litre avant la guerre à 1,95 euro au plus haut. "Le mois d'avril, avec les semis de maïs, est une période où nous consommons beaucoup", expose cet agriculteur de 68 ans, dont l'ensemble des tracteurs pourraient consommer jusqu'à 1 000 litres par jour sur la période. Sur un mois, cela ferait augmenter le budget GNR de près de 20 000 euros.S'il avait rempli ses citernes juste avant la guerre, Patrick sait que la prochaine livraison va être douloureuse, et cela malgré les exonérations du droit d'accise sur ce carburant (quelques centimes d'économies par litre) annoncées par le gouvernement. "Les paysans vont faire comme d'habitude : baisser la tête, courber le dos et espérer que ça passe. On fera les comptes à la fin d'année." Il espère que les cours du maïs, qui ont légèrement augmenté depuis un mois (autour de 210 euros la tonne), atteindront les 250 euros afin de couvrir la hausse des coûts de production, alors que les prix des pneus et des engrais ont aussi augmenté. "On travaille avec un courtier, qui lui-même échange avec des grossistes. Alors les prix, on n'a pas notre mot à dire", regrette Patrick, habitué malgré lui aux fluctuations de marché et aux crises depuis 45 ans, lorsqu'il a débuté. L'agriculteur note quand même que les périodes difficiles se succèdent de plus en plus, et estime que la réponse de l'Etat n'est, pour l'instant, pas à la hauteur. Il aimerait par exemple que le gouvernement bloque le prix du GNR.Benjamin, directeur d'une entreprise d'autocars : "Pour les nouveaux marchés, on réfléchira à deux fois"Lorsque la guerre au Moyen-Orient a éclaté, Benjamin Bieber, directeur de l'entreprise Autocars Schidler en Moselle, a tout de suite envoyé un SMS à son fournisseur de carburant. "J'avais le souvenir de la crise en Ukraine, alors j'ai préféré anticiper", explique le patron de cette entreprise d'autocars basée à Metz. Elle compte 70 cars, qui font du transport scolaire à travers le département mais conduisent aussi des touristes dans toute l'Europe. Avec l'explosion des prix du carburant, chaque plein coûte 250 euros de plus à l'entreprise. "Le carburant représente 25% de nos charges, et encore plus aujourd'hui", dit-il.Benjamin a déjà passé plusieurs consignes à ses chauffeurs, comme celles de ne pas rentrer au dépôt pendant les activités des scolaires ou de faire le plein aux frontières avant de rentrer en France pour faire des économies. "Les contrats qu'on honore actuellement ont été signés avant la guerre. On doit les respecter pour ne pas perdre notre clientèle, mais pour les nouveaux marchés, on réfléchira à deux fois pour s'y retrouver sur les devis", concède le patron, qui craint aussi que certaines associations qu'il transporte, par exemple pour des trajets à l'étranger, mettent en pause leur voyage en raison du contexte."Si ça dure, il faudra se poser les bonnes questions. Est-ce qu'on fait de si longs trajets ? Est-ce qu'on doit toujours rouler en thermique ou se tourner vers l'électrique ? Sur ce point, les véhicules de tourisme en électrique ne sont pas encore produits et il n'y a pas d'infrastructures pour. Si je prends l'exemple d'un trajet pour Marseille, on ne sait pas où recharger là-bas, tous les hôtels ne sont pas équipés de bornes", explique aussi Benjamin, qui a mis sur pause certains investissements et des revalorisations salariales.Fabien, chauffeur de taxi : "On n'a pas de marge"Chauffeur de taxi basé à Viella, dans le Gers, un département rural, Fabien Diaz passe plusieurs heures par jour sur les routes. Il parcourt parfois jusqu'à 12 000 kilomètres par mois. En mars, il a fait les calculs : avec l'explosion des prix des carburants, "il y a eu un surplus de 500 euros dans les comptes". Le Gersois, dont les revenus émargent à environ 2 000 euros par mois, explique que les difficultés actuelles tombent dans une période délicate pour sa profession, déjà fragilisée par la baisse des courses médicales en raison de la nouvelle convention élaborée l'an dernier par la Caisse nationale d'assurance-maladie (Cnam) pour le transport sanitaire. "On n'a pas de marge, et pour tout dire, on ne change pas notre façon de travailler. Le transport médical, qui représente une grande partie de mon activité, est conventionné, tout comme les transports touristiques", explique celui qui est aussi président du syndicat des artisans taxis du département.Fabien Diaz a prévu de manifester avec ses collègues, mais aussi des ambulanciers, jeudi devant la préfecture d'Auch. Le chauffeur de taxi, dont la profession n'est pas concernée par les premières aides, espère que les dispositifs seront étendus. Il plaide aussi pour un prix plafonné plutôt qu'une ristourne à la pompe. 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"C'est beaucoup plus long, plus dur", Guirec Soudée, le skipper qui a battu le record du monde à l'envers Plus d'une centaine d'élèves internes évacués après un incendie à Lyon Vacances : l’essence chère pousse les Français à partir moins loin Couple de retraités tué dans son pavillon : leur petite-fille en garde à vue Le coup de pression de ce maire RN sur des lycéens Journaliste enlevée en Irak : qui sont les ravisseurs ? Molly, une chienne disparue depuis 7 jours, secourue en Nouvelle-Zélande
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