Les Etats-Unis et l'
Iran revendiquent tous deux la victoire mercredi après être convenus d'un cessez-le-feu de deux semaines en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz. Pour
Romuald Sciora, cette trêve risque de "coûter cher" à
Donald Trump. Publié le 08/04/2026 09:33 Mis à jour le 08/04/2026 09:34 Le président américain
Donald Trump tient une conférence de presse en pleine guerre contre l'
Iran, le 6 avril 2026. (SAUL LOEB / AFP) "On a l'impression d'être face à une reddition des États-Unis", analyse, mercredi 8 avril, sur
Franceinfo Romuald Sciora, essayiste et directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l'Institut de relations internationales et stratégiques (
IRIS), après l'annonce par
Donald Trump d'un cessez-le-feu avec l'
Iran. "On assiste probablement à la fin de la guerre", estime le chercheur, selon qui "
Donald Trump s'est lancé dans cette guerre sans aucune stratégie". Le locataire de la Maison Blanche souhaitait arriver "avec un deal devant le peuple américain pour le 250ᵉ anniversaire des États-Unis", avance
Romuald Sciora, ce qui explique selon lui que "depuis maintenant près de deux semaines, il cherchait désespérément une sortie de secours" et "tentait de flatter les Iraniens".Plus la guerre s'enlisait, plus le président américain était sous pression "de l'opinion américaine, essentiellement de l'électorat de base de Trump, la nation Maga", qui, pour la première fois depuis 10 ans, "s'est montrée fébrile et a commencé à se détourner de son chef", observe
Romuald Sciora. "Cela va lui coûter très cher dans les urnes en novembre" lors des mid-terms, les élections de mi-mandat, prévient-il. "C'est sa guerre et il y est allé contre l'avis de son vice-président, des sénateurs républicains et de la plupart des généraux du Pentagone", précise le spécialiste.Grâce à l'accord de cessez-le-feu,
Donald Trump a donc trouvé "sa sortie de secours", estime le chercheur : "Les États-Unis n'ont pas gagné cette guerre", l'accord est "comme une victoire pour l'
Iran". Le président américain "se contentera de la réouverture du détroit d'Ormuz, qui n'était pas véritablement fermé il y a encore quelques semaines".Israël a accepté dans la nuit de mardi à mercredi l'accord de cessez-le-feu, bien que cette guerre était "existentielle" pour Benyamin Nétanyahou : "C'était sa guerre, il l'a rêvée depuis son entrée en politique", analyse
Romuald Sciora, mais le Premier ministre israélien "doit se plier aux directives de la Maison Blanche", constate-t-il. Un voleur de carburant blesse trois gendarmes dans sa fuite en Moselle Des chaînes humaines pour "protéger" les infrastructures civiles en
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