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WED · 2026-04-08 · 13:46 GMTBRIEF NSR-2026-0408-58582
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EN DIRECT - Audiovisuel public : suivez la dernière audition de la commission d’enquête, qui entend Delphine Ernotte

La commission d'enquête sur l'audiovisuel public a achevé sa série d'auditions le 8 avril avec la comparution de Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions, et de Christophe Tardieu. Cette dernière audition, d'une durée de quatre heures, a porté sur le rôle et le fonctionnement de l'audiovisuel public.

Par Isaure de Belleville et Jean KedroffLe FigaroFiled 2026-04-08 · 13:46 GMTLean · Center-RightRead · 14 min
EN DIRECT - Audiovisuel public : suivez la dernière audition de la commission d’enquête, qui entend Delphine Ernotte
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La commission d'enquête sur l'audiovisuel public a achevé sa série d'auditions le 8 avril avec la comparution de Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions, et de Christophe Tardieu. Cette dernière audition, d'une durée de quatre heures, a porté sur le rôle et le fonctionnement de l'audiovisuel public. Delphine Ernotte a exprimé son émotion face aux épreuves traversées par les employés de France Télévisions en raison des interrogations et soupçons. Elle a réaffirmé l'engagement de l'entreprise envers sa mission et a insisté sur l'importance de la liberté éditoriale. La question du pluralisme politique à l'antenne a également été abordée. Au total, la commission a mené 67 auditions et entendu 234 personnes.

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Delphine Ernotte and Christophe Tardieu's hearing begins.

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Editorial freedom at France Télévisions is non-negotiable.

quoteDelphine Ernotte
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67 auditions, involving 234 protagonists, were held at the Palais Bourbon.

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The interrogations, challenges, and suspicions were experienced very painfully.

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A journalist from France Télévisions cannot work in a private media outlet in the morning and at France Télévisions in the evening.

quoteDelphine Ernotte
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Faits Essentiels mercredi 8 avril 20:35 L’audition, dernière d’une longue série, s’achève avec une pointe d’émotion, après quatre heures d’échanges de fond 16:18 L’audition de Delphine Ernotte et de Christophe Tardieu débute 15:46 Bonjour et bienvenue 20:35 L’audition, dernière d’une longue série, s’achève avec une pointe d’émotion, après quatre heures d’échanges de fond C’est la fin de cette audition, dernière d’une longue série entamée fin novembre. Au total, 67 auditions, qui ont vu défiler 234 protagonistes, se sont tenues au Palais Bourbon. Ce mercredi 8 avril, les quatre heures d’échanges ont été nourries entre Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions, Charles Alloncle, rapporteur de la commission, et Jérémie Patrier-Leitus, président de l’instance, avec une réflexion approfondie sur le rôle et le fonctionnement de l’audiovisuel public. Ce direct prend également fin. Merci d’avoir suivi avec nous ces échanges, et à bientôt sur le site du Figaro ! 20:32 «Les interrogations, les mises en cause, les soupçons, ont été vécus très douloureusement», confie Delphine Ernotte Ayant souhaité prononcer un mot conclusif, Delphine Ernotte s’adresse, visiblement émue, aux employés de l’audiovisuel public. «Je voudrais et je crois que c’est important, me tourner vers les femmes et les hommes de France Télévisions», déclare la patronne du groupe audiovisuel public. «Ces derniers mois, et je me tourne vers vous, monsieur le rapporteur, ont été très éprouvants pour eux», poursuit-elle. En cause ? «Les interrogations, les mises en cause, les soupçons, qui ont été vécus très douloureusement», détaille-t-elle. «Néanmoins, poursuit Delphine Ernotte, ce que vous avez vu ici, c’est une entreprise