Plusieurs hommes de la grande bourgeoisie parisienne ont été accusés d'avoir violé des enfants comme l'écrivain
Gabriel Matzneff ou l'académicien
Jean-François Revel.
Inès Chatin a changé de nom, grâce à la loi Vignal, mais pour elle, ce devrait être à l'agresseur de changer de nom, pas à la victime. "J'aimerais qu'on arrive à dire les noms tout haut, pour mieux protéger les victimes", témoigne pour la première fois, mardi 7 avril sur
France Inter,
Inès Chatin, victime des "hommes de la rue du Bac". En 2024, le journal
Libération a publié une vaste enquête sur ce groupe d'hommes de la grande bourgeoisie parisienne accusés d'avoir violé des enfants. Le journaliste
Willy Le Devin publie mercredi le livre "Les hommes de la rue du Bac" (
JC Lattès), qui rassemble les témoignages et les archives sur cette affaire.
Inès Chatin y dénonce les viols et sévices subis entre 1977 et 1981, lorsqu’elle était enfant, commis par son père adoptif et ce groupe d’hommes, parmi lesquels figurent l'académicien
Jean-François Revel, l'ancien patron du Point
Claude Imbert, l'avocat
François Gibault ou encore l'écrivain
Gabriel Matzneff. Une enquête a été ouverte, même si les faits sont prescrits.Sur
France Inter, dans sa première prise de parole à la radio,
Inès Chatin dénonce le silence qui a entouré les coups sur sa mère, les injures et les viols sur elle et d'autres enfants. Un silence qui règne encore aujourd'hui. "Il y a d'autres femmes qui témoignent, qui sont toutes des femmes de ces milieux-là, particulièrement favorisés, où le silence est plus fort qu'ailleurs, puisqu'il y a une espèce de jeu de dominos entre familles, chacune protège celle d'à côté, et si vous bousculez cet édifice, le risque, c'est que tout s'effondre. Résultat, ça amplifie le silence", raconte
Inès Chatin. Aujourd'hui, elle rencontre encore beaucoup de femmes qui lui confient avoir été victimes, mais n'osent pas en parler.
Inès Chatin lutte contre ce système pour "que les familles arrêtent de protéger les agresseurs". "On nous dit que c'est nous qui jetons l'opprobre sur la famille en parlant alors que c'est clairement l'agresseur qui jette l'opprobre et c'est lui qu'il faut exclure de la famille", s'indigne-t-elle."C'est lui qui salit la famille et pas la victime. Il faut renverser les choses à 180 degrés."
Inès Chatin, victime des "hommes de la rue du Bac"à franceinfoInès Chatin a changé de nom de famille grâce à la loi Vignal, mais "au fond, c'est à l'agresseur à qui on devrait enlever le droit de porter son nom de famille", suggère-t-elle. Le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris a besoin d'un milliard d'euros Concerts de Céline Dion : attention aux arnaques en ligne L'Eurovision lance une déclinaison du concours de chanson, Eurovision Asie, qui sera diffusé en novembre prochain Céline Dion : "Ce n’est pas forcément mon style de musique, mais je comprends que beaucoup l’apprécient", répond Sophie Binet L'émotion de Thomas Jolly après l'annonce du grand retour de Céline Dion La joie des fans après l'annonce du retour de Céline Dion Céline Dion à Paris : comment accéder aux préventes ? Céline Dion : "Je vais pouvoir chanter pour vous à Paris" Billy Idol : "J'ai raté le rôle du T-1000, dans Terminator 2, à cause de la drogue" Menaces, insultes racistes : des fans d'Harry Potter se déchaînent Melchior Leroux, le réalisateur derrière les clips de Theodora Gims interpellé dans une affaire de blanchiment en bande organisée Ému, Jean-Paul Rouve reçoit la Légion d’honneur des mains d’Emmanuel Macron L'émotion de Jean Dujardin aux obsèques de Bruno Salomone Céline Dion fera son retour sur scène à Paris à l'automne 2026 "Le milieu agricole est extrêmement difficile" Ana Girardot Plus de 100.000 fans réunis à Séoul pour le retour sur scène de BTS Esports Nation Cup : la coupe du monde des jeux vidéo "Mes parents se demandaient ce que j'allais faire de ma vie" François Damiens Nicholas Brendon, star de "Buffy contre les vampires", est mort à l'âge de 54 ans