Le 7 avril 2026 à 22h18 Les Insoumis accusent
BFMTV de «manquements graves aux obligations légales en matière de pluralisme, d’honnêteté et d’indépendance de l’information». Passer la publicité Passer la publicité Les dirigeants de
La France Insoumise ont annoncé mardi avoir saisi le régulateur de l'audiovisuel, l'
Arcom, ciblant le traitement médiatique de
BFMTV autour de la garde à vue de
Rima Hassan. Dans un courrier adressé à l'
Arcom et publié sur X,
Manuel Bompard et
Paul Vannier, deux responsables de LFI, effectuent un «signalement» et reprochent à la chaîne des «manquements graves aux obligations légales en matière de pluralisme, d'honnêteté et d'indépendance de l'information». Ils l'accusent d'avoir «diffusé en continu et de façon répétée des fausses informations», via des bandeaux diffusés selon lesquels de la drogue aurait été retrouvée dans les effets personnels de
Rima Hassan lors de sa garde à vue, jeudi, dans le cadre d'une enquête pour «apologie du terrorisme». Dans cette affaire, l'eurodéputée franco palestinienne sera jugée le 7 juillet pour avoir publié sur X un message faisant référence à l'auteur d'un attentat contre
Israël. Passer la publicité Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert «la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, NDLR), sur lesquelles elle a été interrogée», avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, ajoutant que «ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte».
Rima Hassan avait nié avoir été en possession de drogue, assurant consommer uniquement du CBD - substance légale - «à des fins médicales». LFI dénonce par ailleurs une rupture de «l'équilibre du traitement de l'information», reprochant à
BFMTV de n'avoir pas diffusé, vendredi, la conférence de presse de
Rima Hassan, durant laquelle elle s'était défendue. Et regrette que la chaîne n'ait pas «présenté de démenti proportionné à l'ampleur de la diffusion initiale». Garde à vue de
Rima Hassan :
La France Insoumise saisit l'
Arcom et dénonce des «fausses informations» S'ABONNER Drogue : « LFI, qui se prétend humaniste, ferme les yeux sur un trafic qui tue des innocents chaque année » FIGAROVOX/HUMEUR - Lors de son placement en garde à vue, des « matières s’apparentant » à « de la 3MMC», une drogue de synthèse, ont été retrouvées dans le sac de l’eurodéputée LFI
Rima Hassan, selon le Parquet. La journaliste
Noémie Halioua y voit une contradiction majeure avec les prétentions du mouvement. Pourquoi le placement en garde à vue de
Rima Hassan n’est pas «illégal», malgré son immunité parlementaire DÉCRYPTAGE - L’eurodéputée a été convoquée jeudi 2 avril au matin par la police judiciaire car elle est soupçonnée d’«apologie du terrorisme». L’immunité parlementaire dont elle peut se prévaloir en principe est néanmoins strictement encadrée. Marcel Gauchet et Pierre Manent : «La France se dirige-t-elle vers une guerre civile ?» GRAND ENTRETIEN - Après le meurtre de Quentin Deranque, les deux philosophes déplorent que notre époque, en criminalisant les idées conservatrices, ait donné naissance à une jeunesse sans repères, prête à user de la violence pour anéantir l’adversaire. Retrouvez chaque samedi la sélection du FigaroVox : décryptages, points de vue et controverses. La grande illusion de l’interdiction des meetings dans les universités DÉCRYPTAGE - Après la mort de Quentin, en marge d’une conférence de
Rima Hassan à l’IEP de Lyon, le ministre de l’enseignement supérieur a expliqué qu’il n’y aurait pas «d’autres meetings de ce type», en cas de «risques de troubles à l’ordre public». Mort de Quentin : «Nous, élèves et anciens élèves d’IEP, appelons le gouvernement à lutter contre la menace terroriste d’extrême gauche» TRIBUNE - Après le meurtre de Quentin, 23 ans, le 14 février, des élèves et anciens élèves de différents Institut d’études politiques (IEP) plaident, entre autres, pour que l’on réexamine d’urgence les subventions publiques attribuées à des associations affiliées de près ou de loin au mouvement «antifa». Thibault de Montbrial : « La mort de Quentin, le risque d’une bascule » TRIBUNE - La mort de Quentin, passé à tabac par des militants d’ultragauche, s’inscrit dans un système idéologique où la violence politique est relativisée et même justifiée par certains au nom de la lutte contre un adversaire présenté comme absolu, analyse l’avocat*. « Le débat n’est plus possible » : à Sciences Po Lyon, l’ultragauche dicte sa loi Quatre jours après les violences qui ont coûté la vie à Quentin, 23 ans, la directrice de l’IEP lyonnais estime qu’il n’y avait pas de « risque de trouble à l’ordre public » en accueillant
Rima Hassan. La mort de Quentin, jeune étudiant nationaliste, embrase la classe politique entre condamnations et appels au calme Face à ce drame, Emmanuel Macron a condamné un «déferlement de violence inouï», estimant qu’«en République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue». «C’est nous qui sommes agressés!» : attaqués de toutes parts après la mort de Quentin, les Insoumis cherchent à inverser l’accusation Le leader de LFI a assuré dimanche que son mouvement n’avait « rien à voir » dans le lynchage à mort du jeune étudiant à Lyon. Il accuse le collectif Némésis de se « vanter » d’être venu à la conférence de
Rima Hassan pour l’« empêcher de fonctionner ».