Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme,
Volker Türk, a condamné vendredi 10 avril les massacres de Palestiniens perpétrés dans la bande de Gaza, six mois après l'entrée en vigueur du fragile cessez-le-feu entre Israël et le
Hamas. Depuis début avril, au moins 32 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes. « Les Palestiniens n’ont aucun moyen de survivre », dénonce
Volker Türk. Publié le : 10/04/2026 - 19:45Modifié le : 10/04/2026 - 20:42 3 min Temps de lecture Les funérailles du journaliste d'
Al Jazeera, Mohammad Wishah, tué par une frappe israélienne, dans le centre de la bande de Gaza, le 9 avril 2026.
Al Jazeera avait annoncé le 8 avril que l'
UN de ses journalistes,
Mohammed Wishah, avait été tué lorsqu'
UN drone israélien a ciblé sa voiture à Gaza. AFP - EYAD BABA « La vague incessante de meurtres témoigne d'
UN mépris persistant pour la vie des Palestiniens, rendu possible par une impunité généralisée », a déclaré
Volker Türk dans
UN communiqué.Citant des chiffres du ministère de la Santé du
Hamas à Gaza, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a remarqué que depuis début avril au moins 32 Palestiniens avaient été tués par les forces israéliennes.« Depuis dix jours, des Palestiniens continuent d’être tués et blessés dans ce qui reste de leurs maisons, dans les abris et les tentes des familles déplacées, dans les rues, dans des véhicules, dans
UN centre médical et dans une salle de classe », a-t-il déploré.M. Türk a cité le meurtre lundi par des soldats israéliens d’
UN contractuel travaillant pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et celui mercredi d’
UN journaliste d’
Al Jazeera,
Mohammed Wishah, tué dans une frappe de drone israélien.
Al Jazeera a inclus Wishah dans la liste des dix autres journalistes tués à Gaza depuis l'attaque du 7 octobre 2023.« Le nombre de journalistes et de membres d’organisations humanitaires tués à Gaza est sans précédent et aggrave encore les souffrances des civils, car couvrir le conflit et répondre à ses conséquences humanitaires met votre vie en danger », a-t-il déclaré.
Volker Türk a encore dénoncé les « restrictions israéliennes persistantes » à l’acheminement de l’aide humanitaire, la destruction des infrastructures civiles, et la violence croissante de « groupes armés palestiniens qui seraient, selon certaines informations, soutenus par l’armée israélienne ».« Les Palestiniens n’ont aucun moyen de survivre : quoi qu’ils fassent ou ne fassent pas, où qu’ils aillent ou n’aillent pas, ils ne bénéficient d’aucune sécurité ni protection. Il est difficile de concilier cela avec
UN cessez-le-feu », a-t-il ajouté, en faisant référence aux plus de 700 Palestiniens tués et plus de 2 000 blessés au cours des six derniers mois, selon les chiffres du ministère de la Santé du
Hamas à Gaza.Pour
Volker Türk, la communauté internationale « doit entreprendre des actions concrètes pour mettre fin aux violations continues du droit international par Israël, garantir que toutes les parties rendent des comptes pour les crimes commis et assurer aux Palestiniens la possibilité d’entamer la reconstruction de leurs foyers ».Après l’attaque du
Hamas en Israël en 2023, qui a fait 1 221 morts selon
UN décompte de l’AFP établi à partir des chiffres officiels israéliens, les représailles israéliennes ont fait au moins 72 000 morts, selon le ministère de la Santé du
Hamas à Gaza, dont les chiffres sont considérés comme fiables par l’ONU.