Le 3 avril 2026 à 02h24
Artemis 2 va se propulser vers la Lune.
NASA TV / REUTERS Quatre astronautes se sont envolés mercredi pour un aller-retour de dix jours autour de la Lune, dans ce qui constitue un test pour ouvrir la voie à un retour sur le sol lunaire en 2028, plus d’un demi-siècle après les missions
Apollo. Passer la publicité Passer la publicité Les quatre astronautes de la mission
Artemis 2 de la
NASA ont mis, dans la nuit de jeudi à vendredi, les gaz pour quitter l’orbite de la Terre et se diriger vers la Lune, coup d’envoi d’un voyage qui les amènera à survoler dans plusieurs jours l’astre pour la première fois en plus d’un demi-siècle. Cette manœuvre clé, l’une des plus importantes de la mission, a débuté vers 23h49 GMT (1h49 heure de Paris). Pendant près de six minutes, le vaisseau
Orion transportant ces trois Américains et un Canadien a donné le grand élan nécessaire pour s’arracher de l’orbite terrestre et se mettre en route vers l’astre. «Lorsque les moteurs s’allumeront, vous entamerez le voyage de retour de l’humanité vers la Lune», avait lancé peu avant la mission de contrôle d’Houston à l’équipage. Passer la publicité Avec cette grande poussée, Artémis 2 devient le premier vol habité à prendre la direction de la Lune depuis la fin du programme
Apollo en 1972, la présence humaine s’étant limitée entre-temps aux environs immédiats de la Terre, principalement la Station spatiale internationale (ISS). Située à plus de 384.000 kilomètres, la Lune est 1000 fois plus loin de la Terre que l’ISS et il faudra trois à quatre jours à l’équipage pour la rejoindre. Il ne s’y posera pas, mais en fera le tour, passant derrière sa face cachée lundi avant de revenir sur Terre le 10 avril. Lors de ce périple, l’équipage battra un record en devenant celui à s’être aventuré le plus loin dans l’espace. Pas de retour en arrière possible La trajectoire a été décidée de sorte que le vaisseau soit attiré par la Lune puis retourne ensuite droit vers la Terre, sans propulsion supplémentaire. Un calcul ingénieux qui dispose néanmoins d’un inconvénient : une fois la grande poussée initiée, il n’y a pas de retour en arrière possible. Afin de rentrer sur Terre,
Orion aura besoin d’aller jusqu’à la Lune et d’en revenir, un périple de plusieurs jours. Pour limiter les risques, les astronautes à bord - les Américains
Reid Wiseman,
Victor Glover et
Christina Koch, et le Canadien
Jeremy Hansen - avaient donc réalisé, dans les 24 heures suivant leur décollage réussi, une série de vérifications à proximité de la Terre pour s’assurer de la fiabilité de leur vaisseau, qui n’avait jusqu’alors jamais transporté personne. «Mission test» Artémis 2 constitue «le premier acte, la mission test» pour ouvrir la voie à un retour ambitionné sur le sol lunaire en 2028, avait expliqué Jared Isaacman, nouveau patron de la
NASA. Cette mission se passe jusqu’à présent sans incident majeur. La fusée géante orange et blanche Space Launch System (SLS) a décollé à l’heure mercredi du centre spatial Kennedy en Floride. Parmi les quelques imprévus techniques qui ont occupé le centre de contrôle à Houston dans les premières heures du vol, un problème avec les toilettes, qui a fini par être résolu. Une manœuvre en orbite, lors de laquelle
Victor Glover a pris les commandes d’
Orion pour simuler un amarrage avec un autre appareil, s’est déroulée parfaitement. Passer la publicité Le programme Artémis a coûté des dizaines de milliards de dollars et pris des années de retard. «La
NASA a vraiment besoin que ça marche», dit à l’AFP Casey Dreier, un expert de The Planetary Society, rappelant que le moral au sein de l’agence spatiale est en berne, à cause de problèmes budgétaires et de départs en masse, notamment des chercheurs qui travaillent sur le climat. Les Européens ont fabriqué le module L’équipage d’Artémis est le premier à inclure une femme, un homme noir et un non Américain dans une mission lunaire ; les pionniers de l’époque d’
Apollo (1968 à 1972) étaient tous des hommes américains blancs. Les Européens participent : ils ont fabriqué le module qui propulse
Orion, et devaient envoyer leurs astronautes dans de futures missions, y compris sur la Lune. Mais la
NASA a récemment modifié en profondeur la suite du programme Artemis, annulant le projet de station en orbite lunaire, et n’a pas clairement dit si les Européens garderaient leur billet pour la Lune. Présent en Floride, le directeur général de l’Agence spatiale européenne, Josef Aschbacher, a déclaré à l’AFP qu’il allait devoir «s’asseoir» avec l’administrateur de la
NASA pour «négocier» les places. «C’est une discussion qui doit avoir lieu dès maintenant», a-t-il insisté.
