Le secrétaire général de l'Otan a été reçu à la
Maison Blanche, mercredi.
Mark Rutte se livre depuis des mois à un exercice d'équilibriste entre les invectives du président américain contre ses alliés européens et le souci de les défendre sans fâcher
Donald Trump. Publié le 09/04/2026 08:50 Mis à jour le 09/04/2026 08:57 Le président américain
Donald Trump, le 6 avril 2026 à Washington (Etats-Unis). (KYLE MAZZA / AFP) La
Maison Blanche a reproché mercredi 8 avril aux Etats membres de l'Otan d'avoir "tourné le dos" aux Etats-Unis dans la guerre contre l'
Iran, juste avant une rencontre entre
Donald Trump et
Mark Rutte, celui-ci estimant au contraire que les pays européens avaient rempli leurs promesses. Le secrétaire général de l'alliance de défense est arrivé à la
Maison Blanche discrètement en milieu d'après-midi et en est reparti tout aussi discrètement deux heures et demie plus tard. "Ils ont été mis à l'épreuve, et ils ont échoué", avait déclaré avant son arrivée la porte-parole
Karoline Leavitt, disant citer directement
Donald Trump. "[Les membres de] l'Otan n'étaient pas là quand nous avions besoin d'eux, et ils ne seront pas là si nous avons de nouveau besoin d'eux. Souvenez-vous du
Groenland, ce gros morceau de glace mal géré", a écrit dans la soirée
Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, après sa rencontre avec
Mark Rutte. Le président américain menace depuis des mois de quitter l'Alliance atlantique.Après une entrevue "très franche" avec
Donald Trump,
Mark Rutte a donné une interview à
CNN. La chaîne lui a demandé notamment si des pays de l'Otan avaient effectivement failli : "Quelques-uns, oui, mais une large majorité de pays européens, et c'est ce dont nous avons discuté aujourd'hui, ont fait ce qu'ils avaient promis", a-t-il souligné.Questionné pour savoir si le monde était plus sûr aujourd'hui qu'avant le début de la guerre, le Néerlandais a répondu par l'affirmative. "Absolument, parce que – et c'est grâce au leadership du président Trump – il est très, très important de dégrader les capacités" militaires de l'
Iran, a-t-il estimé. Selon le
Wall Street Journal, l'administration Trump réfléchirait à retirer des troupes américaines stationnées dans des pays qui n'ont pas soutenu l'offensive militaire contre l'
Iran, pour les déplacer vers des pays jugés plus coopératifs. Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-goutte Cécile Kohler et Jacques Paris : les premiers mots des ex-otages 100 frappes en 10 minutes : journée meurtrière au Liban La pétition contre la loi Yadan réunit 500 000 signatures EDF va donner 240 millions d’euros aux Français, mais lesquels ? Le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, ex-otages en
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