L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. Passer la publicité Passer la publicité Le 4 avril 2026 à 18h11 La filière viticole doit s’adapter face aux enjeux actuels et futurs. Eléonore H / stock.adobe.com Conviction écologique, poids économique, sols fragilisés par le cuivre, récoltes sacrifiées sur plusieurs millésimes : être vigneron bio en
France n’a jamais été aussi difficile. Enquête sur les paradoxes d’une viticulture à la croisée des chemins, que certains décident d’abandonner. Passer la publicité «Nous avons fait vingt-deux traitements pour rien. Et nous avons tout perdu».
Sébastien Redde, du domaine
Michel Redde et Fils à
Pouilly-sur-Loire, fait partie de ces vignerons qui ont été contraints de jeter l’éponge. En 2024, après quatre ans de conversion engagée avec conviction et l’obtention du label 2023, l’un des millésimes les plus terribles de la décennie frappe l’intégralité de la région, et il n’est pas épargné, avec un bilan catastrophique : vingt-deux passages de tracteur dans les vignes. Du cuivre lessivé par la pluie avant même d’avoir pu agir. Une récolte décimée à 90%. «Nous avons réagi pour protéger ce qui restait, car le mildiou commençait à attaquer les rameaux. Mais cette année-là, nous avons tout vendu au négoce et avons décidé de sauter le millésime.» Il n’est pas seul. En 2020, une vague de domaines ligériens et bordelais avait engagé leur conversion, obtenu leurs certifications en 2023, et décroché en 2024. Partout, le même scénario, et la même question, que
Sébastien Redde pose avec une franchise désarmante : «Est-ce que ce n’est pas mieux de sortir du bio ?». Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 90% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous «Nous avons dû faire machine arrière» : le renoncement au bio, ce tabou qui ronge le vignoble français S'ABONNER «La prochaine icône bordelaise» : et soudain, le vin le plus cher du
Médoc est né Un cru hors norme vient d’apparaître dans le paysage bordelais, baptisé « Marpaout », du nom de la parcelle de
Moulis dont il est issu. Nous avons rencontré celui qui en est à l’origine, le Néerlandais
Arjen Pen. Moins cher que Pauillac, les meilleurs vins des sommeliers pour accompagner le gigot d’agneau Outre les grands
Bordeaux, quel vin choisir avec l’agneau ? À l’approche de Pâques, les sommeliers nous dévoilent leurs pépites à prix doux, pour sublimer le gigot sans se ruiner. Découvrez leur sélection à partir de 15 euros. «Dans le contexte actuel, elle n’aurait probablement pas pu voir le jour» : comment la Cité du Vin de
Bordeaux résiste à la crise du vin Inaugurée il y a dix ans à
Bordeaux, la Cité du Vin s’est imposée comme un beau succès architectural et touristique. Mais l’équipement incarne aussi les mutations profondes d’une filière en crise. À
Bordeaux, l’héritage biodynamique de Château Meylet, pionnier du vin bio de Saint-Émilion Pionnière du bio et même de la biodynamie à la fin des années 1980, la famille Favard, incarnée aujourd’hui par David, se bat pour la survie de son exploitation. «Là-haut, l’amplitude thermique est bénéfique» : Extremo, le vin argentin qui défie les lois de l’altitude Le domaine argentin Terrazas de los Andes produit en altitude un malbec d’exception qui donne une vision renouvelée de ce cépage. Selon une étude, le cépage pinot noir était déjà cultivé en
France au Moyen Âge Cette étude publiée dans une revue scientifique révèle que le pinot noir que nous connaissons aujourd’hui pour faire du vin était déjà le même au XVe siècle. Il serait arrivé jusqu’à nous grâce à des techniques de clonage. Résistants, oubliés ou hybrides : pourquoi certains vignerons replantent des cépages totalement inconnus Floréal, artaban, solaris, souvignier... Ces variétés de raisins, loin des mondialisés merlot ou chardonnay, font l’objet d’un intérêt croissant des vignerons français. Et ce, pour une multitude des raisons. «On disait qu’il était impossible de faire du vin» : et pourtant, les Hauts-de-
France sont bien en train de devenir une région viticole Ils sont désormais une soixantaine de vignerons à s’être lancés dans l’aventure de la production de vin dans la région la plus septentrionale de
France. Les quatre piliers qui ont fait de la
France un pays d’excellence en viticulture Champagnes,
Bordeaux, bourgognes, cognac… Ces fleurons de nos terroirs continuent de dominer leur secteur. Comment, dans une économie globalisée, quand des dizaines de pays sont devenus producteurs, parviennent-ils à se maintenir tout en haut de la pyramide ? Explications. «
Bordeaux doit produire mieux et doit positionner ses vins à des tarifs valorisants» : les recettes du domaine de Chevalier pour rester compétitif Au-delà de ses blancs et rouges emblématiques, la propriété de Pessac-Léognan multiplie les cuvées. «On a décidé de prioriser la demande et de libérer le secteur du joug de l’État» : Milei provoque la dérégulation massive du vin argentin Le gouvernement de Javier Milei vient de supprimer près de 1000 normes régissant l’Institut argentin de la viticulture (INV). Si le secteur salue globalement cette simplification bureaucratique et la suppression de normes, pour la plupart obsolètes, certains redoutent la fin du contrôle de qualité obligatoire et de traçabilité des vins. Ça sent bizarre, c’est trop cher... Sept idées reçues sur le vin nature et leurs explications Les vins naturels comptent autant d’adeptes que de détracteurs. Mais ils véhiculent aussi bon nombre de clichés. «Il permet de faire des vins pleins de typicité» : ce cépage méconnu fait de plus en plus d’adeptes en Provence Difficile à cultiver et à vinifier, le tibouren a pourtant la cote à l’heure des vins rosés haut de gamme, dans une Provence en quête de valorisation de son terroir.