Des véhicules neufs de
General Motors garés à l'usine GM Lansing Grand River, aux États-Unis, le 4 mars 2025 (photo d'illustration). - BILL PUGLIANO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFPLes analystes s'attendent à un recul du marché automobile américain au premier trimestre, alors que les ventes du leader
General Motors ont chuté de 10% sur cette période. Dans ce contexte, l'augmentation des prix du carburant est une menace importante.L'industrie automobile a connu des performances contrastées aux États-Unis au premier trimestre mais devrait se replier, les ventes ayant été affectées par les fortes tempêtes du début d'année tout en étant épargnées, à ce stade, par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. "Le conflit actuel au Moyen-Orient ajoute une extraordinaire quantité d'incertitudes au marché de l'automobile", relève toutefois
Charlie Chesbrough, économiste de
Cox Automotive, en amont de la publication cette semaine des chiffres des constructeurs.L'offensive israélo-américaine, lancée le 28 février, a fait flamber les cours des hydrocarbures de plus de 50%. Le gallon (3,78 litres) d'essence sans plomb a franchi mardi les 4 dollars en moyenne aux États-Unis, un record depuis 2022. La voiture étant indispensable dans une grande partie du pays, les automobilistes sont très attentifs aux prix à la pompe. D'autant que leur pouvoir d'achat est rogné par l'inflation post-Covid, les rendant très circonspects dans leurs dépenses. Les spécialistes s'accordent à dire que l'ampleur et les stigmates des conséquences dépendront de la durée du conflit, surtout s'il incite la banque centrale américaine à maintenir ses taux ou, pire, à les relever ce qui affecterait le coût des crédits.Auto : les constructeurs dans la tourmente – 09/0252:35Cox Automotive s'attend à une baisse des ventes de 6,5% au premier trimestre sur un an à cause des tempêtes et d'une base de comparaison défavorable. En effet, les ventes au premier trimestre 2025, en particulier mars, avaient profité d'un afflux de clients désireux d'acheter avant les droits de douane instaurés par le président
Donald Trump.Entre janvier et mars 2026,
General Motors, numéro un aux Etats-Unis en parts de marché, a vu ses ventes reculer de 9,7% à 626.429 véhicules tandis que celles du numéro deux, le japonais
Toyota, ont stagné (-0,1%, à 569.420). En revanche,
FCA US - filiale américaine de
Stellantis (Chrysler, Jeep, Dodge, Alfa Romeo, etc) - a vu ses ventes augmenter de 5% à 305.902 unités dans un environnement "rempli de défis pour l'industrie", selon Jeff Kommor, directeur des ventes aux États-Unis.Ford, troisième groupe historique américain avec GM et
Stellantis/FCA, doit publier ses chiffres jeudi matin. Cox prévoit une baisse de 9,3%.Vers un retour en grâce de l'électrique ?Le spécialiste des véhicules électriques Tesla est également attendu. Le groupe d'Austin (Texas) souffre notamment de la suppression par le climato-sceptique
Donald Trump de mesures incitatives, surtout l'arrêt d'une subvention de 7.500 dollars à l'automne. Mais si la guerre perdure et fait augmenter davantage les hydrocarbures, Tesla et ses concurrents dans les véhicules électrifiés (hybrides et tout électriques) pourraient bien savourer un retour d'affection.Un prix du carburant élevé peut stimuler l'intérêt pour les véhicules électrifiés, mais il faut que ce soit durable ou plus prononcé pour entraîner un virage", a commenté Jessica Caldwell, responsable d'Edmunds Insight, estimant que les consommateurs paraissent considérer le "pic comme temporaire". D'autant que, relève le cabinet Anderson Economic Group (AEG), les véhicules sont aujourd'hui moins gourmands en carburant, le télétravail s'est diffusé et les Etats-Unis sont "auto-suffisants en énergie".Guerre au Moyen-Orient: l'ambassadeur d'Israël en France juge que Paris "n'est pas une puissance amicale"DIRECT. Guerre au Moyen-Orient: l'ambassadeur israélien en France pointe "des choix" qui prouvent que Paris "ne se définit pas comme un ami d'Israël"Des problèmes de disponibilité du carburant d'ici deux semaines: Dominique Schelcher de Coopérative U très inquiet pour les stations-service si le conflit perdure