profondément engagée, profondément attachée à sa mission». Avant de conclure : «La liberté éditoriale à France Télévisions, ça ne se négocie pas.» 20:20 Le PDG de France Télévisions interpellée sur le «pluralisme politique» à l’antenne «Dans une interview, vous avez indiqué que, vu la difficulté de faire respecter le pluralisme interne, (...) vous avez proposé que les médias privés puissent devenir des médias d’opinion (...) et donc ne soient plus tenus à ce pluralisme interne», cite le président de la commission en s’adressant à Delphine Ernotte. Avant de s’interroger : «Est-ce qu’il n’y a pas un risque de créer des sortes de bulles informationnelles?» «Un journaliste de chez nous ne peut pas travailler le matin dans un média privé et le soir chez nous», répond la patronne de France Télévisions, tout en concédant qu’«on peut l’accepter, au cas par cas». «Je n’ai pas la réponse aujourd’hui, mais je pense que c’est une question sur laquelle il va falloir qu’on avance de manière pragmatique et dans le respect de la particularité du service public», conclut-elle, évoquant notamment la zone grise qui entoure le cas des youtubeurs tels Hugo Décrypte. 20:14 «Si l’on boit autant de Coca et qu’on mange autant de burgers, c’est parce qu’on a vu beaucoup de films américains», martèle Delphine Ernotte Répondant à une question de Jérémie Patrier-Leitus, Delphine Ernotte défend le rôle de l’audiovisuel public comme porteur d’une «certaine façon de parler du monde à la française». Elle fait notamment le parallèle avec les États-Unis, qui ont conditionné leur aide dans le cadre du plan Marshall à l’ouverture du marché européen à la création cinématographique américaine. «Le fait qu’il y ait la moitié de films américains dans les salles, ce n’était pas juste pour défendre une idée de la culture. C’est parce que la culture emporte le récit de l’Amérique et le récit de l’Amérique, en portant une alliance, en portant une économie», développe-t-elle. «Si on boit autant de Coca et on mange autant de burgers, c’est parce qu’on a vu beaucoup de films américains», observe ainsi la PDG de France Télévisions. 19:47 Festival de Cannes : «on prendra les chambres les moins chères possibles», déclare Delphine Ernotte Revenant sur la question des chambres facturées à 1750 euros la nuit pour des salariés de France Télévisions au palace Majestic lors du festival de Cannes, Delphine Ernotte réitère «que pas un euro d’argent public n’a été utilisé» pour les payer, invoquant de nouveau les barter, soit un échange d’espaces publicitaires contre le paiement de chambres d’hôtel. «Ces espaces publicitaires sont invendus, donc valeur zéro» pour France Télévisions. «Nous allons maintenir la présence du groupe à Cannes, affirme-t-elle, pour partager l’excellence du cinéma français à tous nos téléspectateurs». Néanmoins, la présidente directrice générale précise que désormais, «les chambres les moins chères possibles» seront réservées. Elle ne commente pas l’ouverture d’une information judiciaire par le Tribunal judiciaire de Paris pour abus de biens sociaux en février. 19:32 Delphine Ernotte souhaite mettre en place «une rémunération plus au mérite» pour l’accord collectif qui sera renégocié Charles Alloncle interroge la présidente-directrice générale de France Télévisions sur le salaire moyen publié par la Cour des comptes, de 71.000 euros, remarquant que «cela ferait des salariés du groupe les 9% de Français les mieux rémunérés». Delphine Ernotte explique que «ce salaire moyen est lié à la moyenne d’âge des salariés, d’à peu près 50 ans, et d’évolutions automatiques salariales dans le cadre de l’accord collectif signé en 2013». Selon elle, ce salaire moyen n’est pas le fruit des augmentations annuelles. Rappelant que la convention salariale sera renégociée, elle précise vouloir inclure «une rémunération plus au mérite» pour la future convention. 