Le 3 avril 2026 à 17h34 Faisant jeu égal avec la
Gauche dans l’hémicycle, les maires de la
Droite et du centre n’ont pas obtenu de proposition à la hauteur de leurs espérances. Vendredi matin, lors du conseil d’installation métropolitain, ils ont fait part de leur mécontentement sur la gouvernance de la collectivité. Passer la publicité Passer la publicité Une semaine après sa réélection en tant que maire de
Nantes,
Johanna Rolland (PS) a été réélue présidente de la métropole nantaise. Avec 55 voix sur 97, la socialiste a présidé vendredi matin le conseil métropolitain d’installation au cours duquel les vice-présidents ont eux aussi été élus. Après une semaine de négociations entre la
Droite et la
Gauche, le verdict a été rendu. Les élus de
Droite et du centre n’ont finalement obtenu aucun poste de vice-présidence, refusant la proposition qui leur avait été faite. Dans un hémicycle largement redessiné, ces derniers n’y trouvaient pas leur compte alors qu’ils réclamaient une évolution dans la gouvernance de
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Nantes Métropole. «Vous allez la présider pour la troisième fois consécutivement avec une configuration et un panel d’élus bien différents des deux mandats passés. En effet, vous avez perdu dès le 15 mars quatre communes de votre majorité. Et le 22 mars, vous en avez perdu deux autres», lui a rappelé
Alain Vey, maire de
Basse-Goulaine (divers
Droite), qui a obtenu pour sa part 35 voix à la présidence de la métropole. Sur les 24 communes de la collectivité nantaise, la moitié est désormais dirigée par des édiles de sensibilité du centre ou de la
Droite. De manière proportionnelle, ces derniers avaient réclamé huit à dix postes sur 20 à
Johanna Rolland lors d’une réunion mardi. Passer la publicité Des postes à deux conditions «Pour la première fois depuis que je préside la métropole, j’ai souhaité ouvrir la gouvernance qui est la nôtre», a de son côté déclaré
Johanna Rolland dans son discours, faisant l’objet de critiques, même en interne, sur sa manière de gouverner. «J’ai reçu l’ensemble des sensibilités de notre assemblée parmi les maires dits indépendants et les maires de la
Droite et du centre. À tous, j’ai proposé la même chose» a-t-elle poursuivi. Concrètement, elle s’est dite prête à leur céder des vice-présidences à condition qu’ils votent le budget et qu’ils adhèrent au projet métropolitain présenté pendant la campagne. Une proposition que les maires de la
Droite et du centre ont déclinée. «C’est difficile de voter un budget sur un projet qu’elle voulait absolument, il n’y avait pas d’ouverture», confie au Figaro
Alain Vey. Si son groupe était en phase avec certains points, les élus auraient aimé intégrer d’autres éléments comme le déploiement du transport à la demande ou une meilleure répartition des effectifs de la police des transports. Dès mercredi soir, ils ont pris la décision de refuser, perdant ainsi leur bras de fer et se retrouvant sans poste. Le nombre proposé de vice-présidences, «deux» selon eux, n’était pas non plus acceptable. «Il a été décidé, jugeant que le nombre n’était pas suffisant, de ne pas accepter quoi que ce soit. Mais le vote le budget était un point d’achoppement premier.» Le nouveau groupe des indépendants, dont certains de l’ex-majorité métropolitaine de
Gauche font partie, a de son côté accepté, en dépit du programme. «Si nous ne nous engageons pas à en porter strictement l’intégralité des orientations, nous sommes néanmoins disposés à le considérer comme une base de travail dans une logique d’ouverture et de co-construction», a indiqué Emmanuel Terrien, maire de Mauves-sur-Loire et président du nouveau groupe repartant finalement avec quatre vice-présidences. D’autres voix en colère «Ce que vous proposez aujourd’hui, soyons clairs, ce n’est pas une gouvernance partagée, c’est un ajustement à la marge. Un partage, évidemment, des postes, mais pas du pouvoir. Et cela, nous ne pouvons l’accepter», a fustigé la centriste Sarah El Haïry, siégeant dans un autre groupe minoritaire. «On ne peut pas dans le même temps exiger des maires d’opposition qu’ils votent votre budget pour exister dans votre exécutif et intégrer sans condition La France insoumise dans votre liste alors que soi-disant ce serait votre opposition», a renchéri son acolyte LR Foulques Chombart de Lauwe, ex-tête de liste aux municipales à
Nantes. Avec cinq élus, les insoumis ont d’ailleurs fait une entrée remarquée au conseil métropolitain, l’élue Erika Cadersah entamant son discours par un hommage au maire de Saint-Denis Bally Bagayoko. «Quand les habitants sont allés voter le 22 mars dernier, il y avait la liste des conseillers municipaux et la liste des conseillers métropolitains. C’est ce qu’on appelle le fléchage. Cela dit le projet qui a la légitimité du suffrage universel», s’est défendue
Johanna Rolland. «Quand il y a une majorité dans une assemblée, c’est cette majorité qui préside et qui exécute les politiques. C’est comme ça dans les communes, c’est aussi comme ça dans notre métropole et c’est démocratique, quoi qu’il en coûte à certains», lui est venu en aide Bertrand Affilé, maire de Saint-Herblain, réélu premier vice-président de la collectivité. Passer la publicité «Quand on fait le total des voix de la
Droite par rapport à ceux de la
Gauche, on est vraiment dans un mouchoir de poche», a néanmoins relevé la conseillère métropolitaine LR Laurence Garnier. «Plus le socle électoral de
Johanna Rolland est fragile, plus elle se bunkérise dans la gouvernance de la métropole», a-t-elle tancé à propos de son adversaire de toujours. En dépit de ces querelles, les élus pourront toujours compter sur la conférence des maires dont le rôle a été renforcé par
Johanna Rolland. Cette instance, sans pouvoir formel, permet de donner un avis sur les grandes orientations stratégiques. Réélection de
Johanna Rolland à la métropole de
Nantes : la
Droite perd son bras de fer et n’obtient pas de vice-présidence S'ABONNER