À peine entrée en vigueur, la trêve annoncée par
Donald Trump semble déjà très fragile. Le régime iranien crie victoire, mais le plan de paix qu'il propose est jugé inacceptable par la Maison Blanche. La population iranienne, elle, "ne croit pas à ce cessez-le-feu", selon l'avocat
Hirbod Dehghani-Azar, président de
Norouz, une association de soutien aux victimes de la répression en
Iran. Des travailleurs iraniens nettoient le site des frappes israélo-américaines qui, selon les médias locaux, ont détruit la synagogue Rafi-Nia et des immeubles voisins à Téhéran, le 7 avril 2026. (AFP) Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’
Iran annoncé dans la nuit du 7 au 8 avril par le président américain semble ne tenir qu’à un fil tant les points de désaccord sont nombreux, notamment la question du Liban. L’
Iran dénonce la poursuite des frappes israéliennes sur le Liban, alors que pour Washington et Israël, le Liban ne fait pas partie des négociations de paix pour le moment. En
Iran, la population durement touchée depuis le début du conflit vit cette trêve avec un "mélange de scepticisme et d’étonnement", témoigne l’avocat
Hirbod Dehghani-Azar, président de l'association
Norouz, qui aide les victimes de violations des droits humains en
Iran. "Ce matin, j'ai reçu un tout petit message qui disait : 'So what ?' (tout ça pour ça). Et tout à l’heure, un vocal qui me disait qu’il y avait dans la population un mélange de scepticisme global et d’étonnement, raconte
Hirbod Dehghani-Azar. Les Iraniens se retrouvent à la rue, à cause de toutes les destructions, et ils ne croient pas à ce cessez-le-feu". "Je pense que la population n’a pas le sentiment que l’
Iran sort vainqueur de ce conflit, poursuit l'avocat. Je crois que toutes les populations de la région, y compris les Libanais, ont plutôt l'impression d'être les seuls perdants, les seuls vaincus dans tout ça.""On est en train de négocier nos principes de démocratie sur des principes économiques."
Hirbod Dehghani-Azar, avocat franco-iranien, président de l'association Norouzfranceinfo"On a créé un nouveau vecteur, le vecteur économique, qui donne un élément de négociation supérieur à l'
Iran, qui avait perdu mécaniquement et militairement, l'ascendant. En reprenant son souffle, il sait qu'à tout moment, il peut sortir son va-tout : attention Ormuz ! La population, on l'oublie"."Depuis quelques jours, on ne parle plus des quelques dizaines de milliers de morts qui étaient à la base de cette escalade, souligne Hirbod Deghani-Azar. Cette séquence a commencé avec les Iraniens qui sont descendus dans la rue, rappelle l'avocat.
Donald Trump les a encouragés en leur disant : "Allez-y, on arrive !". "Il est venu mais pas pour ce qu'ils attendaient. Pendant toute cette période, 39 jours de guerre, il y a eu des exécutions, des exactions, des enlèvements sommaires, sans qu'ils soient protégés." Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-gouttes Cécile Kohler et Jacques Paris : les premiers mots des ex-otages 100 frappes en 10 minutes : journée meurtrière au Liban La pétition contre la loi Yadan réunit 500 000 signatures EDF va donner 240 millions d’euros aux Français, mais lesquels ? Le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, ex-otages en
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