A partir du 13 avril, les très petites et moyennes entreprises pourront souscrire un crédit auprès de la banque publique d'investissement pour faciliter l'achat de carburant, a annoncé vendredi le ministère de l'Economie. Des pompes à essence dans une station-service à
Nîmes (Gard), le 31 mars 2026. (MiKAEL ANISSET / MAXPPP) Cette annonce suffira-t-elle à calmer la grogne des professionnels face à la hausse des prix des carburants engendrée par la guerre au Moyen-Orient ? Les petites entreprises menacées par le contexte économique vont bientôt pouvoir bénéficier d'un "prêt flash carburant" pour renflouer leur trésorerie, a annoncé le gouvernement vendredi 3 avril. Taux d'intérêt, conditions d'éligibilité, réactions des professionnels concernés : Franceinfo fait le point.1 Qui peut en bénéficier ?Le "prêt flash carburant" sera disponible dans l'Hexagone ainsi que dans les départements et régions d'outre-mer. Pourront en bénéficier les TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises) "dont les dépenses de carburant représentent au minimum 5% du chiffre d'affaires" et qui exercent dans des secteurs précis : transports, agriculture et pêche.Les entreprises bénéficiaires doivent également avoir été "créées il y a plus d'un an et en capacité de fournir une documentation comptable couvrant une période d'activité de 12 mois minimum". Elles doivent aussi posséder "un compte bancaire professionnel et (…) donner accès en lecture à
Bpifrance à [leurs] derniers mois de relevés de compte bancaire".
Bpifrance donne quelques conditions supplémentaires sur sa plateforme Flash, dédiée aux prêts. Les entreprises doivent "ne pas faire l'objet d'une procédure collective", avoir souscrit une "assurance emprunteur décès" et avoir recours aux services d'un expert-comptable.2 Combien peut-on emprunter, et sous quelles conditions ?Le "prêt flash carburant" permettra d'emprunter un "montant compris entre 5 000 à 50 000 euros", avec un taux d'intérêt de "3,8%", détaille le ministère de l'Economie dans un communiqué. "Aucune garantie" ne sera demandée à l'emprunteur, précise Bercy, qui ajoute que la durée de ces prêts sera de trente-six mois, "incluant un différé d'amortissement du capital de 12 mois". En clair : les emprunteurs pourront bénéficier d'un délai de 12 mois avant de commencer à rembourser, et auront ensuite deux ans pour effectuer les versements.3 Quand sera-t-il possible de le demander ?Ceux qui souhaitent bénéficier du "prêt flash carburant" pourront souscrire "en ligne sur la plateforme digitale Flash, à partir du 13 avril", explique le ministère. La plateforme est opérée par
Bpifrance, la banque publique d'investissement, qui a "travaillé" avec le gouvernement à la mise en place du prêt. Le site promet "une réponse en 48 heures" et le communiqué de Bercy, "une mise à disposition des fonds sous 7 jours".4 Qu'en pensent les professionnels concernés ?"Le prêt n'est pas une solution", a réagi samedi sur franceinfo Rachid Boudjema, président de l'Union nationale des taxis. Pour le représentant de la filière, "la seule chose que ça va faire, c'est engranger davantage de difficultés, puisque ce prêt, il va falloir le rembourser". C'est "sauter pour mieux reculer, c'est étrangler, demain, les entreprises d'aujourd'hui", ajoute Rachid Boudjema.Les représentants nationaux des autres filières, comme la pêche ou l'agriculture, n'ont pas encore réagi. Avant l'annonce du "prêt flash carburant", plus tôt dans la journée vendredi, le président du premier syndicat agricole, la FNSEA, avait réclamé sur
France Inter "une prise en charge de 30 centimes" par litre de carburant, face à une "augmentation de l'ordre de 50 à 60 centimes" du gazole non routier. Arnaud Rousseau a également évoqué une possible mobilisation des agriculteurs pour obtenir ce qu'ils demandent, affirmant que ce ne serait "pas de gaieté de cœur" mais ajoutant qu'"à un moment, si on ne peut plus travailler, il faudra bien qu'on aille l'exprimer".Les pêcheurs de Méditerranée avaient quant à eux annoncé un mouvement de grève illimitée à partir du mardi 7 avril. Les mesures précédemment annoncées par le gouvernement, comme une aide de 20 centimes par litre de gazole, sont jugées insuffisantes par Bernard Perez, président du comité régional des pêches d’Occitanie : "Ça nous fait le gasoil à un euro le litre, on n'est toujours pas dans le seuil de rentabilité", insistait sur franceinfo mercredi le représentant de la profession, réclamant plutôt le déblocage du chômage partiel et la mise en place d'arrêts temporaires. Il se “douche“ en public pour dénoncer la crise de l'eau à Mayotte Le Vieux Quaremont, point central du Tour des Flandres Mission Artemis II : premières images de la Terre depuis le vaisseau Fraude à l'assurance : des alpinistes piégés par leurs guides au Népal Les Bleus ont fait un cadeau pendant leur tournée aux États-Unis Des députés interpellent la
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