Le 7 avril 2026 à 10h42 La porte-parole du gouvernement,
Maud Bregeon, a assuré qu’il n’y avait «pas de risque de pénurie» de carburants pour les jours à venir, expliquant avoir «mis en place tous les moyens nécessaires» pour réapprovisionner rapidement les stations-service qui en manqueraient. Passer la publicité Passer la publicité Près d’une station-service sur cinq connaît une rupture de stock sur un ou plusieurs carburants après le week-end prolongé de Pâques, a annoncé ce mardi 7 avril la ministre déléguée de l’Énergie
Maud Bregeon. «Il y a environ 18% des stations dans lesquelles il manque au moins un carburant», a indiqué sur
RMC/BFMTV la ministre déléguée, également porte-parole du gouvernement. «Ces difficultés sont dues à des problématiques logistiques de transport», a-t-elle ajouté, notamment dans les stations du réseau
TotalEnergies, du fait du plafonnement du prix des carburants. «83% des stations dans lesquelles il y a des difficultés sont des stations du réseau
TotalEnergies», a poursuivi la ministre. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et jusqu’à ce mardi 7 avril, le géant pétrogazier plafonne le prix de l’essence à 1,99 euro le litre et du prix du diesel à 2,09 euros le litre dans ses 3300 stations-service en métropole. «Un prix plafond» qui amène à un «écart significatif (de prix) entre le réseau de distribution de
TotalEnergies et les autres», a pointé
Maud Bregeon, qui rappelle que le taux de rupture d’au moins un carburant n’est que d’environ 4% dans les autres stations. Passer la publicité «Il n’y a pas de risque de pénurie», a-t-elle finalement assuré, expliquant avoir «mis en place tous les moyens nécessaires pour permettre ce réapprovisionnement rapide». «Le taux s’est déjà amélioré», explique la ministre, alors que des dérogations de transport ont été accordées en ce lundi de Pâques, permettant à plus de 200 camions de circuler malgré le jour férié. «Aujourd’hui, 900 camions circulent, contre 600 en temps normal. On peut s’attendre à une amélioration progressive dans la journée», a-t-elle ajouté. Des chiffres «parfois fantaisistes» Un peu plus tôt,
Olivier Gantois, le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) avait estimé sur
RTL qu’une station-service sur quatre se trouvait mardi matin en «rupture de stock» d’au moins un carburant, en raison de problème de livraison durant le week-end prolongé de Pâques. Le site du gouvernement data.gouv renvoie d’ailleurs ses visiteurs vers un autre site, penurie-carburant.fr, censé répertorier les «pénuries d’essence» - alors même que la communication officielle refuse ce terme. Très bien référencé sur les moteurs de recherche et se présentant comme le site de référence «pour trouver les stations-service approvisionnées en carburant dans votre commune ou près du lieu où vous vous trouvez», il évoque des tensions et une certaine affluence, dans les stations-service françaises. Mais il fait état de niveaux de «pénurie» élevés et parfois en total décalage avec les chiffres avancés par le gouvernement : jusqu’à 20% des stations se trouveraient ainsi en pénurie de gazole, 33% en pénurie de SP98, 37% en pénurie de de E10 et jusqu’à 70% de SP95. Alors qui croire ? Ce week-end, Bercy évoquait des «chiffres parfois fantaisistes» et une «méthodologie douteuse qui circulent sur certains sites s’agissant du taux de stations en rupture». Alors que dans le même temps, le site penurie-carburant.fr reconnaissait que les données qu’il diffuse étaient «issues du système d’information gouvernemental Prix Carburants ainsi que des signalements effectués par nos internautes sur notre site». De sorte que tous les points de ventes ouverts n’y étaient «pas forcément référencés». À ce sujet,
Maud Bregeon demande à l’ensemble des distributeurs «d’être le plus raisonnable possible». Et la ministre d’affirmer que «si dans les semaines à venir, on observe une accalmie sur le conflit et que le prix du Brent diminue à l’échelle internationale, alors on sera particulièrement vigilant à ce que ces baisses soient répercutées aussi vite que les hausses l’ont été dans le passé». En attendant, le gouvernement persiste et signe, s’il peut y avoir quelques «tensions logistiques locales et ponctuelles concentrées dans les stations
