Le 5 avril 2026 à 13h01 À un an du scrutin, les sondages avaient-ils vu juste ? Sébastien SORIANO / François BOUCHON – Illustration Charlotte PAROIELLE / Le Figaro INFOGRAPHIE – Alors que de récentes enquêtes d’opinion prédisent un duel entre Édouard Philippe et
Jordan Bardella au second tour en 2027, les sondages effectués un an avant lors des précédents scrutins avaient parfois tout juste. Mais souvent tout faux. Passer la publicité Sommaire Le compte à rebours pour l’élection présidentielle est désormais lancé. À un peu plus d’un an du scrutin, les prétendants – déclarés ou putatifs – s’activent en coulisses, comme sur la scène médiatique, tandis que les partis s’écharpent sur le mode de désignation de leur futur candidat. De quoi alimenter également les premières enquêtes d’opinion. Mais peut-on vraiment se fier aux sondages si loin de l’échéance ? Depuis 1981, ils ont parfois vu juste sur le nom des deux finalistes mais ont par ailleurs souvent échoué à prédire certaines percées ou surprises inhérentes à la campagne :
Jean-Marie Le Pen en 2002,
François Bayrou en 2007,
Jean-Luc Mélenchon en 2017 puis en 2022 et bien sûr
Emmanuel Macron il y a une décennie. Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 94% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous Présidentielle 2027 : que disaient les sondages à un an des précédents scrutins ? S'ABONNER Guillaume Tabard : «Présidentielle 2027, de nouvelles fractures électorales» CONTRE-POINT - Dans la mise en place de ce paysage présidentiel, d’autres lignes de partage apparaissent, plus hermétiques encore que les frontières politiques. Présidentielle 2027 : avec les sénatoriales en ligne de mire,
Gérard Larcher joue les entremetteurs au service de «l’union de la droite et du centre» Le président du Sénat plaide pour une primaire large allant de
Renaissance à
LR, quitte à prendre ses distances avec le positionnement de
Bruno Retailleau. Albert Zennou : « La droite entre triomphe culturel et impuissance politique » CHRONIQUE - Si la droite française semble avoir gagné la bataille des idées, elle aborde l’échéance de 2027 sans projet fédérateur ni figure incontestée. Faute de ligne claire, de leadership et de stratégie d’alliance, elle risque en 2027 de payer son incapacité à se réinventer. « Cette séquence, c’est un caillou dans la chaussure » : fragilisé par les municipales,
François Hollande tente d’embrayer sur la présidentielle RÉCIT - L’ancien président a récusé les alliances avec La France insoumise aux municipales, tout en enjoignant discrètement à l’union dans son fief de Tulle. Derrière la victoire d’Édouard Philippe aux municipales, le bilan mitigé de son parti, Horizons Alors que l’ex-premier ministre a fait de l’implantation locale une priorité, il enregistre l’échec de son vice-président Christian Estrosi, à Nice. Sa formation, reconduite au Havre, à Reims et à Angers, fait basculer plusieurs villes et compte plus d’élus que
Renaissance et le MoDem. Diffamer les candidats, hystériser le débat, décrédibiliser le scrutin… Quand les ingérences étrangères numériques s’attaquent à la démocratie DÉCRYPTAGE - Face à la menace, et dans la perspective de 2027, les pouvoirs publics ont créé pour les municipales un « réseau de coordination et de protection des élections ». Ingérences électorales : Russie, Chine, Maghreb et Turquie dans le viseur du renseignement français DÉCRYPTAGE - Les municipales et surtout la présidentielle de 2027 sont l’occasion pour ces États de promouvoir des agents d’influence ou, comme Moscou, d’attaquer la France. Albert Zennou : «Mal nécessaire, la primaire devient-elle la stratégie de survie pour la droite ?» CHRONIQUE - Face à un RN dominant, la dispersion des candidatures dans le camp libéral et conservateur peut être mortelle. Malgré les réticences, la primaire pourrait donc s’imposer comme un exercice presque inévitable pour désigner un candidat capable d’atteindre le second tour en 2027. Marie-Pierre de Bailliencourt : «La campagne des municipales est une déception, et donc un signal d’alarme pour la présidentielle» ENTRETIEN - Think tank habitué à chiffrer les programmes politiques, l’Institut Montaigne a passé au crible les propositions des candidats dans les 12 plus grandes villes. Sa directrice générale alerte sur un «débat escamoté» à l’heure même où la France doit faire des choix majeurs de politique publique. Pourquoi
Jean-Luc Mélenchon s’obstine à défendre Raphaël Arnault ANALYSE - Le jusqu’au-boutisme dont fait preuve La France insoumise dans l’affaire Quentin Deranque s’appuie sur une stratégie qui doit conduire le mouvement au second tour de la prochaine présidentielle.