Le 9 avril 2026 à 09h47
Emmanuel Macron et
Léon XIV. Jumeau Alexis/ABACA / Jumeau Alexis / UPI/ABACA / UPI Le président français est attendu jeudi à
Rome pour cette visite exclusivement consacrée au
Vatican, sans rencontre prévue avec la première ministre italienne
Giorgia Meloni. Passer la publicité Passer la publicité
Emmanuel Macron sera reçu vendredi au
Vatican pour la première fois par
Léon XIV, près d'un an après l'élection du premier pape américain et en pleine guerre au Moyen-Orient, pour laquelle ils prônent tous deux une solution diplomatique. Le président français est attendu jeudi à
Rome pour cette visite exclusivement consacrée au
Vatican, sans rencontre prévue avec la première ministre italienne
Giorgia Meloni. Passer la publicité Jeudi, il s'entretiendra avec son ami
Andrea Riccardi, fondateur de la communauté catholique Sant'Egidio, canal diplomatique informel du
Saint-Siège très actif sur les dossiers moyen-orientaux et humanitaires. Le lendemain matin (10 heures), il sera reçu au palais apostolique par le pape natif de Chicago, plus discret et mesuré que son prédécesseur argentin
François, dont il prolonge l'héritage social. Quatrième audience papale Cette audience papale (la quatrième pour
Emmanuel Macron, après celles de 2018, 2021 et 2022 avec
François) s'inscrit dans le cadre d'«une visite républicaine et laïque» qui abordera, outre les enjeux internationaux, le multilatéralisme, la régulation de l'intelligence artificielle, un sujet cher au pape, le climat ou l'humanitaire, indique-t-on à l'Élysée. Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés mais avaient échangé par téléphone en mai 2025, peu après l'élection de
Robert Francis Prevost à la tête de l'Église catholique. A cette occasion, le chef de l'État français avait dit partager avec le pape «l'ambition de concilier lutte contre la pauvreté et protection de la planète». Pour
Emmanuel Macron, la rencontre marque aussi un changement de style et d'interlocuteur, après avoir entretenu une relation étroite et directe avec
François, qu'il tutoyait. Passer la publicité Sortir du «chaos» Au-delà d'une rencontre diplomatique, c'est «un échange personnel, intellectuel», confie à l'AFP le vaticaniste italien
Marco Politi, auteur du livre «
François, l'Eglise déchirée». Avec la présidence Trump et la guerre en
Iran, «nous sommes entrés dans un âge, sur le plan international, de brutalité et de chaos», ajoute-t-il. Or «Macron et Léon sont deux personnalités qui veulent (...) reconstruire une société internationale basée sur des règles». Ces dernières semaines,
Léon XIV a affiché une opposition de plus en plus franche à Donald Trump, allant jusqu'à juger mardi «inacceptable» sa menace d'«anéantir la civilisation iranienne», tandis que le président français a répondu sèchement aux critiques du président américain, déplorant qu'il «parle trop» et se contredise sans cesse. Hasard du calendrier, cette rencontre intervient trois jours avant la visite historique de
Léon XIV en Algérie, une première. Selon la presse algérienne,
Emmanuel Macron pourrait en profiter pour plaider la libération du journaliste français Christophe Gleizes, incarcéré depuis juin 2025. Sans confirmer directement, l'Élysée prédit un «tête-à-tête» permettant de «faire passer toute une série de messages». Passer la publicité Future visite ? Francophone et francophile,
Léon XIV «a un intérêt manifeste pour la France» dans laquelle il perçoit des «ressources» missionnaires pour enrayer le déclin du catholicisme en Europe, relève Martin Dumont, secrétaire général de l'Institut de recherche pour l'étude des religions.
Emmanuel Macron sera accompagné par une délégation qui n'a pas été dévoilée mais dans laquelle figurera Jean-Marc Sauvé, ancien président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (Ciase) en France, signe que la question sensible des violences sexuelles dans l'Église reste une priorité aux yeux de l'Élysée. La Ciase n'avait jamais été officiellement reçue par le pape
François, malgré la remise de son rapport choc en 2021, qui avait mis au jour l'ampleur systémique des violences au sein de l'institution. En plein débat en France, la question de la fin de vie et de l'aide à mourir devrait également être abordée. Le
Vatican considère l'euthanasie comme un «crime contre la vie humaine» et le suicide assisté comme un «grave péché», ceux ayant décidé d'y recourir ne pouvant recevoir les sacrements. Selon une source diplomatique,
Emmanuel Macron devrait profiter de cette rencontre pour inviter officiellement le pape en France, une visite souhaitée par le président de la conférence épiscopale, le cardinal Jean-Marc Aveline. Malgré ses trois déplacements sur le sol français, un record (Strasbourg, Marseille et Ajaccio) le pape
François n'a jamais effectué de visite d'État en France, et avait refusé de se rendre à la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris fin 2024. Macron attendu à
Rome ce jeudi avant une rencontre avec le pape
Léon XIV pour la première fois au
Vatican S'ABONNER Soutien à la Jeune Garde, le PS hué... À Saint-Denis, un rassemblement contre le racisme avec 2027 dans le viseur REPORTAGE - «Nous avons une opportunité très claire. C’est 2027», a conclu l’édile dionysien Bally Bagayoko, visé la semaine dernière par plusieurs prises de parole polémiques tenues sur CNews. Marié, père de quatre enfants... Qui était Claudio D., le conducteur de TGV décédé dans la collision avec un poids lourd ? PORTRAIT - Âgé de 56 ans, ce conducteur expérimenté était membre des équipes d’appui de la SNCF. Il était aux commandes du TGV 7304 reliant Dunkerque à Paris-Nord impliqué dans l’accident de ce mardi matin à Bully-les-Mines (Pas-de-Calais). Influenceurs algériens : la Grande Mosquée de Paris s’en prend à CNews et au lanceur d’alerte Dans un communiqué, le recteur de l’institution musulmane qualifie le lanceur d’alerte Chawki Benzehra, à l’origine de l’arrestation de deux influenceurs algériens, «d’obscur blogueur» et dénonce les propos tenus par Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie.