Alors que les prix du chocolat n'ont cessé d'augmenter ces dernières années, les ventes à
Pâques de poules, de lapins ou d'œufs en chocolat attirent toujours les clients dans les chocolateries, tradition oblige. Illustration à
Rennes (
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France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "La Quotidienne Société". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité "Cette année à
Pâques, la surprise ne sera pas seulement dans l’œuf en chocolat, mais aussi à la caisse, annonçait ce mercredi 1er avril l'
UFC Que Choisir. Les lapins, poules et autres friandises chocolatées coûteront en moyenne 4% plus cher que l'an dernier."Et ce n'est pas une nouvelle tendance, car la hausse du prix du chocolat ne date pas de ces derniers mois. En 4 ans, le prix du chocolat a augmenté de 36% : + 9 % en 2023, + 5 % en 2024, +14 % en 2025 et donc + 4 % en 2026. Mais si la hausse des prix du cacao pouvait expliquer en partie l'augmentation du prix du chocolat jusqu'en 2025, cette année il y a un réel "décalage entre les cours mondiaux du cacao et les prix en rayon" note
UFC Que Choisir.Selon l'association de consommateurs, depuis un an, "le prix du cacao a été divisé par trois et il est aujourd’hui revenu au même niveau qu’avant la flambée des prix". Une forte baisse qui ne s'est pas répercutée en rayon. Normal, selon le
Syndicat du chocolat qui avance un délai parfois très long entre l’achat des fèves de cacao et la mise en rayon des produits.Dans les rayons de la grande distribution, les grands du secteur affichent 5 % de hausse en moyenne, quand les chocolats de marques distributeurs présentent des prix stables selon l'
UFC Que Choisir.Si les Français consacrent un budget moyen de 24 € par foyer [selon le
Syndicat du chocolat, NDLR] pour l'achat de chocolats à
Pâques, il est certain que ce budget peut vite être dépassé si vous vous rendez chez des chocolatiers et si vous êtes gourmand. Selon notre équipe qui s'est rendue dans deux chocolateries réputées de
Rennes, les clients semblent être au rendez-vous. À l'approche de
Pâques,
Anaïs Coupel, chocolatière, réalise jusqu'à 100 moulages par jour. Le chocolat coule à flots et est modelé sous toutes les formes : lapins, poules ou œufs pralinés. Petits ou gros, à chacun son chocolat selon
Anaïs Coupel : "C'est plein de petits produits qui peuvent toujours être cachés dans l'herbe et ça, les clients y pensent toujours. Mais l'effet gros moulage plaît lui aussi toujours. Un bel œuf ou une belle poule, qui est une tradition de
Pâques, ça reste intemporel". C’est la dernière ligne droite pour acheter ses chocolats avant
Pâques. Chez les chocolatiers, la tradition perdure, même si le prix a augmenté ces dernières années. • ©Reportage d'Antoine Calvez et Karine Hannedouche Intemporel et surtout incontournable le chocolat à
Pâques pour Marie-Agnès, venu faire ses cadeaux pour l'occasion : "C'est vrai qu'avant, dans le temps, on faisait
Pâques pour la religion, mais on a tous un peu oublié la religion. Par contre, on a gardé le chocolat".Quant au prix, Anais Coupel a fait le choix de ne pas augmenter ses tarifs cette année : "On a dû s'adapter. Je n'ai pas voulu trop augmenter non plus. On a trouvé un juste milieu. C'est agréable pour tout le monde". Certaines pièces en chocolat sont de vraies sculptures. • © K. Hannedouche - FTV Même son de cloche chez cet autre chocolatier. Le chocolat se vend sous toutes ses formes et même sous l'aspect de véritables sculptures. Et malgré les prix et la baisse du pouvoir d'achat, ces pièces se vendent quand même. Pour Chloé Maleyrat, responsable du magasin, "
Pâques reste une fête très classique, très ancrée dans les mœurs. Et donc, il y a toujours autant de clientèle, les grands-parents qui veulent faire plaisir à leurs petits-enfants ou même les jeunes parents". Il ne reste plus qu'à trouver les bonnes cachettes pour les uns et à garder le palais affûté pour les autres.(Avec Antoine Calvez)