Plusieurs plaintes auraient visé l'équipe du soir de la police municipale, y compris le chef de celle-ci, selon "
Le Parisien". Les interpellations ont eu lieu dans plusieurs communes du département :
Vitry-sur-Seine,
Ivry-sur-Seine et Choisy-le-Roi, a appris
France Télévisions de source policière. (CAPUCINE VEUILLET / HANS LUCAS / AFP) Une vague d'interpellations hors norme. Onze policiers municipaux de
Villeneuve-Saint-Georges (
Val-de-Marne), soupçonnés notamment de faits de violences aggravées, de vols et de dégradations, ont été interpellés et placés en garde à vue mercredi 8 avril, a annoncé jeudi le parquet de
Créteil. Les interpellations ont eu lieu dans plusieurs communes du département :
Vitry-sur-Seine,
Ivry-sur-Seine et Choisy-le-Roi, a appris
France Télévisions de source policière. Les gardes à vue sont en cours et les investigations se poursuivent, selon le parquet.D'après les premiers éléments, ces onze agents appartiennent à la police municipale de
Villeneuve-Saint-Georges, une commune située au sud de Paris. Ils ont été placés en garde à vue pour des faits de "violences aggravées", "faux en écriture publique", "violation de domicile", "vol par personne dépositaire de l’autorité publique" et "dégradations en réunion", précise le parquet à
France Télévisions. A ce stade, ni les circonstances précises ni la période des faits n'ont été détaillées. Plusieurs plaintes auraient visé l'équipe du soir de la police municipale, y compris son chef, selon
Le Parisien, qui a révélé l'affaire.La maire
Les Républicains (LR) de la commune,
Kristell Niasme, proche de l'ancien ministre de l'Intérieur
Bruno Retailleau, s'est défendue auprès du quotidien, affirmant que ses agents "se battent comme des lions" pour la sécurité des habitants et "ne sont pas des brigands". L'élue souligne que ses agents sont eux-mêmes régulièrement visés par des "menaces, insultes et calomnies" et s'interroge sur le suivi de leurs propres plaintes. Elle suggère aussi que la création récente par LR de l'Observatoire des villes passées sous le giron de
La France Insoumise (LFI), qu'elle préside, pourrait ne pas être étrangère à cette opération, jugeant le "calendrier" troublant.L'affaire a rapidement suscité des réactions politiques du côté des insoumis. Le député LFI du
Val-de-Marne,
Louis Boyard, dénonce un "scandale" dans un message publié mercredi sur le réseau social X. Il affirme avoir alerté "depuis des mois" le préfet sur des violences imputées à cette police municipale. Dans ce même tweet, il met en cause la gestion de la police municipale par
Kristell Niasme : "C'est cette dame qui est chargée de surveiller les mairies LFI pour [Bruno] Retailleau. Heureusement que nous surveillons les mairies LR." Le député LFI de l'Essonne, Antoine Léaument, a lui aussi réagi sur X jeudi : "[Des] municipaux de cette ville LR sont en garde à vue (...) pour 'violences et vols'. Un commentaire,
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