TotalEnergies dues à des affluences inhabituelles dans les enseignes de ce groupe», reste que tout le monde exprime sa «pleine confiance dans le professionnalisme et l’expérience de la Direction générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) qui ont l’habitude de ce type de situation et s’y préparent chaque année». Des aides «ciblées» mais pas «universelles» Interrogée sur la création d’une «aide universelle» pour aider les Français à faire face à la hausse des prix des carburants, la porte-parole a balayé l’idée, estimant nous ne pouvions «pas nous le permettre» financièrement. «Nous aurons un nouveau dispositif d’aide dans les prochains jours pour les Français qui travaillent, qui font face à des difficultés», a-t-elle néanmoins fait savoir, confirmant une promesse du premier ministre Sébastien Lecornu la semaine dernière. À ce sujet, elle a notamment parlé des «aides-soignantes», des «aides à domicile» et «certains agriculteurs qui font encore face à des difficultés particulières». Passer la publicité
Maud Bregeon a ainsi défendu «le choix que nous avons fait depuis le départ» et «que nous allons continuer à faire». C’est-à-dire «cibler les aides vers les Français qui travaillent et vers les secteurs les plus en difficulté, vers celles et ceux pour qui terminer le mois est encore plus difficile». «Il y a 18% des stations dans lesquelles il manque au moins un carburant», annonce le gouvernement S'ABONNER Donald Trump menace d’«anéantir» l’Iran la nuit prochaine si le détroit d’Ormuz ne rouvre pas RÉCIT - «Mais je ne veux pas ça», a ajouté le président américain, qui a laissé entendre que des négociations sont en cours et ont de bonnes chances d’aboutir, malgré les démentis de l’Iran Face à l’Iran, Donald Trump poursuit son cavalier seul Le président américain a célébré lundi le succès de l’opération de sauvetage des aviateurs abattus, alors que son ultimatum à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz expire mardi soir. Renaud Girard : «Iran, prendre le temps de vraies négociations de paix» CHRONIQUE - Bien que la démocratie médiatique américaine vive dans le temps court, le président Trump serait bien avisé de donner un peu de temps aux Iraniens pour élaborer un accord raisonnable. Car l’enjeu est de doter le Moyen-Orient d’une paix définitive. Le Roi Charles III aux États-Unis pour sauver la « relation spéciale » en péril Alors que la relation entre Donald Trump et Keir Starmer s’est fortement dégradée, Londres mise sur la diplomatie royale et entend se rapprocher de l’Europe. Chasse à l’homme, base avancée, forces spéciales... Comment l’armée américaine est parvenue à sauver deux aviateurs de la capture RÉCIT - Lors de deux opérations mêlant professionnalisme et esprit d’initiative ; et jouant d’une petite dose de chance, les commandos américains ont réussi à retrouver et à extraire l’équipage du F-15 abattu vendredi près d’Ispahan, en Iran. Ali Vaez : « Les Iraniens considèrent qu’il vaut mieux pour eux poursuivre un conflit ouvert que de chercher à le geler » ENTRETIEN - Le directeur du projet Iran à l’International Crisis Group estime que, bien que considérablement affaibli, le régime iranien n’a pas intérêt à engager des négociations tant que le coût de la guerre n’est pas suffisamment élevé pour les États-Unis. Comment Donald Trump tente de tirer profit de l’incroyable sauvetage des pilotes américains tombés en Iran RÉCIT - La récupération de deux pilotes de F-15 est un succès américain, mais la perte de plusieurs appareils indique que l’Iran détient encore des moyens antiaériens. Guerre au Moyen-Orient : l’envolée des prix des carburants plus forte aux États-Unis que n’importe où ailleurs Selon une note de la banque UniCredit, les prix à la pompe ont augmenté de 25% aux États-Unis par rapport à fin février, contre 20% par exemple en Chine. En
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