Cette autorité administrative indépendante a notamment observé en 2025 une hausse des sollicitations concernant "le champ des relations avec les
Services publics". Publié le 09/04/2026 06:00 Mis à jour le 09/04/2026 06:30
La Défenseure des droits,
Claire Hédon, le 13 novembre 2025. (LUDOVIC MARIN / POOL / VIA AFP)
La Défenseure des droits,
Claire Hédon, enregistre un nombre record de sollicitations en 2025, en hausse de 17% par rapport à 2024, selon le rapport annuel d'activité, consulté jeudi 9 avril par
franceinfo. Avec 165 011 réclamations, informations et orientations reçues, l'année 2025 "marque un tournant dans l'activité du Défenseur des droits", selon
Mireille Le Corre, secrétaire générale du Défenseur des droits, citée dans le rapport. D'après la secrétaire générale, cette évolution quantitative "traduit un renforcement des attentes placées dans l’institution en même temps qu’une montée des difficultés rencontrées dans l’accès effectif aux droits". Elle précise que cette hausse est surtout marquée "dans le champ des relations avec les
Services publics (+20%), où les difficultés s’intensifient".Dans le deuxième volet de son enquête "Accès aux droits", publié en octobre 2025 et consacré aux relations entretenues par les usagers avec les
Services publics,
La Défenseure des droits notait en effet une hausse alarmante du taux de personnes déclarant avoir rencontré des obstacles dans la réalisation de démarches administratives considérées comme simples (obtenir des informations sur son régime de retraite, se faire rembourser par la Sécurité sociale des soins reçus, refaire son permis de conduire en ligne…).Les chiffres publiés en octobre dernier indiquaient que 61% des usagers déclaraient rencontrer des difficultés dans leurs démarches, contre 39% en 2016. L'enquête établissait un lien étroit entre ces difficultés et les problèmes rencontrés et le processus de dématérialisation des
Services publics. La hausse des saisines du Défenseur des droits en matière de "relations avec les
Services publics" s'explique également par "des difficultés qui s’intensifient pour les usagers : délais excessifs, absence de réponse, complexité des démarches, dématérialisation mal accompagnée", poursuit le rapport.Le Défenseur des droits fait notamment face à "une augmentation exponentielle" des réclamations en droit des étrangers, lesquelles sont passées "d’environ 6 000 en 2019 (soit 10% du total des réclamations reçues), à plus de 50 000 en 2025 (soit 41% des réclamations)". Parmi les réclamations reçues par l’institution concernant le droit des étrangers, "plus des 3/4 ont trait à des difficultés rencontrées avec les services préfectoraux dans le cadre d’une demande de renouvellement d’un titre de séjour"."Malgré les alertes répétées de
La Défenseure des droits, ces dysfonctionnements structurels ne sont pas résolus et contribuent, en partie, à exercer un report de charge conséquent, notamment sur les associations", regrette
La Défenseure des droits. Par ailleurs, "les difficultés d’accès aux droits [...] ont également des répercussions directes sur le travail des juges". Autre conséquence, le fait que "dans son rôle de recours pour les victimes d’atteintes à leurs droits", le Défenseur des droits est "lui aussi touché par cette logique de report de charge, les usagers en détresse n’ayant parfois plus que cette porte à laquelle frapper".Le Défenseur des droits permet à des personnes privées de leurs droits de les faire respecter. Le Défenseur des droits intervient, avec les pouvoirs qui sont les siens en vertu de la loi organique du 29 mars 2011, pour résoudre des litiges ou des situations de blocage que chaque personne peut rencontrer au quotidien. À partir des constats qu’il dresse dans ce cadre, l’institution peut également formuler des recommandations générales pour faire évoluer les comportements, les pratiques et le droit afin de renforcer la protection des droits et libertés. Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-gouttes Cécile Kohler et Jacques Paris : les premiers mots des ex-otages 100 frappes en 10 minutes : journée meurtrière au Liban La pétition contre la loi Yadan réunit 500 000 signatures EDF va donner 240 millions d’euros aux Français, mais lesquels ? Le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, ex-otages en Iran Fermeture de classes : des parents mobilisés contre la carte scolaire Pourquoi les États-Unis et l'Iran revendiquent tous deux la victoire ? L'impressionnante ascension du running depuis dix ans Que contient le plan de paix soumis par l'Iran aux Etats-Unis ? Prix des carburants : faut-il passer au bioéthanol ? Un voleur de carburant blesse trois gendarmes dans sa fuite en Moselle Des chaînes humaines pour "protéger" les infrastructures civiles en Iran Accident de TGV : collision mortelle à un passage à niveau Libération Kohler-Paris : "Un de mes amis de détention a été pendu", témoigne Olivier Grondeau, ex-otage en Iran Libres, Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France Kish, Ormuz, Qeshm... Ces îles iraniennes où il faisait bon vivre En Italie, Sephora accusé d'utiliser de jeunes influenceurs