L'eurodéputée LFI,
Rima Hassan, a été entendue sous le statut très particulier de la garde à vue pour « apologie du terrorisme » suite à un tweet, supprimé depuis, faisant référence à un terroriste de l'Armée rouge japonaise auteur d'un attentat en Israël en 1972, mais aussi pour « détention et usage de drogue ». Elle est sortie de garde à vue dans la soirée et a été convoquée pour être jugée pour « apologie de terrorisme ». Publié le : 02/04/2026 - 18:12Modifié le : 02/04/2026 - 23:43 3 min Temps de lecture L'eurodéputée
Rima Hassan lors d'une manifestation pro-palestinienne à
Paris, en
France, le samedi 14 juin 2025. © Aurelien Morissard / AP
Rima Hassan a été placée en garde à vue dans le cadre d'une enquête autour d'un tweet qui aurait fait référence à l'un des auteurs d'un attentat lancé contre l'aéroport de Tel-Aviv en 1972,
Kozo Okamoto. Ce message a depuis été supprimé depuis, selon le journal Le Parisien. L'eurodéputée
Rima Hassan est finalement sortie jeudi soir de garde à vue et « s'est vu remettre une convocation devant le tribunal correctionnel le 7 juillet pour être jugée du chef d'apologie de terrorisme commise en ligne », a annoncé le parquet de
Paris.Mardi matin, l'eurodéputée franco-palestinienne LFI s'était présentée à la police judiciaire sur convocation, pour être placée en garde à vue. « Ce placement en garde à vue est possible, sans qu'il soit nécessaire de faire procéder à la levée de l'immunité parlementaire, dans le cadre de l'enquête de flagrance », a précisé le parquet. « La fouille des effets de
Rima Hassan a révélé la présence de matière s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC [une drogue de synthèse, NDLR], sur lesquelles elle a été interrogée. Ces éléments sont disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte », a précisé le parquet.« C'est un nouveau cap franchi dans le harcèlement judiciaire visant à faire taire les voix qui défendent les droits du peuple palestinien », a déclaré l'entourage de
Rima Hassan. Comme souvent, le leader insoumis, , emploie des termes très fort, quand son mouvement est ciblé. Il dénonce une « police politique », quand ses lieutenants, eux, parlent de criminalisation des opposants, de harcèlement judiciaire ou d'un déchaînement contre les militants palestiniens en . Une fois encore LFI fait bloc derrière son eurodéputée très engagée pour la cause palestinienne et qui n'est pas entendue pour la première fois sur des soupçons d'apologie du terrorisme. Une autre enquête est en cours.
Rima Hassan, juriste franco-palestinienne de 33 ans, est ciblée depuis fin 2023 par une enquête judiciaire en
France pour apologie du terrorisme, après avoir tenu des propos considérés comme une marque de soutien au mouvement islamiste Hamas, dans la foulée de l'attaque du 7-Octobre perpétrée par celui-ci. LFI appuie son raisonnement sur l'immunité parlementaire dont devrait bénéficier à ses yeux
Rima Hassan. Et c'est précisément sa levée que demandent les adversaires, surtout à l'extrême droite. Plusieurs voix au Rassemblement national la réclament, dont le député Matthias Rennault, qui avait signalé au procureur le tweet au cœur de la garde à vue de ce jeudi. Cet épisode intervient après une séquence déjà chargée en polémique pour LFI où se mêlent l'affaire Quentin Deranque et accusation d'antisémitisme contre Jean-Luc Mélenchon.