La directrice des opérations internationales alerte également sur les difficultés d'approvisionnement de médicaments et la difficulté des conditions de vie des déplacés. Le logo
Médecins du Monde, novembre 2021. (JEAN-LUC FLEMAL / MAXPPP) Au Liban, les structures de santé "ne sont pas en capacité de gérer l'afflux de patients", après les frappes massives de mercredi, alerte jeudi 9 avril sur franceinfo
Elise Lesieur, directrice des opérations internationales de
Médecins du Monde. Une cinquantaine de structures de santé a été impactée, souligne-t-elle, après ces frappes israéliennes qui ont fait mercredi 203 morts et plus de 1 000 blessés, selon un dernier bilan. "Les hôpitaux sont débordés et ont du mal à répondre à l'afflux des patients", explique
Elise Lesieur.Depuis le début du conflit, le 2 mars, "il y a effectivement cinq hôpitaux et 50 structures de santé primaire qui ont été touchés et ne sont plus fonctionnels", précise la directrice des opérations internationales de
Médecins du Monde. L’ONG évoque également la mort de membres du personnel médical : "Des dizaines de personnes, des personnels soignants, ont été tués."
Elise Lesieur alerte aussi sur "un enjeu très fort" autour du besoin en médicaments au Liban. "On est sur des déplacements massifs. Aujourd'hui, un Libanais sur cinq est déplacé à l'intérieur du pays avec très peu de capacité de logement. L'État a mis en place des centres collectifs d'hébergement, mais seulement 12 % des déplacés peuvent accéder à ces centres", poursuit-elle."Nous avons fait parvenir des palettes entières de médicaments pour pouvoir essayer au maximum de répondre aux besoins. Il faut comprendre que les gens qui ont fui très rapidement sont partis sans leur traitement, sans aucun médicament", rappelle-t-elle.Les convois humanitaires de
Médecins du Monde peinent eux aussi à circuler. "C’est très difficile de savoir comment se déplacer sans mettre en danger nos équipes et les personnes qui viendraient recueillir des soins. À partir du moment où on a des gros bombardements, on a tendance à se mettre à l'abri pour pouvoir, dès le lendemain ou le surlendemain, être à nouveau auprès de ces populations."
Elise Lesieur décrit enfin des conditions de vie très difficiles pour les déplacés : "Les gens sont dans des conditions très insalubres. On a aussi des enjeux sur des pathologies infectieuses, liées aux conditions sanitaires médiocres, notamment pour ceux qui vivent à même la rue ou dans leur voiture." Elle évoque également "ces femmes enceintes, ces enfants qui n'ont pas accès à des soins de santé habituels. Les besoins sont énormes", constate-t-elle. Classement sans suite autour d'un "prétendu" produit stupéfiant pour Rima Hassan Tout comprendre à la déclaration d’impôts sur le revenu 2026 "La France souhaite rester prévisible", dit Roland Lescure à propos de l'imprévisibilité de Donald Trump Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-gouttes Cécile Kohler et Jacques Paris : les premiers mots des ex-otages 100 frappes en 10 minutes : journée meurtrière au Liban La pétition contre la loi Yadan réunit 500 000 signatures EDF va donner 240 millions d’euros aux Français, mais lesquels ? Le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, ex-otages en Iran Fermeture de classes : des parents mobilisés contre la carte scolaire Pourquoi les États-Unis et l'Iran revendiquent tous les deux la victoire ? L'impressionnante ascension du running depuis dix ans Que contient le plan de paix soumis par l'Iran aux Etats-Unis ?