19:09 Les coupes budgétaires successives mènent France Télévisions «dans une difficulté inouïe», déplore Delphine Ernotte Delphine Ernotte considère que l’indépendance des médias publics repose sur trois points : «la première chose, c’est l’indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques et la nécessité de confier à une autorité indépendante le soin de réguler. La deuxième chose, c’est le pouvoir de nomination ou de dénomination des présidents de l’audiovisuel public. Et la troisième chose, c’est d’avoir des ressources prévisibles et soutenables.» Elle ajoute que les coupes budgétaires successives mènent le groupe «dans une difficulté inouïe», avec un impact non seulement sur les 8800 salariés du groupe, mais aussi sur les 60.000 équivalents temps plein qui travaillent avec France Télévisions. «J’aurais aimé qu’on ait plus le temps d’en parler», regrette-t-elle. 18:50 «Les journalistes n’ont jamais soudoyé personne dans l’entourage de Rachida Dati», affirme Delphine Ernotte, en référence aux accusations de l’ex-ministre «Les journalistes n’ont jamais soudoyé personne dans l’entourage de Rachida Dati», clarifie Delphine Ernotte, revenant sur les accusations de l’ancienne ministre de la Culture envers les journalistes de l’émission de France 2 Complément d’enquête. Christophe Tardieu, secrétaire général de France Télévisions, ajoute qu’aucune preuve n’a été partagée s’agissant de cette accusation. Le président de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus, demande alors à Delphine Ernotte si France Télévisions souhaite engager une procédure judiciaire. La patronne du groupe audiovisuel public estime que cela n’est pas nécessaire. «Si vous me dites que tout le monde est de bonne foi, pourquoi irai-je faire une procédure judiciaire ?», interroge-t-elle. 18:40 «La singularité du service public, c’est la confiance qu’il inspire au public», déclare Delphine Ernotte «Indépendance et confiance : je pense que c’est là-dessus qu’on doit se focaliser», déclare Delphine Ernotte, insistant sur la confiance dont elle estime que le service public bénéficie. «On est capable d’être une vigie des fake news [...]. C’est ça l’enjeu de demain», estime-t-elle. 18:24 Charles Alloncle évoque l’existence d’un protocole d’accord signé en 2010 entre France Télévisions et une ancienne employée, afin de couvrir des faits d’agression sexuelle Le rapporteur Charles Alloncle mentionne l’existence d’un possible protocole d’accord de licenciement et d’indemnité de départ «onéreux» signé en 2010 entre France Télévisions et une ancienne employée, après que celle-ci a rapporté des faits d’agression sexuelle. «C’est extrêmement grave ces accusations. Vous avez des preuves ?», répond Delphine Ernotte, demandant au rapporteur de lui envoyer les éléments en sa possession permettant d’ouvrir une enquête. 18:05 Delphine Ernotte dit appliquer «les dispositions conventionnelles dans l’accord collectif» concernant la situation professionnelle de Samuel Étienne Le rapporteur Charles Alloncle revient sur le cas de Samuel Étienne, présentateur contraint de quitter France Télévisions et ayant à ce titre bénéficié d’une rupture conventionnelle et d’une indemnité de départ, et ayant néanmoins continué d’animer l’émission Questions pour un champion. «On applique la loi et les dispositions conventionnelles dans l’accord collectif», explique Delphine Ernotte. «On peut considérer en effet que certains dispositifs sont trop élevés», ajoute-t-elle, rappelant qu’elle a dénoncé cet accord en juillet 2025, et qu’il est actuellement en négociations. 17:59 Delphine Ernotte plaide pour «des clauses de non-concurrence dans les contrats» «Il faut mettre des clauses de non-concurrence dans les contrats», reconnaît Delphine Ernotte, concernant les départs de dirigeants de l’audiovisuel public dans des sociétés de production privées. «J’ai l’intention de le proposer lors d’un prochain conseil d’administration», indique-t-elle. Delphine Ernotte rappelle qu’elle a mis en place une «procédure renforcée», à savoir que «quand quelqu’un vient d’une société de production ou repart vers une société de production, alors l’équipe qui est concernée ne peut pas signer les contrats avec ladite maison de production». 