Le 7 avril 2026 à 17h43 Le nombre de nouveau-nés a été stable l’année dernière, à rebours du recul général observé sur le reste du territoire métropolitain. Un plateau qui pourrait toutefois être de courte durée. Passer la publicité Passer la publicité L’anomalie n’est pas passée inaperçue. Les
Pays de la Loire ont été, en 2025, la seule région de
France à maintenir un nombre de naissances stable, avec 35.400 heureux événements enregistrés. Une véritable «exception ligérienne» soulignée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dans une étude flash publiée le 2 avril. Une dynamique à l’image de la vitalité démographique de la région qui, malgré une érosion en cours, a vu sa population progresser de 6,1% entre 2016 et 2026, pour s’établir désormais à 3,965 millions d’habitants. Cette résilience locale des naissances s’explique notamment par l’attractivité toujours forte de la façade atlantique et de l’agglomération nantaise, ainsi que par l’arrivée d’un nombre plus important de femmes en âge de porter un enfant, par rapport à la moyenne métropolitaine. Attention, toutefois, à ne pas surinterpréter ces données. «Il est beaucoup trop tôt pour extrapoler une dynamique plus large à partir de ce palier. Les premiers chiffres des mois de janvier et de février 2026 semblent d’ailleurs plutôt pointer vers une baisse des naissances pour cette année», décrypte
Arnaud Fizzala, chef des projets d’études à l’Insee et co-auteur de l’étude flash. Passer la publicité Lutte contre l’infertilité En dépit de cette stabilisation des naissances, les
Pays de la Loire n’échappent pas, en effet, au creusement de leur solde naturel régional. Celui-ci est devenu négatif en 2022, en raison de l’augmentation soutenue des décès et de l’effritement de la natalité. Ce même phénomène a gagné plus largement le reste de la métropole - comme une partie de l’
Europe -, qui accuse, notamment, le vieillissement des générations issues de Baby Boom. La baisse des naissances a, en revanche, plusieurs causes, profondes comme immédiates. Si l’envie de faire des enfants demeure, les couples pointent du doigt un faisceau de contraintes économiques et sociales venant contrarier leur projet d’enfant. Le coût de la vie ainsi que les difficultés grandissantes à trouver un logement sont notamment mis en avant pour expliquer ce phénomène de dénatalité. Pour y contrevenir, le gouvernement a annoncé en début d’année la création d’un nouveau congé de naissance, qui doit permettre aux parents de rester jusqu’à deux mois de plus auprès de leur nouveau-né. Un plan national de lutte contre l’infertilité est également sur les rails. Il se concrétisera, en particulier, par l’envoi, à la fin de l’été, d’une lettre à tous les Français de 29 ans. Natalité : les
Pays de la Loire, seule région française à ne pas avoir connu une chute des naissances en 2025 S'ABONNER Benoît Perrin : « Dans un pays qui ne fait plus assez d’enfants, la politique familiale devrait être un sanctuaire budgétaire » TRIBUNE - Pour le directeur de Contribuables Associés, le rabot sur les allocations familiales, effectif depuis le 1er mars dernier, est un coup porté à l’avenir de notre pays. Un choix d’autant plus incompréhensible au vu de notre démographie en berne, ajoute-t-il. Le miracle économique polonais menacé par le déclin démographique DÉCRYPTAGE - Cette année, la croissance polonaise devrait largement dépasser les 3 %. Pour soutenir leur développement, les entreprises tablent sur le retour de la diaspora. Soirée des mariés, relais d’auxiliaires parentales… Asnières-sur-Seine, cette ville des Hauts-de-Seine qui a réussi à attirer les familles LES MAIRES FACE AU VIEILLISSEMENT (5/5) - Cette ville déploie depuis une dizaine d’années tout une panoplie de mesures pour « redonner une place politique à la famille ». Crise des vocations, population vieillissante... En Charente, les laïcs au secours des prêtres pour célébrer les funérailles LES MAIRES FACE AU VIEILLISSEMENT (4/5) - Dans ce territoire touché par le vieillissement de la population, l’Église s’appuie sur des équipes de retraités pour œuvrer lors des obsèques. À l’entrée de certains villages, les cimetières affichent complet, au grand désespoir des maires et des familles. Bertrand de Saint Vincent : «À Paris, à Tokyo, à New York, on dirait que les enfants se sont volatilisés» CHRONIQUE - Derrière sa fenêtre, contemplant ce monde qui ne lui tend pas les bras, l’enfant regarde ses parents s’éloigner en se demandant pourquoi ils font tant d’efforts pour lui ressembler. Peut-être parce que l’espèce est en voie de disparition. « Une commune qui n’abrite plus de naissances perd une part d’identité » : à Saint-Amand-Montrond, tous les moyens sont bons pour sauver la maternité LES MAIRES FACE AU VIEILLISSEMENT (3/5) -Demain, sera-t-il encore possible d’accoucher dans la
France des sous-préfectures ? Avec la baisse de la natalité, les petites maternités sont menacées. Le maire de cette commune du Cher propose une prime de 1 000 euros aux jeunes mamans. En Haute-Saône, la résistance d’un petit village qui veut maintenir ses écoliers et choyer ses aînés LES MAIRES FACE AU VIEILLISSEMENT (2/5) - Lavoncourt, bourgade de 330 habitants qui compte deux centenaires, lutte contre le dépeuplement. Et attend avec impatience deux naissances cette année. « C’est une ville de vieux, ici ! » : dans le Var, Saint-Raphaël à la recherche de sa jeunesse perdue LES MAIRES FACE AU VIEILLISSEMENT (1/5) - Dans cette commune, près d’un habitant sur deux a plus de 60 ans. Immobilier, sécurité, activités et même circulation routière, tout est adapté aux besoins de leur âge. La migration de la jeunesse semble inexorable, au grand regret des autorités municipales. Laurence de Charette : « La planète va-t-elle se vider dans l’indifférence générale ? » LE BLOC-NOTES - Bientôt, les « égoïstes » ne seront, enfin, plus ceux qui rêvent innocemment d’ajouter aux « malheurs du monde » un être à chérir, mais ceux qui prétendront ne pas apporter leur pierre à l’avenir de l’humanité. Paulin Césari : «Si l’on cessait d’enfanter, ne sauverait-on pas définitivement la vie ?» LA MINUTE PHILO - La vie humaine n’est-elle pas intrinsèquement coupable, car responsable de tous les maux infligés aux autres formes de vie ? N’offense-t-elle pas continûment la Terre érigée en déesse-mère ?