En amont de la présentation d'un plan de réduction de l'absence au travail, le ministre du Travail,
Jean-Pierre Farandou, a dévoilé de premières mesures jeudi matin. Le ministre du Travail,
Jean-Pierre Farandou, s'exprime à l'issue d'un Conseil des ministres à l'
Elysée, à
Paris, le 25 mars 2026. (LUDOVIC MARIN / AFP) Il veut mettre fin au "dérapage" des arrêts maladie. Le ministre du Travail et des Solidarités,
Jean-Pierre Farandou, a annoncé, jeudi 9 avril, le lancement d'"un kit de prévention" pour aider les entreprises à mieux préserver la santé de leurs salariés. Un "bouton d'alerte" destiné aux employeurs sera également créé pour déclencher des contrôles en cas de doutes sur un arrêt de travail, a dévoilé le ministre, sur
TF1, en amont de la présentation d'un plan de lutte contre l'absentéisme, prévue dans l'après-midi. Déplorant des niveaux "astronomiques" d'arrêts de travail, qui mettent les entreprises "en difficulté" et "coûtent très cher à la
Sécurité sociale",
Jean-Pierre Farandou a dit souhaiter "inverser la tendance" . "Il y en a plus de 9 millions par an, ça fait 30 000 par jour et ça augmente", a-t-il insisté, tout en reconnaissant des causes "structurelles" liée au vieillissement des salariés et à la hausse des problématiques de santé mentale. Face à ces défis, le gouvernement défend une réponse "sur deux jambes" : la prévention et les contrôles.Un "kit de prévention" pour protéger les salariés"Quand vous voulez vous attaquer à la maladie, la meilleure des choses à faire, c'est la prévention", a plaidé le ministre du Travail. Dans ce cadre, "un kit de prévention" sera mis en ligne, vendredi, sur le site du ministère, pour aider les entreprises à "mieux faire leur plan de prévention". Cette nouveauté devra notamment permettre une "amélioration des postes de travail", afin de réduire les accidents et les maladies au travail, selon
Jean-Pierre Farandou. Un meilleur accompagnement médical des salariés pourrait également être annoncé dans l'après-midi, en présence de la ministre de la Santé,
Stéphanie Rist. "Ce qui coûte le plus cher à la
Sécurité sociale, ce sont les arrêts longs. Il y a un certain nombre de pathologies, où, par une intensité plus grande des soins, on peut réduire l'absentéisme dû à la maladie", a ajouté le ministre du Travail, en évoquant notamment la prise en charge des troubles musculosquelettiques. Un "bouton d'alerte" pour les arrêts suspectsPour "lutter contre les abus", les contrôles seront "renforcés", a promis
Jean-Pierre Farandou. Les employeurs se verront offrir la possibilité de recourir à "un bouton d'alerte" en cas "de situation douteuse sur l'absentéisme d'un salarié". Ce dispositif, opérationnel "avant la fin de l'année" sur le site du ministère du Travail, permettra de "solliciter la caisse nationale d'assurance maladie pour déclencher des contrôles", de façon "plus facile et directe" qu'actuellement. Interrogé sur un "flicage" des salariés en arrêt, le ministre a défendu des pratiques qui se "font déjà". "Vous avez des salariés en arrêt maladie qui postent leur séjour au bord de la mer de l'autre côté de la Méditerranée", a-t-il déploré, sans s'avancer sur l'ampleur de telles fraudes. "La grande majorité des gens, quand ils sont malades, ils sont vraiment malades", a-t-il reconnu. Le gouvernement ouvre également la porte à la nécessité de "doubles avis" médicaux. "On va travailler sur la capacité à compléter un premier avis médical par un second, surtout pour un arrêt long", avec le recours éventuel à un spécialiste, a avancé
Jean-Pierre Farandou. Quant à la question d'un éventuel allongement des jours de carence non pris en charge par la
Sécurité sociale, celle-ci devra être débattue "d'abord par les partenaires sociaux", a-t-il déclaré. Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-gouttes Cécile Kohler et Jacques
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