17:46 «Il n’y a aucun favoritisme» dans l’attribution et la négociation des contrats avec les sociétés de production, affirme Delphine Ernotte «Est-ce qu’il y a des largesses accordées à certains animateurs producteurs, à certaines sociétés de production privées ?», interroge Charles Alloncle, faisant référence aux écarts apparents entre les devis initiaux et la facturation finale. «Il n’y a aucun favoritisme», répond Delphine Ernotte, rappelant que les contrats sont une «œuvre collective». Il y a «toujours un comité d’engagement, un comité d’investissement et des programmes, qui débat entre les éditoriaux et les gens d’antenne», affirme-t-elle. La PDG de France Télévisions assure que «des procédures extrêmement strictes dans la passation des contrats sont parfaitement respectées». 17:28 «Pourquoi le service public ne serait pas en mesure de produire lui-même ses émissions d’information ?», interroge le rapporteur, visant explicitement Mediawan «Pourquoi donner autant de contrats à des sociétés de production privée quand vous disposez de studios internes, d’une telle armée d’employés chez France Télévisions, 9000 salariés, d’un tel budget ?», s’étonne Charles Alloncle, accusant à nouveau le groupe audiovisuel public de mauvaise gestion des fonds publics et visant nommément la société Mediawan, qui produit une partie des émissions du groupe. «L’insinuation dans votre question doit être levée, rétorque Delphine Ernotte. Vous avez l’air de dire que les 9000 salariés de France Télévisions se tournent les pouces.» «Je voudrais quand même vous rappeler une chose, poursuit-elle. France Télévisions c’est neuf chaînes de télé, de radio, présent dans les neuf départements et territoires ultramarins, c’est aussi 24 antennes régionales dans l’Hexagone.» «Je ne voudrais pas laisser dire ici ou laisser supposer ou même laisser entendre que les salariés de France Télévisions ne seraient pas pleinement occupés tous les jours à remplir leurs missions», conclut la PDG de France Télévisions. 17:11 La tension monte d’un cran entre Charles Alloncle et Jérémie Patrier-Leitus La demande de Charles Alloncle de «ne pas être interrompu» par le président de l’instance Jérémie Patrier-Leitus n’a pas été au goût de ce dernier. «Monsieur le rapporteur, au terme de cette audition et de cette commission d’enquête, vous ne pouvez pas dire que le temps vous a manqué !», s’émeut le député Horizons. «J’ai présidé des auditions de plus de 4 heures, j’ai mis mon agenda à votre service, j’ai présidé 200 heures d’audition dans cette commission d’enquête, jamais une commission d’enquête n’avait autant travaillé», égraine le président de l’instance, visiblement irrité. Avant de s’attaquer à la méthode de Charles Alloncle : «Mais, Monsieur le rapporteur, si vous n’affirmiez pas que les médias relayent de fausses informations sur les dotations de France Télévisions, peut-être que nos collègues auraient moins d’émoi, peut-être que les personnes auditionnées réagiraient un peu différemment», martèle Jérémie Patrier-Leitus. 17:08 «Je commence à mal le prendre, parce que je prends ça pour de la diffamation», s’agace Delphine Ernotte, balayant les insinuations de Charles Alloncle Dans un échange de plus en plus tendu entre la PDG de France Télévisions et le rapporteur de la commission d’enquête au sujet de la dotation dont bénéficie le groupe audiovisuel public, Delphine Ernotte accuse Charles Alloncle d’«additionner deux rapports de la Cour des comptes sans le préciser», y voyant un «procédé très manipulatoire». «Moi, ça fait 30 ans que je manage des entreprises, d’accord ? Donc je commence à mal le prendre parce que je prends ça pour de la diffamation. Qu’est-ce que vous prétendez ?», l’interroge-t-elle. «De 2015 à 2025, j’ai ramené l’équilibre dans cette entreprise avec des dotations en baisse», tranche la haute fonctionnaire, accusant Charles Alloncle de «vouloir embrouiller la discussion». Et de conclure : «Est-ce qu’on coûte plus cher aux Français, oui ou non ? La réponse est non. On coûte moins cher aux Français aujourd’hui qu’à mon arrivée en 2015.» 