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SAT · 2026-04-04 · 16:11 GMTBRIEF NSR-2026-0404-52502
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NSR-2026-0404-52502News Report·FR·Economic Impact

«Nous avons dû faire machine arrière» : le renoncement au bio, ce tabou qui ronge le vignoble français

De plus en plus de vignerons français abandonnent l'agriculture biologique, un sujet tabou dans le secteur. L'article se concentre sur les difficultés rencontrées par les viticulteurs bio, notamment en raison des conditions climatiques défavorables et de l'inefficacité du cuivre, un traitement autorisé en bio, face à des maladies comme le mildiou.

Par Alicia DoreyLe FigaroFiled 2026-04-04 · 16:11 GMTLean · Center-RightRead · 4 min
«Nous avons dû faire machine arrière» : le renoncement au bio, ce tabou qui ronge le vignoble français
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De plus en plus de vignerons français abandonnent l'agriculture biologique, un sujet tabou dans le secteur. L'article se concentre sur les difficultés rencontrées par les viticulteurs bio, notamment en raison des conditions climatiques défavorables et de l'inefficacité du cuivre, un traitement autorisé en bio, face à des maladies comme le mildiou. Sébastien Redde, du domaine Michel Redde et Fils à Pouilly-sur-Loire, témoigne de la perte de sa récolte en 2024 après quatre ans de conversion bio, l'incitant à renoncer au label. D'autres domaines ligériens et bordelais ayant obtenu leur certification en 2023 ont également fait marche arrière face à des récoltes désastreuses. Ces renoncements soulèvent des questions sur la viabilité de la viticulture biologique dans certaines régions de France.

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"We did twenty-two treatments for nothing. And we lost everything."

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In 2024, Sébastien Redde's harvest was decimated by 90%.

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Sébastien Redde had to abandon his organic conversion after a disastrous 2024 harvest.

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A wave of estates in Loire and Bordeaux started their conversion in 2020 and got certified in 2023, only to abandon it in 2024.

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Being an organic winegrower in France has never been so difficult.

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L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. Passer la publicité Passer la publicité Le 4 avril 2026 à 18h11 La filière viticole doit s’adapter face aux enjeux actuels et futurs. Eléonore H / stock.adobe.com Conviction écologique, poids économique, sols fragilisés par le cuivre, récoltes sacrifiées sur plusieurs millésimes : être vigneron bio en France n’a jamais été aussi difficile. Enquête sur les paradoxes d’une viticulture à la croisée des chemins, que certains décident d’abandonner. Passer la publicité «Nous avons fait vingt-deux traitements pour rien. Et nous avons tout perdu». Sébastien Redde, du domaine Michel Redde et Fils à Pouilly-sur-Loire, fait partie de ces vignerons qui ont été contraints de jeter l’éponge. En 2024, après quatre ans de conversion engagée avec conviction et l’obtention du label 2023, l’un des millésimes les plus terribles de la décennie frappe l’intégralité de la région, et il n’est pas épargné, avec un bilan catastrophique : vingt-deux passages de tracteur dans les vignes. Du cuivre lessivé par la pluie avant même d’avoir pu agir. Une récolte décimée à 90%. «Nous avons réagi pour protéger ce qui restait, car le mildiou commençait à attaquer les rameaux. Mais cette année-là, nous avons tout vendu au négoce et avons décidé de sauter le millésime.» Il n’est pas seul. En 2020, une vague de domaines ligériens et bordelais avait engagé leur conversion, obtenu leurs certifications en 2023, et décroché en 2024. Partout, le même scénario, et la même question, que Sébastien Redde pose avec une franchise désarmante : «Est-ce que ce n’est pas mieux de sortir du bio ?». Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 90% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous «Nous avons dû faire machine arrière» : le renoncement au bio, ce tabou qui ronge le vignoble français S'ABONNER «La prochaine icône bordelaise» : et soudain, le vin le plus cher du Médoc est né Un cru hors norme vient d’apparaître dans le paysage bordelais, baptisé « Marpaout », du nom de la parcelle de Moulis dont il est issu. Nous avons rencontré celui qui en est à l’origine, le Néerlandais Arjen Pen. Moins cher que Pauillac, les meilleurs vins des sommeliers pour accompagner le gigot d’agneau Outre les grands Bordeaux, quel vin choisir avec l’agneau ? À l’approche de Pâques, les sommeliers nous dévoilent leurs pépites à prix doux, pour sublimer le gigot sans se ruiner. 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