REVUE DE PRESSE DES BALKANS Une revue de presse préparée en partenariat avec Le Courrier des Balkans. Publié le : 03/04/2026 - 15:33Modifié le : 03/04/2026 - 16:14 3 min Temps de lecture Le président serbe
Aleksandar Vucic, à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, le 13 janvier 2026. FACTSTORY - AMMAR ABD RABBO Le pouvoir serbe revendique un « 10 à 0 » après les élections locales partielles organisées le 29 mars dans dix communes. Mais observateurs indépendants et opposition dénoncent pressions, violences et nombreuses irrégularités. Sur le terrain, étudiants et citoyens tentent de contester l’emprise du
SNS d’
Aleksandar Vucic, multipliant les initiatives de mobilisation, notamment du porte-à-porte dans les villages. Une bataille jugée inégale par l’opposition, qui accuse le pouvoir de s’appuyer sur l’appareil d’État pour consolider ses positions.Le climat politique s’est exacerbé après la découverte du corps d’une étudiante de 25 ans devant la faculté de philosophie de
Belgrade. Alors que les circonstances du drame restent à éclaircir, plusieurs tabloïds proches du pouvoir ont mis en cause l’université et le mouvement étudiant. Les associations de journalistes dénoncent une instrumentalisation politique d’une tragédie.La tension s'est encore tendue ces derniers jours : la police criminelle est à plusieurs reprises intervenue dans le bâtiment du rectorat de l’université de
Belgrade et dans la faculté de philosophie, suscitant de nouveaux rassemblements d’étudiants et de citoyens venus défendre l’autonomie universitaire. Les manifestants dénoncent des pressions politiques sur les institutions académiques, tandis que les autorités affirment agir dans le cadre d’une enquête.En Bosnie-Herzégovine, des scènes de liesse ont éclaté dans de nombreuses villes après la victoire des Zmajevi – les « Dragons » – face à l’Italie. Grâce à ce succès, la sélection bosnienne disputera en juin la Coupe du monde pour la deuxième fois de son histoire en tant que nation indépendante.En Albanie, deux grands projets d’aménagement alimentent la controverse. À
Tirana, le quartier du 5-Maji, au nord de la capitale, est au cœur du projet
Tirana Riverside, jugé opaque par ses détracteurs. De nombreuses habitations ont été démolies pour faire place à de nouveaux bâtiments, laissant plusieurs familles dans une situation précaire. À
Durrës, la relocalisation du principal port commercial et la construction d’un vaste complexe touristique restent également très contestées. De nouvelles révélations sur une initiative européenne approuvée en 2009 mais jamais mise en œuvre viennent raviver les critiques.À l’approche des élections législatives hongroises du 12 avril, l’attention se porte sur le vote des Magyars de Transylvanie, citoyens roumains disposant aussi de la nationalité hongroise et traditionnellement favorables au Fidesz de Viktor Orban. La politologue Silvia Marton, de l’université de Bucarest, analyse les évolutions possibles de cet électorat clé.En Bulgarie, le pays s’apprête à organiser le 19 avril ses huitièmes élections législatives en cinq ans. Le président démissionnaire Roumen Radev, figure très critique envers l’Union européenne, apparaît comme le grand favori du scrutin.Alors que la gestation pour autrui (GPA) s’impose comme un marché international en pleine expansion, les failles juridiques et les circuits transfrontaliers suscitent de nombreuses inquiétudes. Entre Turquie, Géorgie et Chypre du Nord, plusieurs enquêtes mettent en lumière les zones d’ombre d’un secteur où se mêlent désir de parentalité, intérêts économiques et risques d’exploitation.La Slovénie se souvient aussi d’un lien inattendu avec la littérature française. La grand-mère de Paul Valéry, le poète de Sète et de la Méditerranée par excellence, était originaire de Capo d’Istria, aujourd’hui Koper, en Slovénie. Une exposition est venue rappeler ces origines istriennes et les liens historiques entre la ville portuaire et l’un des grands noms de la poésie française.