17:02 «Est-ce que vous contestez les chiffres du rapport de la Cour des comptes ?», interroge le rapporteur «Madame la Présidente, vous ne répondez pas à ma question et vous m’accusez de diffusion de fausses informations», tacle, offensif, Charles Alloncle en direction de Delphine Ernotte. «Ce sont des accusations qui sont assez graves.» Avant de revenir à la charge : «Selon le rapport de la Cour des comptes, on peut lire en page 58 que la dotation publique entre l’année de votre arrivée en 2015 et 2024 a augmenté de 136 millions, détaille Charles Alloncle. Est-ce que vous contestez les chiffres avancés par le rapport de la Cour des comptes ?», feint-il de s’interroger. «Que ce soit en baisse nette de dotations publiques ou en baisse qui tient compte de l’inflation, France Télévisions coûte aujourd’hui 600 millions d’euros de moins aux Français qu’il y a dix ans», se défend de nouveau Delphine Ernotte. La dirigeante balaie les chiffres avancés par le rapporteur, dans une séquence qui vire au dialogue de sourds entre les deux interlocuteurs. 16:52 «Ce que vous dites est absolument faux», lance Delphine Ernotte au sujet des dotations dont bénéficie l’audiovisuel public Prise à partie par le rapporteur Charles Alloncle sur le montant des dotations publiques versées à l’audiovisuel public, Delphine Ernotte fait le dos rond. «C’est un chiffre que les Français ont bien entendu, plus de 4 milliards d’euros d’argent public par an», insiste Charles Alloncle, évoquant le rapport de la Cour des comptes. «Donc, en quelque sorte, l’audiovisuel public représente 50% du budget du ministère de la Culture, là où, par exemple, la préservation et la sauvegarde du patrimoine en danger (...) ne concernent que 4,5 % du budget du ministère de la Culture», poursuit le rapporteur. «Pardon d’être aussi directe, Monsieur le rapporteur, mais ce que vous dites, c’est absolument faux», rétorque la présidente de France Télévisions, soupçonnant le rapporteur de «ne pas comprendre la différence entre la dotation publique et le chiffre d’affaires de France Télévisions». Et de conclure : «Quand on regarde la place de la France en matière d’audiovisuel public, rapporté au PIB, on est en milieu de classement», rétorque la présidente de France Télévisions. «En Allemagne, c’est deux fois plus, deux fois et demie je crois. Le budget de l’audiovisuel public en Grande-Bretagne - ce sont quand même des pays comparables - c’est deux fois plus», poursuit-elle. 16:45 «Ce sont des accusations extrêmement graves», s’offusque Delphine Ernotte face aux soupçons d’abus de pouvoir Interrogée par le président de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus, sur les critiques de «favoritisme» portées à son encontre par l’ancien animateur de France Télévisions Patrick Sébastien, Delphine Ernotte s’est offusquée, évoquant des «accusations extrêmement graves». Elle souligne que les mécanismes de surveillance visant à «garantir l’absence de corruption» au sein du groupe audiovisuel public sont «bien en place». «Je ne vais pas épiloguer là-dessus, tranche-t-elle, je voudrais juste relever un point important : le satisfecit de la Cour des comptes sur la déontologie au sein de France Télévisions.» 16:36 «La neutralité absolue n’existe pas», concède la patronne de France Télévisions Après avoir reconnu que «la neutralité absolue n’existe pas», Delphine Ernotte a fait valoir qu’«aucun média dans aucun pays n’y parvient pleinement». En revanche, insiste-t-elle, «l’impartialité constitue bien une exigence spécifique de l’audiovisuel public et ses contours doivent être clarifiés», introduisant une nuance entre «neutralité» et «partialité» qui avait fait débat lors des précédentes auditions. «Je crois que notre devoir envers les citoyens français est celui de l’équité, parce que l’équité est au cœur du pacte démocratique, elle garantit à chacun le droit d’être entendu, reconnu, respecté», conclut la PDG de France Télévisions. 16:33 «C’est le rayonnement de la France qui est en jeu», insiste Delphine Ernotte La télévision publique est la «plus grande scène culturelle en France» et la PDG de France Télévisions est «fière d’avoir contribué à (son) niveau à cet élan». Forte de ce constat, Delphine Ernotte met en garde les députés : «Ne fragilisez pas cet équilibre. Ne brisez pas cet outil unique. Ne brisez pas l’excellence de la création française. N’éteignez pas cette lumière, car dans le monde entier, l’art fait briller la France et à travers la création, c’est le rayonnement de la France qui est en jeu.» La présidente de France Télévisions défend la mission sacrée de l’audiovisuel public Convaincue que «les médias publics sont un pilier essentiel de nos démocraties», Delphine Ernotte assure que l’audiovisuel public offre une «liberté (qui) est aujourd’hui menacée dans de nombreuses régions du monde». «Elle doit être défendue avec détermination sur notre sol», martèle la dirigeante. Avant de mentionner la délicate question budgétaire. «Il a été évoqué à plusieurs reprises un montant de 4 milliards d’euros. Pour ce qui concerne France Télévisions, le budget s’élève en réalité à 2,5 milliards, souligne Delphine Ernotte. Depuis plus de dix ans, nous avons démontré notre capacité à maintenir un équilibre budgétaire.» 16:24 «La privatisation n’a trouvé ici aucun défenseur», martèle d’emblée Delphine Ernotte Cette commission d’enquête parlementaire a «mis en lumière un consensus français : la privatisation n’a trouvé ici aucun défenseur», souligne au début de son propos liminaire la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte. «L’audiovisuel public peut bien entendu être amélioré, repensé, débattu, mais son existence même constitue une clé de voûte de notre édifice démocratique et culturel», poursuit la haute fonctionnaire. 16:18 L’audition de Delphine Ernotte et de Christophe Tardieu débute Le président de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus, introduit cette ultime audition par un propos liminaire. «Pendant ces cinq mois, j’ai tout fait pour mener à son terme cette commission d’enquête, dans la transparence», souligne-t-il. Le député Horizons confie toutefois «regretter» de n’avoir pas toujours réussi à toujours maintenir un cadre sérieux et respectueux. «Aux personnes auditionnées, je veux les remercier d’avoir répondu à nos questions en transparence et je veux m’excuser auprès d’elles si les propos qui ont été tenus dans l’enceinte de cette commission ou à l’extérieur» sont sortis de ce cadre, déclare-t-il d’emblée. «J’ai toujours respecté votre fonction», assure-t-il cependant, en s’adressant à Charles Alloncle (UDR), rapporteur de la commission. Et de conclure : «Cette commission a permis de mettre en lumière des manquements et des dysfonctionnements, et il faudra y apporter des réponses rapides, ambitieuses.» 15:46 Quelles conclusions tirer de cette commission d’enquête parlementaire ? Principe de neutralité, gestion financière, manquements de l’État actionnaire ou potentiels conflits d’intérêts... Les auditions de la commission d’enquête ont permis de faire ressortir plusieurs manquements et dysfonctionnements de l’audiovisuel public - bien que son rôle ait également été défendu par nombre d’acteurs. Les résultats de la commission d’enquête seront présentés dans un rapport remis à la fin du mois, dont la publication éventuelle devra être votée par le bureau de la commission. RETROUVEZ NOTRE ARTICLE ICI 15:46 Pour Delphine Ernotte, une seconde audition devant la commission d’enquête Delphine Ernotte est la présidente-directrice générale de France Télévisions, le groupe audiovisuel français public. Elle a déjà été auditionnée par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public en décembre dernier, peu après l’ouverture des travaux de cette instance. L’audition prévue ce mercredi sera la dernière des 67 qui ont eu lieu ces quatre derniers mois dans ce cadre, ponctuées de coups d’éclat et de polémiques. 15:46 Bonjour et bienvenue Bienvenue dans ce direct, consacré à l’audition à 16h de Delphine Ernotte, présidente-directrice générale de France Télévisions, et de Christophe Tardieu, secrétaire général de France Télévisions. Cette audition s’inscrit dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public.
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