Le 6 avril 2026 à 11h49 Les premières photos prises depuis la capsule
Orion ont été capturées par un smartphone d’
Apple, que la
NASA autorise désormais à bord de ses missions spatiales. Passer la publicité Passer la publicité
Apple ne pouvait pas rêver meilleure publicité. Les premières photos saisissantes de la mission
Artémis 2, montrant les astronautes dans la pénombre contemplant la Terre par un hublot, ont été prises... Avec un iPhone ! Un iPhone 17 Pro Max, et par la caméra avant (pour les selfies), souvent de moins bonne qualité, selon les métadonnées des images disponibles sur le site de l’agence spatiale américaine. Pour la première mission spatiale à s’approcher de la Lune depuis 1972, les quatre astronautes ont pu emmener des smartphones, en plus du traditionnel appareil photo reflex (un
Nikon D5s) et d’une caméra GoPro. Un objet du quotidien censé aider
Christina Koch,
Victor Glover,
Reid Wiseman et
Jeremy Hansen à partager leur voyage avec la Terre entière. Des images les ont déjà montrés en train de se filmer avec leur smartphone, et même de se le lancer de main en main en apesanteur. Passer la publicité Homologation accélérée En février, l’administrateur de la
NASA Jared Isaacman avait annoncé sur les réseaux sociaux que les smartphones seraient désormais qualifiés pour partir dans l’espace avec les astronautes. «Nous donnons à nos équipages les outils pour capturer des moments spéciaux pour leurs familles et partager des photos et vidéos inspirantes avec le monde», écrivait-il alors. Pas question de scroller sur Instagram en apesanteur ni de faire quelques parties de Tetris, les smartphones ne sont utilisés que pour photographier et filmer et sont déconnectés d’Internet ou du Bluetooth, précise le New York Times . Avant d’être envoyés dans l’espace, les iPhone ont dû passer par un processus d’homologation complexe afin de s’assurer qu’ils étaient assez résistants et évaluer les risques qu’ils pouvaient causer. Par exemple en cas de bris de glace, avec des morceaux de verre qui «flotteraient dans l’air et ne tomberaient pas simplement au sol [comme sur Terre] où l’on serait protégé en portant des chaussures», explique au New York Times
Tobias Niederwieser, chercheur à l’institut BioServe SpaceTechnologies de l’Université du Colorado. «Nous avons dû remettre en question des procédures établies de longue date pour qualifier un appareil moderne à voler dans l’espace sur un calendrier accéléré», a reconnu, sans plus de détails,
Jared Isaacman, évoquant «un petit pas dans la bonne direction». Mission
Artémis 2 : comment les astronautes ont pu emmener leurs iPhone dans l’espace S'ABONNER «J’ai cru qu’il y avait un raz de marée sonore» : lancement réussi d’Artemis 2 dans un tsunami d’émotions REPORTAGE - Le premier vol lunaire habité depuis 53 ans s’est envolé mercredi 1er avril pour un grand huit autour de la Lune. Nous étions sur le site d’observation le plus proche du pas de tir, en Floride. « Ça ne sert à rien, à part à faire rêver les gens » : envoyer des hommes dans l’espace, aventure extraordinaire ou caprice ruineux ? L’année 2026 marque le grand retour des ambitions spatiales habitées : mission française vers l’ISS, projet
Artémis 2 autour de la Lune, promesses martiennes d’Elon Musk. S’agit-il d’un horizon vital pour l’humanité ou d’un luxe technologique aussi coûteux qu’incertain ? Dix jours à quatre dans 9 m3 : ce qui attend les astronautes de la mission Artemis 2 autour de la Lune Le voyage vers la Lune prend plusieurs jours, mais le survol de la face cachée de notre satellite ne durera pas plus de 3h30. Artemis 2 : les enjeux d’une mission habitée à haut risque autour de la Lune pour la
NASA DÉCRYPTAGE - Quatre astronautes, trois Américains et un Canadien, ont décollé dans la nuit de mercredi à jeudi pour tourner autour de notre satellite avant de réaliser un retour dans l’atmosphère terrestre. Nouvelle course à la Lune : la tortue chinoise bien placée pour devancer le lièvre américain RÉCIT - Alors que les États-Unis rencontrent de nombreuses difficultés dans leur programme Artemis, la Chine avance pas à pas sur son propre calendrier. L’objectif de poser un premier taïkonaute en 2029 semble à ce jour plus réaliste que celui d’un retour américain en 2028. La
NASA annonce vouloir établir une base habitée sur la Lune et non plus en orbite Le nouvel administrateur de la
NASA Jared Isaacman a présenté lors d’un événement baptisé «Ignition» les jalons d’un ambitieux programme pour les années à venir, incluant la première sonde interplanétaire à propulsion nucléaire. Pour la première fois de son histoire, l’humanité a changé la course d’un astéroïde autour du Soleil DÉCRYPTAGE - La mission Dart de la
NASA avait percuté en 2022 le plus petit membre d’un duo d’astéroïdes, modifiant l’orbite de l’un autour de l’autre, mais aussi celle du couple dans le Système solaire. Une déviation de 15 centièmes de seconde sur une orbite de plus de deux ans ! Artemis : le nouveau plan de la
NASA va-t-il permettre un alunissage avant les Chinois ? DÉCRYPTAGE - Le nouveau patron de l’agence américaine,
Jared Isaacman, a annoncé que l’alunissage n’aurait pas lieu lors de la mission Artemis 3, prévue en 2027, mais lors des deux suivantes, au moins un an plus tard. Un changement de calendrier qui paraît plus réaliste. « Ma conviction est que 2026 sera l’année du spatial » : Rolando Grandi, un gérant visionnaire PORTRAIT - Responsable des investissements d’Itavera AM, Rolando Grandi, d’origine bolivienne, s’est spécialisé dans l’intelligence artificielle et les industries spatiales. Des secteurs d’avenir. Le centre spatial de Kourou se prépare à l’arrivée des nouveaux petits lanceurs DÉCRYPTAGE - Plusieurs start-up européennes, PLD Space, MaïaSpace et Latitude, préparent leurs futurs pas de tir en Guyane pour de premiers vols prévus cette année et en 2027.