Le 3 avril 2026 à 20h45
Rima Hassan, députée européenne LFI, et son avocat,
Vincent Brengarth, au commissariat de police de
Paris, le 3 avril 2026. Tom Nicholson / REUTERS RÉCIT - Après sa garde à vue de jeudi et la découverte d’un produit s’apparentant, selon le parquet, à de la drogue de synthèse, l’eurodéputée évoque une « volonté manifeste de diaboliser
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Rima Hassan est arrivée ce vendredi matin au siège parisien de la police judiciaire, comme elle avait quitté la veille le commissariat de 10e arrondissement de la capitale. Impassible derrière ses lunettes de soleil et les épaules toujours couvertes d’un keffieh palestinien. En l’espace d’une journée, tout s’est pourtant sérieusement corsé pour l’eurodéputée Insoumise, qui a forgé une grande partie de sa notoriété à coups de tweets polémiques. La voilà désormais au cœur d’une affaire presque rocambolesque : convoquée par la police pour l’un de ses nombreux messages controversés, la trentenaire s’est rendue au commissariat jeudi avec un sac contenant, selon le parquet, « des matières s’apparentant d’une part à du
CBD », une substance légale tirée du cannabis, « et d’autre part à de la
3MMC », une drogue de synthèse. Des produits retrouvés lors de l’inventaire de ses effets personnels, après son placement en garde à vue pour « apologie du terrorisme », en raison d’un tweet… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 79% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous Dans la tourmente après sa garde à vue,
Rima Hassan dénonce un « harcèlement judiciaire » S'ABONNER Drogue : « LFI, qui se prétend humaniste, ferme les yeux sur un trafic qui tue des innocents chaque année » FIGAROVOX/HUMEUR - Lors de son placement en garde à vue, des « matières s’apparentant » à « de la
3MMC», une drogue de synthèse, ont été retrouvées dans le sac de l’eurodéputée LFI
Rima Hassan, selon le Parquet. La journaliste
Noémie Halioua y voit une contradiction majeure avec les prétentions du mouvement. Pourquoi le placement en garde à vue de
Rima Hassan n’est pas «illégal», malgré son immunité parlementaire DÉCRYPTAGE - L’eurodéputée a été convoquée jeudi 2 avril au matin par la police judiciaire car elle est soupçonnée d’«apologie du terrorisme». L’immunité parlementaire dont elle peut se prévaloir en principe est néanmoins strictement encadrée. Provocations, racialisme, drogue... Le naufrage de
Rima Hassan, figure de la «Nouvelle France» de Mélenchon PORTRAIT - Gardée à vue dans une affaire d’apologie du terrorisme, l’eurodéputée Insoumise se retrouve mêlée à une affaire de drogue après qu’une petite quantité a été découverte dans son sac. Un coup d’arrêt pour celle qui avait vu dans l’élection de plusieurs maires LFI issus de l’immigration une victoire de sa ligne politique. Marcel Gauchet et Pierre Manent : «La France se dirige-t-elle vers une guerre civile ?» GRAND ENTRETIEN - Après le meurtre de Quentin Deranque, les deux philosophes déplorent que notre époque, en criminalisant les idées conservatrices, ait donné naissance à une jeunesse sans repères, prête à user de la violence pour anéantir l’adversaire. Retrouvez chaque samedi la sélection du FigaroVox : décryptages, points de vue et controverses. La grande illusion de l’interdiction des meetings dans les universités DÉCRYPTAGE - Après la mort de Quentin, en marge d’une conférence de
Rima Hassan à l’IEP de Lyon, le ministre de l’enseignement supérieur a expliqué qu’il n’y aurait pas «d’autres meetings de ce type», en cas de «risques de troubles à l’ordre public». Mort de Quentin : «Nous, élèves et anciens élèves d’IEP, appelons le gouvernement à lutter contre la menace terroriste d’extrême gauche» TRIBUNE - Après le meurtre de Quentin, 23 ans, le 14 février, des élèves et anciens élèves de différents Institut d’études politiques (IEP) plaident, entre autres, pour que l’on réexamine d’urgence les subventions publiques attribuées à des associations affiliées de près ou de loin au mouvement «antifa». Thibault de Montbrial : « La mort de Quentin, le risque d’une bascule » TRIBUNE - La mort de Quentin, passé à tabac par des militants d’ultragauche, s’inscrit dans un système idéologique où la violence politique est relativisée et même justifiée par certains au nom de la lutte contre un adversaire présenté comme absolu, analyse l’avocat*. « Le débat n’est plus possible » : à Sciences Po Lyon, l’ultragauche dicte sa loi Quatre jours après les violences qui ont coûté la vie à Quentin, 23 ans, la directrice de l’IEP lyonnais estime qu’il n’y avait pas de « risque de trouble à l’ordre public » en accueillant
Rima Hassan. La mort de Quentin, jeune étudiant nationaliste, embrase la classe politique entre condamnations et appels au calme Face à ce drame, Emmanuel Macron a condamné un «déferlement de violence inouï», estimant qu’«en République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue».