podcast (Nouvelle fenêtre) flux rss (Nouvelle fenêtre) La porte-parole du gouvernement
Maud Bregeon assure que "moins de 10%" des stations-services sont en rupture sur un ou plusieurs carburants. Selon les calculs du Vrai ou Faux, ce chiffre est sous-évalué. Publié le 02/04/2026 07:19 Mis à jour le 02/04/2026 10:40 Plus de 60% des stations-service en rupture sur un ou plusieurs carburants sont des stations
TotalEnergies, selon les calculs du Vrai ou Faux. (SEBASTIEN BOZON / AFP) Les seuils des stations de carburant sont scrutées, après plus d'un mois de guerre au Moyen-Orient et de blocage du détroit d'Ormuz, qui ont entraîné une hausse des prix du carburants en
France. Mais la ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement
Maud Bregeon a tenu à rassurer mercredi 1er avril sur
TF1 en affirmant que "moins de 10% des stations ont des difficultés totales ou partielles" et que "la grande majorité [de ces ruptures] concernent des stations
TotalEnergies, parce que
TotalEnergies a mis en place un prix plafond, ce qui génère une affluence dans un grand nombre de leurs stations-service".Selon les explications du ministère à
franceinfo, le premier chiffre cité par
Maud Bregeon correspond aux nombres de stations qui sont en rupture de gazole et/ou de tous les carburants essence, c'est-à-dire des stations où un automobiliste qui viendrait chercher de l'essence n'aurait aucune situation de repli et ne pourrait pas prendre, par exemple, du E10 à la place du Sans plomb 98. Cette logique permet de mesurer le nombre de stations où les automobilistes vont repartir sans avoir faire le plein.Mais il est possible d'analyser les données du ministère de l'Économie avec une autre logique, carburant par carburant, ce qui permet de compter les tensions de réapprovisionnement des stations-services pour chaque carburant. Autrement dit, les stations dans lesquelles les automobilistes ne peuvent pas repartir avec le carburant qu'ils étaient initialement venus chercher.Selon les calculs du Vrai ou Faux à partir des données publiées jeudi 2 avril à 5h, plus de 1 600 stations-service sont en rupture sur un ou plusieurs carburants, soit plus de 16% des 9 800 stations-service que compte la
France. Nous n'avons retenu dans ce décompte que les stations qui ont signalé une difficulté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février 2026 et dont la difficulté n'a pas été résorbée depuis.De plus en plus de stations-service touchéesMercredi 1er avril, au moment où
Maud Bregeon faisait cette déclaration, plus de 1 300 stations-service connaissaient déjà des ruptures sur un ou plusieurs carburants, soit environ 14% des stations françaises. Cette comparaison permet d'observer que les difficultés augmentent rapidement. En 24 heures, entre le 1er et le 2 avril, le nombre de stations en difficulté a augmenté de 20%.Dans le détail, jeudi 2 avril, environ un millier de stations sont en rupture de gazole, soit 10% des stations françaises. Quelque 635 sites manquent de Sans Plomb 98, soit environ 6% des stations. 484 manquent de E10, soit près de 5% des stations. 367 manquent de Sans Plomb 95, soit près de 4% des sites.Le groupe
TotalEnergies très concerné
Maud Bregeon a aussi assuré que "la grande majorité d'entre elles concernent des stations Total Energies". Et en effet, selon notre décompte, plus de 60% des stations-service qui sont en rupture sur un ou plusieurs carburants sont des stations
TotalEnergies.Si l'on se concentre sur le gazole, qui est le carburant le plus impacté par la hausse des prix, alors ce sont carrément plus de 80% des stations en difficulté qui appartiennent au groupe Total. L'enseigne connaît aussi les plus grosses difficultés sur les autres types de carburant, notamment le SP98, l'E10 et le SP95, loin devant Carrefour et Intermarché, qui ont environ une centaine de stations en difficulté.La moitié des stations du groupe Total rencontrent des difficultés sur un ou plusieurs carburants, ce qui montrent qu'elles ont été en effet particulièrement prises d'assaut par les automobilistes.Le gouvernement rassureNéanmoins, la porte-parole du gouvernement a assuré sur
TF1 qu'il ne fallait pas s'inquiéter. Ces ruptures totales ou partielles ne sont pas un signe de pénurie de carburant, selon elle.
Maud Bregeon a rappelé "qu'on a toujours nos stocks stratégiques, 100 millions de barils. On s'est engagés à en libérer progressivement auprès de l'Agence internationale de l'énergie, [à hauteur de] 14,5 millions. Nous n'avons pas encore atteint ces 14,5 millions, donc nous avons de la marge et nous répondrons autant que nécessaire aux difficultés d'approvisionnement ponctuelles qui sont aussi dues à des soucis logistiques". Louis Bielle-Biarrey, joyau du XV de
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