Le 5 avril 2026 à 07h40
Maxime Lucu avec l’entraîneur-adjoint de l’UBB,
Heini Adams, avant le choc entre
Bordeaux et
Toulouse, le 22 mars dernier. Loic Cousin / Icon Sport Les blessures enfin derrière lui, le demi de mêlée bordelais est de retour, frais et impatient. Un renfort de poids pour les champions d’Europe avant d’affronter les Anglais de
Leicester, ce dimanche en 8e de finale. Passer la publicité Passer la publicité «Il me tardait que le printemps et les matchs de phases finales arrivent. Je rongeais mon frein depuis un petit moment…»
Maxime Lucu a vécu ces derniers mois en pointillé. La faute aux blessures. Un début de saison pas avant le 25 octobre, le temps de soigner un ligament du pouce rompu en match de présaison. Un nouveau coup dur début janvier (genou) et un retour sur les terrains depuis la mi-février. À 100% : quatre matchs, quatre fois 80 minutes et deux essais inscrits. De nouveau le boss de l’UBB, capitaine et patron, exemple et moteur. «Je vois la rage qu’il amène, les vibrations qu’il apporte dans l’équipe depuis qu’il est revenu», confirme le manager bordelais,
Yannick Bru. Oublié le
Tournoi des six nations manqué, toute son énergie, et il en a à revendre, est désormais dévolue au club girondin, tenant du titre en
Champions Cup et avide de soulever enfin le bouclier de Brennus après deux finales perdues en 2024 et 2025 (à chaque fois face au
Stade Toulousain). «Plus que jamais, j’ai envie de me battre aux côtés de mes coéquipiers, a prévenu le demi de mêlée cette semaine en conférence de presse. J’ai eu pas mal de plages de repos ces dernières semaines. Et je me suis bien préparé pour pouvoir enchaîner à mon retour. J’ai toujours cet appétit de disputer ces matchs-là.» Passer la publicité Il se languit de «la fièvre de la Coupe d’Europe» Ces matchs-là, ce sont ces rendez-vous couperets, ces phases finales où le droit à l’erreur n’existe plus. Et ça commence ce dimanche face aux Tigres de
Leicester en 8e de finale de la
Champions Cup. Il s’avoue «excité» à l’idée de retrouver ce parfum unique. L’ambiance incandescente du stade Chaban-Delmas, un adversaire déterminé à faire chuter le tenant du titre, une joute franco-anglaise toujours particulière. «
Leicester, c’est très costaud, très physique. Mais on a hâte de les retrouver», promet le numéro 9, qui se languissait de «la fièvre de la Coupe d’Europe qui prend
Bordeaux» à l’heure de ces rendez-vous décisifs.
Maxime Lucu ne se cache pas. Il se sent prêt comme rarement. «Force est de constater que je suis bien physiquement», sourit le divin chauve de l’UBB. «La deuxième blessure m’a fait mal au sens où elle m’a fait louper des matchs qui sont hyperintéressants à jouer. Ceux de poule européenne contre Northampton et Bristol, le Tournoi aussi. Mais, à l’inverse, elle m’a permis de travailler un peu plus sur le haut du corps, de récupérer un peu de fraîcheur physique, et notamment de masse musculaire. Parce qu’avec un pouce blessé, il était difficile de faire de la musculation du haut du corps. Donc, j’avais beaucoup couru, beaucoup fondu. Sur les matchs de la tournée de novembre, j’avais trouvé que j’étais un peu dans le dur physiquement sur les contacts, les impacts. Il a fallu retravailler ça. J’ai pris deux kilos et ça m’a permis d’être beaucoup plus à l’aise sur ma reprise.» Sans oublier que cette pause forcée lui a également permis de se régénérer «mentalement» et «même, de travailler techniquement». « Il faut passer ce huitième car, ensuite, on a un gros client qui arrive. C’est intéressant. Il nous tarde ! » Bien dans sa tête et dans son corps,
Maxime Lucu est donc désormais impatient de relever le défi du terrain. De vivre les mêmes émotions fortes que la saison dernière. Voire mieux encore. Dans un coin de la tête, il pense déjà au
Stade Toulousain que l’UBB pourrait retrouver dans huit jours, en quart de finale, si les deux équipes se qualifient ce week-end. Des champions de France qu’il faudra également sûrement affronter de nouveau dans la course au Brennus. «Il faut passer ce huitième car, ensuite, on a un gros client qui arrive. C’est intéressant», sourit le Bordelais. Avant d’ajouter, bravache : «Il nous tarde !» A lui encore plus, qui n’a disputé que 14 rencontres (13 titularisations) jusqu’à maintenant cette saison. «D’habitude, j’en ai une vingtaine dans les jambes à cette période de la saison et, donc, un peu de fatigue. Avec sept ou huit matchs de moins dans les jambes, je vois la différence, c’est certain, même si, à choisir, j’aurais préféré ne pas être blessé.» Autrement dit, c’est un
Maxime Lucu en pleine forme et qui brûle de rattraper le temps perdu. Rugby,
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