Seul candidat pour ce scrutin, le patron de l'
UDR a été élu avec 108 voix sur 115 votants, apportant à l'extrême droite, en quête d'enracinement dans la vie politique locale, la direction d'une importante structure intercommunale. Publié le 09/04/2026 17:37 Mis à jour le 09/04/2026 17:44
Eric Ciotti, le 27 mars 2026 à
Nice (
Alpes-Maritimes). (VALERY HACHE / AFP) Tout juste intronisé maire de
Nice,
Eric Ciotti (
UDR-
RN) a également été élu jeudi 9 avril, à la tête de la métropole
Nice Côte d'Azur, où il succède à
Christian Estrosi, qu'il avait battu aux récentes élections municipales. Seul candidat pour ce scrutin,
Eric Ciotti a été élu avec 108 voix sur 115 votants apportant à l'extrême droite, en quête d'enracinement dans la vie politique locale, la direction d'une importante structure intercommunale.Née en 2012 de la fusion entre quatre communautés urbaines, la métropole niçoise compte 51 communes et un demi-million d'habitants, depuis les plages de la Promenade des Anglais jusqu'aux pistes de ski d'Isola 2000. Si, dans de nombreuses agglomérations, l'arrivée d'élus
RN a suscité d'intenses tractations pour les écarter des instances dirigeantes intercommunales, l'élection d'
Eric Ciotti ne faisait aucun doute. Sur les 133 conseillers, le maire
UDR-
RN compte 49 élus sur sa liste à
Nice, huit sur la liste de son allié
RN de
Cagnes-sur-mer,
Bryan Masson, et entretient une grande proximité avec nombre d'élus des petites communes.L'entourage d'
Eric Ciotti promet une gestion plus responsable et respectueuse des oppositions que sous l'équipe précédente. Alors que des élus estrosistes ont déjà rallié la majorité ciottiste au conseil départemental, le camp de l'ancien maire de
Nice est bien moins vindicatif.
Pierre-Paul Leonelli, l'un des porte-voix estrosistes les plus virulents pendant la campagne, s'est dit dans un message sur X "prêt à travailler de manière constructive", en souhaitant que la métropole ne devienne pas "un champ de bataille politicien" mais "un véritable espace de collaboration".De quoi susciter les railleries parmi ses anciens opposants, qui se sont plaints pendant des années de n'avoir qu'une à deux minutes pour s'exprimer quand
Christian Estrosi en prenait 30 pour leur répondre, non sans une certaine condescendance. "La métropole d'Estrosi ne fonctionnait qu'autour d'Estrosi et que pour la ville de
Nice. C'était une direction très centralisée autour des Niçois", résume
Bryan Masson.Comme pour le conseil municipal niçois, le camp Ciotti évoque de possibles modifications du règlement interne pour que l'opposition soit plus respectée. "On est très curieux de voir comment ça va se passer", dit Juliette Chesnel-Le Roux, conseillère PS-PCF-écologistes, rappelant que lors du conseil municipal à
Nice,
Eric Ciotti a bien laissé la parole à l'opposition. Classement sans suite autour d'un "prétendu" produit stupéfiant pour Rima Hassan Tout comprendre à la déclaration d’impôts sur le revenu 2026 "La France souhaite rester prévisible", dit Roland Lescure à propos de l'imprévisibilité de Donald Trump Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-gouttes Cécile Kohler et Jacques Paris : les premiers mots des ex-otages 100 frappes en 10 minutes : journée meurtrière au Liban La pétition contre la loi Yadan réunit 500 000 signatures EDF va donner 240 millions d’euros aux Français, mais lesquels ? Le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, ex-otages en Iran Fermeture de classes : des parents mobilisés contre la carte scolaire Pourquoi les États-Unis et l'Iran revendiquent tous les deux la victoire ? L'impressionnante ascension du running depuis dix ans Que contient le plan de paix soumis par l'Iran aux Etats-Unis ?