Reporter Sans Frontières a dénoncé "le meurtre" de
Mohammed Wishah, qui, rappelle l'ONG, "est le deuxième journaliste tué par l'armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu, après
Amal El Shamali, journaliste indépendante tuée par un drone le 9 mars 2026". Publié le 09/04/2026 12:46 Mis à jour le 09/04/2026 12:53 La cérémonie funéraire en hommage au journaliste
Mohammed Wishah, tué à Gaza le 8 avril 2026 par l'armée israélienne. (ABDALHKEM ABU RIASH / ANADOLU / AFP) L'armée israélienne a affirmé, jeudi 9 avril, que le correspondant à Gaza de la chaîne d'information
Al Jazeera,
Mohammed Wishah, tué mercredi par une frappe de drone israélien, était un membre du mouvement islamiste palestinien
Hamas qui "opérait sous le couvert" du journalisme. L'armée a accusé
Mohammed Wishah d'être "un membre clé du quartier général chargé de la production de roquettes et d'armements du
Hamas, qui planifiait des attaques" contre ses soldats opérant dans la zone.La chaîne qatarie a fermement condamné la mort du journaliste, ciblé dans son véhicule dans l'ouest de la bande de Gaza, dénonçant un "crime délibéré et ciblé visant à intimider les journalistes". Dans un communiqué,
Al Jazeera a précisé qu'elle engagerait "toutes les actions juridiques nécessaires pour poursuivre les responsables du meurtre de ses correspondants et de son personnel à Gaza, et pour que justice soit rendue à ces derniers et à tous les journalistes tombés au champ d'honneur".
Reporter Sans Frontières (RSF) a dénoncé dans un e-mail à l'AFP "le meurtre" de
Mohammed Wishah, qui, rappelle l'ONG, "est le deuxième journaliste tué par l'armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu, après
Amal El Shamali, journaliste indépendante tuée par un drone le 9 mars 2026". Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, Israël poursuit ses frappes dans le territoire palestinien, dévasté par plus de deux ans et demi de guerre déclenchée par l'attaque du
Hamas le 7 octobre 2023, disant viser des membres du mouvement.D'après RSF, plus de 220 journalistes ont été tués depuis octobre 2023 par l'armée israélienne à Gaza, dont au moins 70 dans l'exercice de leurs fonctions. L'Etat d'Israël n'est pas signataire du protocole additionnel de 1979 aux Conventions de Genève, qui ont posé les règles modernes du droit de la guerre après celle de 39-45. Ce protocole dispose que les journalistes en zone de conflit armé sont considérés comme des civils et "protégés en tant que tels (...) à la condition de n'entreprendre aucune action qui porte atteinte à leur statut de personnes civiles". Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-gouttes Cécile Kohler et Jacques Paris : les premiers mots des ex-otages 100 frappes en 10 minutes : journée meurtrière au Liban La pétition contre la loi Yadan réunit 500 000 signatures EDF va donner 240 millions d’euros aux Français, mais lesquels ? Le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, ex-otages en Iran Fermeture de classes : des parents mobilisés contre la carte scolaire Pourquoi les États-Unis et l'Iran revendiquent tous les deux la victoire ? L'impressionnante ascension du running depuis dix ans Que contient le plan de paix soumis par l'Iran aux Etats-Unis ? Prix des carburants : faut-il passer au bioéthanol ? Un voleur de carburant blesse trois gendarmes dans sa fuite en Moselle Des chaînes humaines pour "protéger" les infrastructures civiles en Iran Accident de TGV : collision mortelle à un passage à niveau Libération Kohler-Paris : "Un de mes amis de détention a été pendu", témoigne Olivier Grondeau, ex-otage en Iran