flux rss (Nouvelle fenêtre) Un cessez-le-feu de deux semaines a été conclu in extremis entre
Washington et
Téhéran, évitant une escalade immédiate. Mais des interrogations demeurent sur le dossier du nucléaire, du
Liban et des conditions de paix, sur fond de critiques contre
Donald Trump. Publié le 08/04/2026 07:39 Mis à jour le 08/04/2026 07:40 Le président américain
Donald Trump tient une conférence de presse en pleine guerre contre l'
Iran, le 6 avril 2026. (SAUL LOEB / AFP) Ce répit, au bout de la nuit du mardi 7 au mercredi 8 avril, pour le Moyen-Orient. Les États-Unis et l’
Iran se sont entendus sur un cessez-le-feu de deux semaines, peu avant l’expiration de l’ultimatum de
Donald Trump, avec pour première conséquence un arrêt temporaire des hostilités. Le monde retenait son souffle. Le soulagement est donc arrivé à 0 h 37, heure française, soit environ 90 minutes avant l’expiration de l’ultimatum du président américain, qui avait proféré plus tôt dans la journée une menace sans précédent contre l’
Iran. "Une civilisation entière va mourir ce soir", écrivait-il sur son réseau social.C’est sur ce canal de communication habituel qu’il a confirmé, mardi soir, avoir accepté de repousser ses attaques de deux semaines pour finaliser et conclure, dit-il, un accord de paix de long terme en échange de la réouverture complète et immédiate du détroit d’Ormuz. Une négociation sur la base d’un plan iranien en dix points. De ces dix points, on ne connaît pour l’instant que ce que les Iraniens en ont révélé. Selon les médias d’État, qui ont relayé la publication du plan par le
Conseil suprême de la sécurité nationale, la proposition de
Téhéran inclut un principe de non-agression, la levée de toutes les sanctions internationales, mais aussi le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz et l’acceptation de l’enrichissement d’uranium par l’
Iran.Il est aussi question de mettre fin aux attaques contre les alliés du régime iranien dans la région et d’arrêter les combats au
Liban. Une proposition qui semble difficilement acceptable pour
Washington, et encore moins pour
Israël, qui affirme que le cessez-le-feu n’inclut pas le
Liban.On entrevoit déjà des points de blocage, avec des divergences possibles entre
Israël et les États-Unis, divergences qui risquent d’être au cœur des négociations qui vont s’ouvrir à Islamabad, au
Pakistan. Le point le plus sensible, c’est évidemment le nucléaire, et notamment l’enrichissement d’uranium, qui était une priorité au début de la guerre. On voit déjà un désaccord sur le périmètre du cessez-le-feu : la situation au
Liban en fait-elle ou non partie ? L’hypothèse d’un changement de régime semble en tout cas avoir disparu. C’était un objectif israélien que les renseignements américains jugeaient, pour leur part, manifestement impossible.Mercredi matin,
Donald Trump crie victoire, insiste même sur une victoire totale et complète. Pourtant, si elle se résume à la réouverture d’un détroit qui était ouvert avant le déclenchement de la guerre, cela sera difficile à faire avaler. Le régime iranien pourra, lui, se targuer d’avoir tenu, d’avoir résisté à la menace d’un anéantissement complet. On sait déjà que
Donald Trump va devoir faire face à des critiques virulentes sur sa stratégie et sur sa capacité à gouverner.Le débat monte aux États-Unis. Des figures conservatrices mêlent désormais leur voix à celle de l’opposition démocrate pour interroger la santé mentale du président, dont les outrances des trois derniers jours ont sidéré et choqué, provoquant même les critiques du pape américain Léon XIV. "Ouvrez ce putain de détroit, bande de bâtards cinglés !", voilà ce que disait
Donald Trump dimanche, avant de menacer mardi "de faire disparaître une civilisation".De quoi ouvrir un débat sur le déclenchement du 25e amendement, qui engage une procédure de destitution en cas d’incapacité à gouverner. "Rends-toi" : le beau-frère de Xavier Dupont de Ligonnès sort du silence,15 ans après le drame Fabriquer du hasard, une quête depuis 12 000 ans ! Mission Artemis II : retour sur Terre réussi pour les 4 astronautes Le plan d'électrification de la France proposé par le gouvernement Nike reconnaît un défaut sur ses maillots de la Coupe du monde 2026 Secte démantelée : le gourou agissait depuis 30 ans Les secrets de la garde-robe de la Reine Elizabeth II Pétroliers : faut-il davantage taxer leurs profits ? Pouvoir d'achat : nos yaourts vont-ils coûter plus cher ? L'ingérence américaine dans les élections en Hongrie "On a tout sacrifié, mais rien n'a changé", une Iranienne témoigne Julien Février, ex-otage au Venezuela, raconte l'enfer de sa détention Concert de Céline Dion : une enquête pour pratique commerciale trompeuse ouverte
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