Artemis 2 : en Floride, le grand frisson en direct à quelques heures du décollage de la fusée vers la Lune RÉCIT - La tension monte au centre spatial Kennedy à quelques heures du décollage de la mission
Artemis 2. Entre rires et fébrilité, notre reportage sur place, au plus près de l’action. Mission
Artemis 2 : qui sont les quatre astronautes qui se sont envolés vers la Lune ? La deuxième mission du programme Artemis a décollé dans la soirée du premier avril de Floride, aux États-Unis. Quatre astronautes survoleront la Lune lors d’une mission de dix jours.
Artemis 2 : les enjeux d’une mission habitée à haut risque autour de la Lune pour la
NASA DÉCRYPTAGE - Quatre astronautes, trois Américains et un Canadien, ont décollé dans la nuit de mercredi à jeudi pour tourner autour de notre satellite avant de réaliser un retour dans l’atmosphère terrestre. La
NASA annonce vouloir établir une base habitée sur la Lune et non plus en orbite Le nouvel administrateur de la
NASA Jared Isaacman a présenté lors d’un événement baptisé «Ignition» les jalons d’un ambitieux programme pour les années à venir, incluant la première sonde interplanétaire à propulsion nucléaire. Artemis : le nouveau plan de la
NASA va-t-il permettre un alunissage avant les Chinois ? DÉCRYPTAGE - Le nouveau patron de l’agence américaine, Jared Isaacman, a annoncé que l’alunissage n’aurait pas lieu lors de la mission Artemis 3, prévue en 2027, mais lors des deux suivantes, au moins un an plus tard. Un changement de calendrier qui paraît plus réaliste. Départ de Sophie Adenot, décollage d’
Artemis 2 : dans les coulisses de la «mission lunaire» de Nomade aventure RÉCIT. C’est le seul tour-opérateur français à proposer un voyage structuré sur l’exploration spatiale et d’assister dans les meilleures conditions au lancement d’une fusée. Encore faut-il qu’elle décolle, tout le séjour en dépend. Le Figaro s’est embarqué dans l’aventure. Récit d’un insoutenable suspense. «À la
NASA, on ne pointe pas nos heures de travail avec des badges» : ce jeune ingénieur français raconte son quotidien dans les murs d’un employeur de rêve TÉMOIGNAGE - Seulement deux mois après l’obtention de son diplôme en France, il a été recruté par l’agence spatiale américaine. Allan Petre confie au Figaro les coulisses de son métier parmi les scientifiques qui le font rêver depuis qu’il est petit. La
NASA tente de mettre fin aux rumeurs de vaisseau extraterrestre en publiant les images de la comète 3I/Atlas Lors d’une conférence de presse organisée par l’agence spatiale américaine, des scientifiques ont présenté les dernières observations de cet objet «interstellaire», provenant de l’extérieur de notre Système solaire. « Il ne faut jamais se laisser surprendre » : comment cet ancien de la
NASA est devenu patron d’un éditeur de logiciels français ? PORTRAIT - Antoine Dumurgier a mené une carrière riche, depuis ses débuts à la
NASA : après avoir siégé près d’une décennie au comité exécutif d’Edenred, il planche désormais sur les logiciels Sogelink. China’s Rise, SpaceX’s Superiority... The Global Battle for Space Domination Rages On Space infrastructure is at the heart of issues of sovereignty, defense and economic power. Between the
United States, China, Russia, Europe and India, the battle for leadership is fierce.