Le 4 avril 2026 à 15h29 Les prix des carburants ont explosé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (Photo d’illustration)
Benoit Tessier / REUTERS Refusant tout coup de pouce généralisé face aux prix à la pompe qui s’envolent, l’exécutif a mis en place une série de dispositifs pour alléger le fardeau des professionnels les plus exposés. Passer la publicité Passer la publicité Sommaire Toujours pas d’aide massive, mais des coups de pouce ciblés. Face à la crise qui se poursuit au Moyen-Orient et l’envolée des prix des carburants, le gouvernement s’est résolu à faire un geste pour quelques professions très exposées, sans toutefois être prêt à ouvrir totalement les vannes avec une subvention massive pour tous les automobilistes comme en 2022.
Le Figaro fait le point sur les aides annoncées. Un «prêt flash carburant» pour les TPE et PME Officialisé vendredi 3 avril par
Bercy, ce prêt de 5000 euros à 50.000 euros au taux de 3,8% mais sans garanties est financé par
Bpifrance pour soutenir la trésorerie des petites entreprises les plus exposées. Le prêt courra sur une durée de 36 mois avec un différé d’amortissement de 12 mois. Les fonds seront mis à disposition rapidement, sous sept jours. Passer la publicité Les entreprises pouvant bénéficier de ces prêts doivent être dans le domaine des transports, de l’
Agriculture ou de la pêche. Leurs dépenses en carburant doivent par ailleurs représenter «au minimum 5% du chiffre d’affaires». À lire aussi
Bercy annonce un «prêt flash carburant» pour soutenir la trésorerie des petites entreprises 50 millions d’euros pour les transporteurs routiers Le gouvernement a également débloqué une aide de 50 millions d’euros sur le mois d’avril pour les TPE et PME travaillant dans le transport routier. Elle prendra la forme d’une remise de 20 centimes par litre «pour les entreprises du transport public routier de marchandises et de voyageurs justifiant de difficultés de trésorerie». «Un guichet dédié sera mis en place, dont les modalités seront précisées ultérieurement», précise le gouvernement sur son site. 5 millions d’euros pour la pêche La filière pêche va elle aussi bénéficier d’un «remboursement équivalent à 20 centimes d’euro par litre sur les factures de carburant des navires», indique le gouvernement sur son site. Ce coup de pouce, là aussi prévu uniquement pour le mois d’avril pour le moment, devrait coûter 5 millions d’euros à l’État. 14 millions d’euros pour les agriculteurs Les agriculteurs vont quant à eux bénéficier d’une «une exonération totale du droit d’accise sur le gazole non routier (GNR) agricole pour le mois d’avril 2026», une mesure dont le coût est estimé à 14 millions d’euros. Cette aide «sera complétée par une demande au niveau européen visant à suspendre le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) sur les engrais ou, à défaut, à compenser son coût afin de préserver la compétitivité des filières françaises», précise le gouvernement. Prix des carburants : prêts, remises à la pompe... Quelles sont les aides annoncées par le gouvernement ? S'ABONNER Croissance en berne, inflation, déficit budgétaire : assiste-t-on à la fin du «keynésianisme militaire» russe ? DÉCRYPTAGE - Après des années de croissance insolente dopée par l’effort de guerre, la Russie entre dans une zone de turbulence inédite. L’Agirc-Arrco, le régime des retraites complémentaires du privé, enregistre un excédent de 1,4 milliard en 2025 Alors que le solde du régime général devrait être déficitaire de 6,6 milliards d’euros en 2025, le régime complémentaire géré par les partenaires sociaux est toujours excédentaire. Il possède même près de 100 milliards d’euros de réserves. Israël veut mettre un terme à ses importations d’armement français Une décision présentée comme une riposte à un certain nombre d’actions françaises perçues comme hostiles par les autorités israéliennes, parmi lesquelles la reconnaissance par Paris, en septembre 2025, de l’État de Palestine L’éditorial d’Yves Thréard : «Carburant, le syndrome de la cagnotte» Dès qu’une crise se profile dans notre pays, comme d’habitude, c’est vers l’État que se tournent les regards. Pourquoi les finances publiques ne profitent pas réellement de la hausse des prix des carburants DÉCRYPTAGE - Sébastien Lecornu a jeté le trouble en évoquant d’« éventuels surplus de recettes fiscales liés à la hausse du prix des carburants ». Au Japon, Emmanuel Macron plaide pour une « coalition des indépendants » face à l’Amérique et la Chine DÉCRYPTAGE - Le président français cherche des points d’appui stratégiques à Tokyo et à Séoul, deux alliés des États-Unis également bousculés par Washington sous le regard de Pékin. Guerre en Iran : en Europe, une dépendance à géométrie variable au pétrole et gaz du Golfe DÉCRYPTAGE - L’Italie, l’Allemagne ou la Pologne figurent parmi les États de l’Union européenne les plus fragilisés face au choc énergétique. L’Espagne et la
France sont moins exposées. Guerre au Moyen-Orient : comment TotalEnergies a réalisé un milliard de dollars de profit en misant sur la fermeture du détroit d’Ormuz En rachetant courant mars la quasi-totalité des cargaisons cotées à destination de l’Asie, le géant énergétique français aurait réalisé l’une des opérations les plus spectaculaires de l’histoire récente du pétrole, selon les informations du Financial Times. Face à l’impact de la guerre en Iran, Keir Starmer mobilise les grands acteurs économiques britanniques DÉCRYPTAGE - Particulièrement exposé aux prix mondiaux des hydrocarbures, le Royaume-Uni s’inquiète de ses stocks et d’un risque de poussée inflationniste. Après des propos de Donald Trump, le prix du baril de pétrole bondit à 115 dollars Les ministres et les banquiers centraux du G7 tentent de calmer les inquiétudes sur le pétrole, mais aussi sur le gaz. La visite d’Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud rattrapée par la guerre en Iran DÉCRYPTAGE - La réouverture du détroit d’Ormuz sera au cœur des échanges du président français à Tokyo puis à Séoul, deux alliés des Américains, bousculés par l’interventionnisme de Trump. Guerre au Moyen-Orient : ces valeurs boursières qui se distinguent dans la tempête DÉCRYPTAGE - Si les marchés d’actions tiennent bien le choc, certaines sociétés positionnées sur des segments porteurs font un véritable tabac. Guerre au Moyen-Orient : «Si ceci n’est pas un choc pétrolier, cela y ressemble beaucoup !» ANALYSE - La dynamique de la crise augure d’un choc profond, durable, et international.