Le 7 avril 2026 à 11h53 Photo d’illustration d’
Henri Guaino, le 14 décembre 2020. François Bouchon / Le Figaro L’ancien chef de l’État est soumis, à partir de ce mardi, à trois jours d’interrogatoire devant la cour d’appel de
Paris. Son ancienne plume a pris sa défense ce mardi au micro de
Sud Radio. Passer la publicité Passer la publicité Trois jours d’interrogatoire à la cour d’appel de
Paris pour
Nicolas Sarkozy s’ouvrent ce mardi 7 avril. Une séquence judiciaire majeure, qui offre à son ancien conseiller spécial l’occasion de revenir sur ce qu’il qualifie de « désastre ». Invité politique de
Sud Radio ce matin,
Henri Guaino a affirmé que, tant l’emprisonnement de l’ancien président de la République que le procès de
Marine Le Pen, lui avaient fait perdre « toute confiance en la justice française ». Le sort judiciaire de l’ancien chef de l’État sera débattu à partir d’aujourd’hui, dans le cadre du procès en appel de l’affaire dite du « financement libyen » . Pour avoir « laissé ses proches » démarcher la Libye de
Mouammar Kadhafi afin de financer sa campagne de 2007,
Nicolas Sarkozy avait été condamné, en septembre 2025, à cinq ans de prison ferme. Resté proche de l’ancien président,
Henri Guaino déclare : « Je pense d’abord à l’homme qu’on salit sans arrêt et qu’on traîne dans la boue », ajoutant : « On l’a quand même envoyé en prison alors qu’il n’y avait, à ce stade de la procédure, aucune raison de l’incarcérer. » Passer la publicité «Nos institutions en sortiront disqualifiées» Ce n’est pas la première fois que l’ancien conseiller prend sa défense. En septembre dernier déjà, il estimait que cette décision constituait une atteinte grave à la séparation des pouvoirs et aux institutions républicaines, déclarant : « C’est une sorte de coup d’État judiciaire. » Fidèle à cette ligne, il se dit aujourd’hui inquiet pour les institutions françaises, qui pourraient en sortir « profondément affaiblies et disqualifiées ». L’ancien député va plus loin encore, appelant à une réflexion collective sur l’état de la société : « Je pense au regard du monde sur notre pays, et au regard que nous portons nous-mêmes sur nous-mêmes et sur la
France. » Interrogatoire de
Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen :
Henri Guaino déplore sa « perte de confiance » en la justice française S'ABONNER Les victimes de l’attentat contre le DC 10 d’UTA bouleversent le procès du «financement libyen» COMPTE RENDU D’AUDIENCE - L’avion a été pulvérisé en 1989 par une bombe installée par les services secrets libyens dirigés par Abdallah Senoussi, pièce maîtresse de l’affaire de corruption présumée. Procès en appel du « financement libyen » : la « note Koussa » revient dans le débat en appel COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Brice Hortefeux affirme qu’il n’a pas prévenu
Nicolas Sarkozy de la publication de ce document controversé par Mediapart, et que
Nicolas Sarkozy ne lui a pas demandé d’explication après parution. Procès en appel du «financement libyen» : pour Brice Hortefeux, «il ne s’est rien passé» à Tripoli COMPTE RENDU D’AUDIENCE - L’ancien ministre, proche de
Nicolas Sarkozy, a tenté de convaincre la cour d’appel qu’il avait été piégé en 2005 par Ziad Takieddine lors d’un bref voyage officiel. « Financement libyen » : les étonnantes vérités de Thierry Gaubert DÉCRYPTAGE - Autrefois proche de
Nicolas Sarkozy, le prévenu justifie curieusement ses relations avec l’intermédiaire Ziad Takieddine. Procès en appel du «financement libyen» : Éric Woerth et Alexandre Djouhri, deux prévenus aux antipodes COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Lundi, l’un et l’autre ont plaidé tour à tour leur innocence devant la cour d’appel de
Paris. «Une relation d’ordre filial» : 2010, l’année où Rufenacht transmet les clés du Havre à Philippe pour verrouiller la ville à droite SUCCESSIONS ET HÉRITAGES (5/5) - Loin d’être cantonnée à des enjeux locaux, l’histoire des municipales est jalonnée de transitions entre maires installés et leurs dauphins, et parfois d’épisodes où de jeunes loups s’imposent à la surprise générale. Si la succession havraise entre Rufenacht et Philippe se déroule sans anicroche, leur lien change de nature lorsque le juppéiste devient premier ministre. Procès en appel du «financement libyen» : la ligne floue de Brice Hortefeux COMPTE RENDU D’AUDIENCE -
Nicolas Sarkozy n’a pas souhaité faire de déclaration liminaire. Celle de son ami et coprévenu a semblé en discordance avec l’argumentation de sa propre avocate.
Nicolas Sarkozy ne fait pas appel du refus de fusionner deux peines ferme Condamné dans les affaires «Bismuth» puis Bygmalion, l’ancien chef de l’État avait demandé que la seconde sentence soit confondue avec la première. Ouverture de l’appel du «financement libyen» avec
Nicolas Sarkozy mais sans Claude Guéant Celui qui fut le collaborateur de l’ancien président de la République
Nicolas Sarkozy, âgé de 81 ans, n’est apparemment pas en état de comparaître pour ce procès crucial. « Financement libyen » : l’appel de l’espoir pour
Nicolas Sarkozy RÉCIT - L’affaire qui a valu à l’ancien chef de l’État et à plusieurs de ses proches des condamnations à de la prison ferme est rejugée jusqu’en juin.