flux rss (Nouvelle fenêtre) Le cessez-le-feu annoncé par
Donald Trump n’a pas encore fait baisser les prix du carburant, mais le gouvernement refuse de nouvelles aides. Faute de marges budgétaires, il se contente de mesures ciblées et limitées. Pris entre rigueur financière et tensions sociales croissantes, l’exécutif s’expose à une contestation rappelant le spectre des "gilets jaunes". Publié le 08/04/2026 08:04 Mis à jour le 08/04/2026 08:11
Emmanuel Macron (à droite) et
Sébastien Lecornu arrivent à l'hôtel des Invalides, à
Paris, le 26 mars 2026. (LUDOVIC MARIN / POOL) En attendant les effets du cessez-le-feu au Moyen-Orient de 15 jours annoncé dans la nuit de mardi 7 à mercredi 8 avril par
Donald Trump, le prix du carburant ne fléchit pas encore, et le gouvernement ne propose pas d’aides supplémentaires. Non. Quitte à susciter l’agacement, comme on a pu le sentir mardi à la sortie du ministère de l’Économie, où les syndicats avaient été conviés, le gouvernement n’a annoncé aucune mesure. Pas de nouvelles professions ou secteurs bénéficiaires d’aides, comme ont pu en obtenir les pêcheurs, les transporteurs ou les agriculteurs. Pourtant,
Maud Brégeon, la ministre de l’Énergie, avait évoqué il y a quelques jours un soutien possible pour les aides à domicile, les infirmiers ou "certains agriculteurs qui font encore face à des difficultés particulières". Rien. Depuis le début de la guerre, le gouvernement égrène des mesures jugées cosmétiques, comme des avances de trésorerie. Dernière en date, ce week-end : un "prêt carburant flash" de 5 000 à 50 000 euros à un taux de 3,80%, pour les petites entreprises, mais seulement pour certains secteurs et sous conditions. Les dépenses de carburant doivent notamment représenter au minimum 5% de leur chiffre d’affaires. Pour les particuliers et les ménages, rien ou presque. Si ce n’est la possibilité, encore hypothétique, d’utiliser prochainement les tickets-restaurant le dimanche, ou de débloquer 5 000 euros d’épargne salariale. Les sénateurs ont étudié mardi une proposition de loi en ce sens. Encore faut-il disposer de titres-restaurant ou d’épargne salariale.Le gouvernement tient sa ligne : il n’y aura pas d’aide globale. En même temps, le gouvernement est coincé, car il n’a pas d’argent. Les caisses sont vides. Et ce n’est pas le surplus de 270 millions d’euros lié aux carburants qui lui laisse beaucoup de latitude, car il est immédiatement absorbé par les coûts de la guerre, l’inflation et l’envolée des taux d’intérêt. Le conflit fait grimper le poids de la dette, et l’exécutif a en tête le calendrier : vendredi, on attend la note de l’agence Moody’s. La
France n’a pas envie de voir sa note dégradée, ce qui enverrait un mauvais signal aux créanciers et aux investisseurs, avec le risque de faire encore monter les taux d’emprunt.Le gouvernement veut donc montrer qu’il gère ce choc énergétique avec rigueur. Mais il s’expose, inévitablement, à la contestation sociale. Il y a déjà des actions ici et là : des blocages de pêcheurs en Corse et au Havre, des mobilisations d’entreprises de travaux publics à Nantes. Mardi, à la sortie de la réunion au ministère, la CGT a appelé les travailleurs à se mobiliser pour demander des hausses de salaires.Le gouvernement de
Sébastien Lecornu prend le risque de voir ressurgir des mouvements sociaux de type "gilets jaunes". Même si ce cessez le feu et le tassement attendu des prix à la pompe relâche un peu la pression mercredi matin. Ces enfants incarnent Simba et Nala dans la comédie musicale du "Roi Lion" Échec des négociations : nouvelles menaces sur le détroit d'Ormuz Fatigue, ravito, pancartes... On a assisté au Marathon de
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