Le 3 avril 2026 à 17h54
Rima Hassan avait été placée en garde à vue jeudi pour des accusations d’«apologie du terrorisme» puis est ressortie libre en fin de soirée, avant un procès le 7 juillet. Passer la publicité Passer la publicité
Rima Hassan sort du silence à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce vendredi, au lendemain de sa garde à vue. Une détention jugée «parfaitement illégale» par son avocat
Vincent Brengarth. Ce dernier a dénoncé un «dévoiement de la procédure de flagrance par le parquet» qui, selon lui, «a fait le choix de recourir à cette procédure» car c’est «la seule façon de détourner l’immunité parlementaire» dont bénéficie l’eurodéputée LFI. À propos des propos tenus par
Rima Hassan sur
X qui ont motivé son placement en garde à vue, son avocat a estimé que sa publication est «une simple citation, sans la moindre provocation et sans la moindre apologie». «À aucun moment elle ne vient faire l’apologie du terrorisme ou faire une quelconque provocation des agissements qui ont été reprochés à cette personne», a-t-il soutenu. Il a jugé que son placement en garde à vue s’explique principalement car «il s’agit de
Rima Hassan». Par ailleurs, le conseil a souligné qu’en supprimant son tweet, sa cliente était dans une «logique d’apaisement». Passer la publicité L’eurodéputée
Rima Hassan avait affirmé plus tôt dans la journée sur
X que «toutes les informations» faisant référence à «la détention de drogues» durant sa garde à vue jeudi «sont fausses» et relayées pour lui «nuire», assurant qu’elle n’avait sur elle que du CBD, une substance légale tirée du cannabis.
Rima Hassan avait été placée en garde à vue jeudi pour des accusations d’«apologie du terrorisme» puis est ressortie libre en fin de soirée, avant un procès le 7 juillet. Elle a de nouveau été convoquée vendredi matin au siège de la police judiciaire pour une autre affaire. Le parquet avait affirmé avoir retrouvé dans ses effets personnels des «matières s’apparentant d’une part à du CBD », «et d’autre part à de la 3MMC», une drogue de synthèse. La garde à vue de
Rima Hassan jeudi était «parfaitement illégale», cingle son avocat S'ABONNER Provocations, racialisme, drogue... Le naufrage de
Rima Hassan, figure de la «Nouvelle France» de Mélenchon PORTRAIT - Gardée à vue dans une affaire d’apologie du terrorisme, l’eurodéputée Insoumise se retrouve mêlée à une affaire de drogue après qu’une petite quantité a été découverte dans son sac. Un coup d’arrêt pour celle qui avait vu dans l’élection de plusieurs maires LFI issus de l’immigration une victoire de sa ligne politique. Marcel Gauchet et Pierre Manent : «La France se dirige-t-elle vers une guerre civile ?» GRAND ENTRETIEN - Après le meurtre de Quentin Deranque, les deux philosophes déplorent que notre époque, en criminalisant les idées conservatrices, ait donné naissance à une jeunesse sans repères, prête à user de la violence pour anéantir l’adversaire. Retrouvez chaque samedi la sélection du FigaroVox : décryptages, points de vue et controverses. La grande illusion de l’interdiction des meetings dans les universités DÉCRYPTAGE - Après la mort de Quentin, en marge d’une conférence de
Rima Hassan à l’IEP de Lyon, le ministre de l’enseignement supérieur a expliqué qu’il n’y aurait pas «d’autres meetings de ce type», en cas de «risques de troubles à l’ordre public». Mort de Quentin : «Nous, élèves et anciens élèves d’IEP, appelons le gouvernement à lutter contre la menace terroriste d’extrême gauche» TRIBUNE - Après le meurtre de Quentin, 23 ans, le 14 février, des élèves et anciens élèves de différents Institut d’études politiques (IEP) plaident, entre autres, pour que l’on réexamine d’urgence les subventions publiques attribuées à des associations affiliées de près ou de loin au mouvement «antifa». Thibault de Montbrial : « La mort de Quentin, le risque d’une bascule » TRIBUNE - La mort de Quentin, passé à tabac par des militants d’ultragauche, s’inscrit dans un système idéologique où la violence politique est relativisée et même justifiée par certains au nom de la lutte contre un adversaire présenté comme absolu, analyse l’avocat*. « Le débat n’est plus possible » : à Sciences Po Lyon, l’ultragauche dicte sa loi Quatre jours après les violences qui ont coûté la vie à Quentin, 23 ans, la directrice de l’IEP lyonnais estime qu’il n’y avait pas de « risque de trouble à l’ordre public » en accueillant
Rima Hassan. La mort de Quentin, jeune étudiant nationaliste, embrase la classe politique entre condamnations et appels au calme Face à ce drame, Emmanuel Macron a condamné un «déferlement de violence inouï», estimant qu’«en République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue». «C’est nous qui sommes agressés!» : attaqués de toutes parts après la mort de Quentin, les Insoumis cherchent à inverser l’accusation Le leader de LFI a assuré dimanche que son mouvement n’avait « rien à voir » dans le lynchage à mort du jeune étudiant à Lyon. Il accuse le collectif Némésis de se « vanter » d’être venu à la conférence de
Rima Hassan pour l’« empêcher de fonctionner ». « Des meetings politiques qui finissent par bordéliser les universités » : pourquoi
Rima Hassan s’est lancée dans une tournée des facs À chaque visite de l’eurodéputée Insoumise dans les universités, de vives tensions éclatent entre étudiants. Ce samedi, Quentin, un militant nationaliste de 23 ans, est mort après avoir été passé à tabac jeudi soir en marge d’une de ces conférences, à Lyon.