À quelques heures de l'expiration de l'ultimatum lancé par
Donald Trump à l'
Iran, la sociologue
Azadeh Kian témoigne de l'angoisse d'une population iranienne plongée dans la peur, la précarité et obsédée par une seule issue : "la fin de la guerre". De la fumée s'élève après de nouvelles frappes sur Téhéran, en
Iran, le 7 avril 2026. (ATTA KENARE / AFP) "La seule chose que les gens souhaitent aujourd'hui, c'est la fin de la guerre", affirme, mardi 7 avril, sur franceinfo
Azadeh Kian, franco-iranienne, professeure de sociologie politique à l'université de Paris-Cité, spécialiste de l'
Iran, alors que l'ultimatum de
Donald Trump à l'
Iran va expirer la nuit prochaine à 2 heures du matin, heure française. L'
Iran "tout entier" pourrait être détruit, a dit
Donald Trump. "La population est en état de panique", poursuit-elle. La chercheuse, qui a des amis et de la famille en
Iran avec lesquels elle s'est entretenue par téléphone, assure qu'ils "sont très inquiets". "La population vit très très mal cette guerre qui devient de plus en plus dévastatrice. Les bombes explosent du matin au soir, il n'y a pas de sécurité, il n'y a pas de vie tout simplement, poursuit-elle. (...) C'était peut-être la dernière fois qu'on pouvait se parler avant les bombardements de demain, suivant la menace de Trump. On en est là.""À cela s'ajoute la cherté de la vie, souligne
Azadeh Kian. Il y a une augmentation exponentielle du coût de la vie. Beaucoup de personnes qui travaillaient auparavant sont maintenant au chômage à cause de la guerre et n'arrivent plus à survivre, ou très difficilement.""C'est du gâchis total, poursuit-elle, c'est la destruction de l'
Iran. Plus d'une vingtaine d'universités ont été détruites, 300 hôpitaux et centres de soins, des écoles... 93 000 immeubles résidentiels et commerciaux ont été détruits, trois millions de personnes sont déplacées. Il y a énormément de gens qui sont au chômage aujourd'hui, qui sont affamés."Le président américain a aussi affirmé que les Iraniens étaient "prêts à souffrir pour avoir la liberté". "Ça n'a pas de sens, réplique
Azadeh Kian. Ce monsieur est un fou furieux. (...) Comment voulez-vous que les gens disent, 'on veut bien souffrir', souffrir pour quoi faire ? Pour voir détruire leur pays ?"Quant à l'espoir d'un changement de régime, la chercheuse n'y croit "absolument pas". Selon elle, "depuis que la guerre a commencé, le régime s'est renforcé. Le pouvoir est aujourd'hui aux mains des gardiens de la révolution. Les plus durs du régime sont aux manettes aujourd'hui. IIs font tout pour y rester, même après la fin de la guerre. Ils continuent à arrêter des opposants, ils continuent à les exécuter." "Nous nous opposons toujours aux frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques" A 406 000 km de la Terre : le record des astronautes d'Artemis II Un ours aperçu sur des pistes de ski dans le Pyrénées Au Japon, une parade de pénis géants pour célébrer la fertilité Réforme des tickets-resto : les restaurateurs en colère On te répond : quel impact la guerre a en
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