Dans une tribune, plusieurs collectifs dénoncent la mise en place d'un nouveau dispositif de l'Eglise catholique pour écouter et accompagner les victimes mineures de violences sexuelles. Publié le 03/04/2026 09:36 Mis à jour le 03/04/2026 09:36 Un crucifix sur l'autel d'une église. Photo d'illustration. (JEAN-MARC LOOS / MAXPPP) "Un retour en arrière". Le nouveau dispositif présenté par l'Eglise catholique pour écouter et accompagner les victimes mineures de violences sexuelles marque "un profond recul", s'indignent plusieurs collectifs de victimes, professionnels et accompagnants, dans une tribune publiée jeudi 2 avril dans La Croix. "Nous assistons aujourd'hui à un réel retour en arrière", et "ce qui a été annoncé sera une nouvelle violence pour les personnes victimes", affirment ces collectifs, une semaine après que la
Conférence des évêques de France (CEF) a dévoilé le dispositif
Renaître chargé d'accueillir la parole des victimes de pédocriminalité en son sein et de les accompagner. Ce dispositif prendra la suite de l'
Inirr, l'instance nationale indépendante de réparation créée en 2021 par l'épiscopat français, qui arrive à échéance fin août.A partir de septembre, les victimes saisiront des cellules d'écoute dans les diocèses, qui les orienteront pour leurs démarches restauratives vers un réseau d'accompagnants, eux aussi dans les diocèses mais constitués en organisme national indépendant. "Les évêques enterrent l'
Inirr", estime la tribune initiée par
Mélanie Debrabant, la présidente de l'association
Fraternité Victimes. Les collectifs soulignent qu'accompagner le parcours de reconnaissance et de réparation "nécessite des compétences que la majorité des diocèses ne pourront pas réunir".Ils critiquent notamment les cellules d'accueils mise en place dans les diocèses, soupçonnées de minimiser les faits de mettre en doute la parole des victimes et de les décourager de porter plainte : "Demander à des personnes victimes de s'adresser à une cellule dépendante d'un évêque ne peut pas donner un cadre sécurisant", ajoute le texte signé notamment des collectifs
Foi et Résilience,
Agir pour notre Église, Ensemble en Vérité et
Voix Libérées.C'est aussi ce que pense
François Devaux, président de l'association "
Parole Libérée", qui fut une des premières victimes d'abus sexuels dans l'Eglise à briser le silence : "Aujourd'hui, on reconfie aux évêques la responsabilité, là où ils sont à l'origine de l'entreprise de dissimulation d'un tel crime de masse. Si, demain, je devais refaire une libération de ma parole, je ne perdrai pas mon temps à aller voir une évêque, c'est certain...", tacle-t-il.Toutefois, le passage par ces cellules diocésaines ne sera pas obligatoire, précise Amaury Guilhem, secrétaire général adjoint de la
Conférence des évêques de France. "Il y a aussi des personnes, en raison de ce qu'elles ont vécu, qui n'ont aucune envie de parler ni à un évêque, ni à personne qui représenterait le diocèse ou l'Église, et donc elles saisissent directement l'
Inirr. Dans le cadre du nouveau dispositif, cette possibilité demeure", précise-t-il à franceinfo. Une nouvelle instance indépendante devrait donc être créée d'ici l'automne.L'
Inirr avait été créée après le rapport de la Ciase en octobre 2021, qui estimait à 330 000 le nombre de mineurs victimes de violences sexuelles dans l'Église depuis 1950. L'instance indépendante a reçu en quatre ans d'existence 1 789 demandes. Risque d'effondrement : des immeubles évacués à Honfleur Pourquoi le diesel va continuer à coûter (très) cher en France Champions Cup : quelles chances pour les clubs de rugby français ? Apologie du terrorisme : l'eurodéputée Rima Hassan en garde à vue Collèges et lycées : pourquoi un classement ne suffit pas Autoroutes : bientôt un remboursement des péages ? Crise du pétrole : un surplus de recette pour l'État Rima Hassan placée en garde à vue pour apologie du terrorisme On a visité une salle adaptée au public autiste lors d'un match au Stade de France Qui est Balendra Shah, ce rappeur devenu Premier ministre du Népal ? "C'est beaucoup plus long, plus dur", Guirec Soudée, le skipper qui a battu le record du monde à l'envers Plus d'une centaine d'élèves internes évacués après un incendie à Lyon Vacances : l’essence chère pousse les Français à partir moins loin Couple de retraités tué dans son pavillon : leur petite-fille en garde à vue Le coup de pression de ce maire RN sur des lycéens Journaliste enlevée en Irak : qui sont les ravisseurs ? Molly, une chienne disparue depuis 7 jours, secourue en Nouvelle-Zélande Présidentielle 2027 : "Les Français ne sont pas bêtes, ils regardent un projet", lance Yaël Braun-Pivet Donald Trump se moque du couple Macron lors d'un déjeuner privé Artémis II : l'effervescence des passionnés réunis à Cap Canaveral Meurtres au Portugal : le scénario du drame se précise Donald Trump sur l'Iran : "Nous allons les ramener à l'âge de pierre"