Le 8 avril 2026 à 11h11 «Un plan de contrôle» des prix en stations va être déclenché, a annoncé le premier ministre. «Personne en
France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain», a-t-il estimé. Passer la publicité Passer la publicité Vers une baisse rapide des prix des carburants ? C’est en tout cas ce que souhaite
Sébastien Lecornu, après l’annonce mardi soir d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’
Iran. «La trêve de 15 jours annoncée entre les États-Unis et l’
Iran pourrait rouvrir le détroit d’Ormuz. Cette avancée diplomatique a de premiers effets sur le prix du pétrole. Quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu’ils sont montés», a écrit le premier ministre sur X (ex-Twitter). «Le Gouvernement y veillera», a-t-il ajouté. Le locataire de Matignon a par ailleurs indiqué que «les ministres et les services de l’État réunir[aient] toute la filière, des raffineurs aux distributeurs, à
Bercy», annonçant qu’«un plan de contrôle» des prix en stations-service serait déclenché. «Personne en
France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain», a-t-il ajouté. Ces dernières semaines, les prix des carburants ont flambé, conséquence de la guerre au Moyen-Orient et de la fermeture du détroit d’Ormuz, qui ont fait s’envoler les cours du pétrole. Passer la publicité Vers une baisse rapide de «5 à 10 centimes» Ce mercredi matin, après l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre Washington et Téhéran en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, les prix du pétrole ont chuté, repassant sous la barre des 100 dollars le baril. Dans leur sillage, le prix du gaz européen a reculé d’environ 20% ce mercredi à l’ouverture. Selon le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip)
Olivier Gantois, les prix des carburants pourraient baisser de «5 à 10 centimes» le litre «très rapidement» après l’annonce de cette trêve en
Iran. «Les marchés pétroliers ont réagi très rapidement» à cette annonce, avec une baisse du prix du pétrole brut «d’environ quinze dollars», qui pourrait se répercuter dans les stations-service d’ici «un ou deux jours», a estimé
Olivier Gantois. Cette projection est faite sous réserve que le cours du pétrole brut «se stabilise» autour de son niveau actuel, autour de 93 à 95 dollars le baril, rappelle le président de l’Ufip. Cessez-le-feu en
Iran : les prix à la pompe «doivent baisser, le gouvernement y veillera», affirme Lecornu S'ABONNER Bertille Bayart : « TotalEnergies est toujours le “salaud utile” » CHRONIQUE - Les plafonds de prix de la compagnie lui valent plus de succès auprès des clients que des politiques. «Nous sommes à l’agonie» : en colère contre le gazole trop cher, les pêcheurs corses bloquent les ports Les marins de l’île protestent contre le prix du litre de carburant pour leurs bateaux, habituellement plus chers de 40 centimes que sur le continent. Les passagers des ferries ne pouvaient embarquer mardi. Carburants : la contre-attaque du gouvernement pour prouver que l’État ne s’enrichit pas sur le dos des automobilistes DÉCRYPTAGE - Afin d’éteindre la polémique entretenue par une partie de l’opposition, le ministre des Comptes publics a donné une première estimation des recettes fiscales générées par la hausse des prix des carburants, mais aussi de ce que la crise coûte à l’État. Agriculture, transports, industrie… En pleine flambée des prix, les niches fiscales « carburants » dans le viseur DÉCRYPTAGE - Dans le cadre de la préparation du prochain budget, l’un des objectifs fixés est de réduire le coût des dépenses. «L’envie est présente mais la réalisation périlleuse» : face à la hausse du prix du carburant, le télétravail pourrait-il être la solution ? L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que passer de zéro à trois jours de télétravail par semaine permettrait de réduire la consommation de carburant d’un salarié de 20%. Mais cela ne correspond pas toujours aux attentes des actifs comme des dirigeants. Transporteurs routiers : les premières aides seront versées «dès la fin de la semaine prochaine», annonce Tabarot Une enveloppe de 50 millions d’euros est prévue en avril pour les entreprises du secteur en difficulté, équivalant à une remise de 20 centimes d’euros par litre de carburant. Guerre au Moyen-Orient : l’envolée des prix des carburants plus forte aux États-Unis que n’importe où ailleurs Selon une note de la banque UniCredit, les prix à la pompe ont augmenté de 25% aux États-Unis par rapport à fin février, contre 20% par exemple en Chine. En
France, la flambée est contenue à 15% pour le moment. L’éditorial d’Yves Thréard : «Carburant, le syndrome de la cagnotte» Dès qu’une crise se profile dans notre pays, comme d’habitude, c’est vers l’État que se tournent les regards. Gouvernement, distributeurs, pétroliers... À qui profite l’envolée des prix des carburants ? Les gains attendus par certains maillons de la chaîne relancent le débat sur la taxation des «surprofits», tandis que les consommateurs payent l’essentiel de la facture. Électrification, contraintes budgétaires... Les États européens en ordre dispersé face au choc de la guerre en
Iran DECRYPTAGE - Pour l’instant, seule l’Espagne a vraiment ouvert le chéquier mais la crise pourrait durer.