Le 3 avril 2026 à 07h42
Emmanuel Grégoire à l’
Paris" class="entity-link entity-location" data-entity-id="75692" data-entity-type="location">Hôtel de Ville de
Paris, le 29 mars 2026. Stéphanie LECOCQ / REUTERS En 2025, 30 animateurs ont été suspendus à
Paris, dont 16 pour suspicions de faits à caractère sexuel, selon les chiffres de la mairie. Ce dossier, qui a percuté la campagne, est la «priorité absolue» du début de mandat d’
Emmanuel Grégoire. Passer la publicité Passer la publicité Le nouveau maire de
Paris Emmanuel Grégoire a dévoilé ce vendredi son très attendu «plan d’action» pour le périscolaire chiffré à «une vingtaine de millions d’euros», en pleine tempête dans les écoles de la capitale où les révélations d'agressions sexuelles se multiplient. Intronisé dimanche à l'Hôtel de ville, l'édile socialiste, dont la campagne a été percutée par ce scandale, s'est engagé à faire de ce dossier la «priorité absolue» de son début de mandat, et a convoqué un Conseil de
Paris extraordinaire sur le sujet mi-avril. L’édile socialiste intronisé dimanche va aussi mettre fin au poste de défenseure des enfants créé en décembre par
Anne Hidalgo et occupé par
Dominique Versini, une ancienne ministre de
Jacques Chirac. «Il y a déjà un défenseur des enfants au niveau national», souligne l’ex-premier adjoint à l’Hôtel de ville qui a fait du périscolaire la «priorité absolue» de son début de mandat. Passer la publicité En pleine tempête dans les écoles de la capitale,
Emmanuel Grégoire est attendu au tournant par les associations et collectifs de parents d’élèves en colère, alors que les révélations d’agressions sexuelles se multiplient. Après les avoir reçus lundi, il annonce dans un entretien au Monde un «plan d’action» estimé à «une vingtaine de millions d’euros», qui pourra selon lui «garantir la transparence totale envers les familles». Les parents pourront «saisir directement» une «cellule d’écoute et de signalement» Il promet de «communiquer chaque trimestre les statistiques et le nombre de suspensions d’animateurs», que les collectifs de parents d’élèves peinent aujourd’hui à obtenir. Un «livret d’accueil» et des réunions de rentrée périscolaire seront mis en place dans «chaque école» (620). «Je m’engage à ce que l’intégralité des conclusions des enquêtes administratives, quand il y a eu un signalement, soient restituées aux familles concernées», poursuit le maire qui installera aussi une «commission indépendante pour établir un état des lieux complet et nous rendre des préconisations». Une «chaîne de signalement simple, accessible et identifiée» sera aussi établie, comme le demande le collectif SOS Périscolaire. #MeTooEcole, à l’initiative d’une pétition qui a recueilli plus de 22.300 signatures, souhaite de son côté une «enquête administrative globale», comme réclamé de longue date par l’opposition de droite. Les parents pourront aussi «saisir directement» une «cellule d’écoute et de signalement», ajoute-t-il, en précisant que la mairie continuerait à suspendre un animateur «au moindre soupçon». Selon le successeur d’
Anne Hidalgo, «l’immense majorité des cas» de violences sexuelles «datent de 2024 et surtout de 2025», principalement dans des écoles maternelles. En 2025, trente animateurs ont été suspendus à
Paris, dont seize pour suspicions de faits à caractère sexuel, selon les chiffres de la mairie. Depuis janvier, neuf animateurs d’une même école maternelle du VIIe arrondissement ont été suspendus pour suspicions de violences physiques et sexuelles. «S’il y a eu une erreur collective, celle-ci a été de prendre ces affaires comme des cas isolés là où ils traduisent un risque systémique et peut-être même une omerta systémique. Il y a eu du silence, avec parfois des équipes managériales de proximité un peu isolées», regrette l’ancien premier adjoint, qui avait quitté l’Hôtel de ville en 2024 pour devenir député. «Aucun tabou» sur la semaine de 4,5 jours Il a révélé avoir été lui-même victime de violences sexuelles en milieu périscolaire quand il était enfant. Au-delà des mesures d’urgence, l’édile organisera une «convention citoyenne sur le périscolaire et les temps de l’enfant». Elle réunira «dès avril» parents, professionnels éducatifs, experts, associations, ainsi qu’un groupe d’enfants pour réfléchir à l’organisation de la semaine et de la journée d’école. «Je n’aurai aucun tabou» sur la semaine de 4,5 jours d’école en vigueur à
Paris depuis 2013, fait savoir le maire. Passer la publicité Il «prend acte» que la convention nationale sur les temps de l’enfant a recommandé de conserver la semaine de 4,5 jours, mais dit entendre les arguments en faveur du retour à la semaine de 4 jours (sans école le mercredi matin) comme dans la plupart des communes. Une mesure prônée par Rachida Dati, candidate malheureuse de l’opposition de droite et du centre, durant la campagne des municipales. «Cette organisation ne peut pas se faire au détriment de la sécurité des enfants, et le morcellement des temps a montré ses limites», estime
Emmanuel Grégoire qui attendra les conclusions de la convention, mi-juin, pour trancher. Dans les deux mois qui viennent, la formation sur la prévention des violences faites aux mineurs sera «généralisée à tous les agents de la ville», avant l’ouverture en septembre 2026 d’une «école parisienne du périscolaire» dispensant deux jours de formation initiale obligatoires, tous statuts confondus. Violences dans le périscolaire parisien :
Emmanuel Grégoire annonce un «plan d’action» à 20 millions d’euros et promet la «transparence totale» S'ABONNER Périscolaire : «Les enfants parisiens méritent mieux que des réactions tardives et des ajustements à la marge» FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors qu’
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