L'ancien président de la République a fait appel à la compréhension de son auditoire : "Lorsque je sors de l’audience du tribunal correctionnel, chacun peut comprendre l’état de choc dans lequel se trouve celui qui apprend qu’il est condamné à 5 ans de prison et qu’il y aura une application immédiate". Publié le 09/04/2026 13:47 Mis à jour le 09/04/2026 13:56
Nicolas Sarkozy devant la cour, le 9 avril 2026 à
Paris. (ELISABETH DE POURQUERY) Lors de sa prise de parole au procès en appel du financement libyen qui a lieu à
Paris,
Nicolas Sarkozy est revenu, jeudi 9 avril, sur ses propos après sa condamnation en première instance. L'ancien président de la République regrette d'avoir parlé de "haine" des juges à son égard. "Est-ce que je le redirais de cette manière ? Sans doute pas", a-t-il déclaré à la barre, ajoutant : "Pour le reste, je crois avoir démontré lors de ce long calvaire judiciaire que je respectais l'institution."Il précise qu'il pensait au clan Kadhafi, mais qu'il "visait" aussi "une partie du réquisitoire du
Parquet national financier, qui avait prononcé des propos qui me semblaient peu juridiques et plutôt politiques".— Violaine Jaussent (@ViolaineJ) April 9, 2026
Nicolas Sarkozy ajoute que "dans son esprit", le mot haine "visait les kadhafistes, il visait l'officine
Mediapart, il visait aussi une partie du réquisitoire du
Parquet national financier qui avait tenu des propos peu juridiques et plus politiques". Il a ensuite fait appel à la compréhension de son auditoire : "Lorsque je sors de l'audience du tribunal correctionnel, chacun peut comprendre l'état de choc dans lequel se trouve celui qui apprend qu'il est condamné à cinq ans de prison et qu'il y aura une application immédiate". En septembre dernier, l'ex-chef d'Etat avait été déclaré coupable d'association de malfaiteurs par le tribunal correctionnel de
Paris. Il avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme en raison d'une "corruption au plus haut niveau" d'une "exceptionnelle gravité". Entré le 21 octobre à la prison de la Santé sous les caméras du monde entier,
Nicolas Sarkozy avait obtenu sa remise en liberté sous contrôle judiciaire trois semaines plus tard. Sur son emprisonnement, le prévenu a estimé jeudi à l'audience que "quand un ancien président de la République franchit les portes de la Santé, c'est aussi une humiliation pour son pays".Le procès en appel de
Nicolas Sarkozy a débuté le 16 mars devant la cour d'appel de
Paris et doit durer jusqu'au 3 juin. Dans ce dossier, l'ancien président avait été reconnu coupable, alors qu'il était ministre de l'Intérieur, d'avoir sciemment laissé son plus proche collaborateur, Claude Guéant, et son ami Brice Hortefeux rencontrer en 2005 à Tripoli, de manière occulte, un haut dignitaire libyen, en vue d'organiser un financement de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime de Mouammar Kadhafi. Ce dignitaire, Abdallah Senoussi, était alors sous le coup d'une condamnation à perpétuité pour l'attentat contre le DC-10 d'UTA en 1989, qui avait fait 170 morts, et souhaitait obtenir une levée de son mandat d'arrêt, selon le jugement. Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-gouttes Cécile Kohler et Jacques
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