Le club parisien enchaîne une deuxième campagne européenne bien en dessous de ses standards. Publié le 09/04/2026 22:27 Mis à jour le 09/04/2026 22:34 Yahia Omar lors de Veszprem-PSG en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions de handball, le 1er avril 2026. (Tamas Vasvari / MTI) Le Paris Saint-Germain handball a été éliminé pour la deuxième année de suite avant les quarts de finale de la Ligue des champions, sorti en barrages par Veszprem après son nul, jeudi 9 avril, à domicile (35-35), une semaine après avoir pris l'eau en Hongrie (32-24). Avant 2025, le PSG avait systématiquement atteint les quarts de finale de la Ligue des champions depuis son rachat par les investisseurs qatariens en 2012.Malgré l'appui de son public, il est passé loin de la remontada espérée. La soirée était très mal embarquée dès les premières minutes, marquées par des approximations (marcher d'Elohim prandi, pied de Yahia Omar), des tirs forcés en attaque (trois arrêts du gardien de Veszprem Rodrigo Corrales pour commencer) et une perméabilité en défense. Résultat : le PSG était mené de quatre buts au bout de seulement sept minutes (6-2).Il a su relever la tête après le quart d'heure de jeu, notamment grâce au positionnement en défenseur avancé de Karl Konan, aux espaces trouvés par Luc Steins et aux tirs de loin de Yahia Omar (9/14 au final) et Elohim Prandi (5/9). Passé devant pour la première fois à la 25e minute (15-14), le club parisien a entrevu la remontée espérée en prenant quatre buts d'avance, presque la moitié du chemin, en tout début de seconde période (22-18, 33e). Mais les Hongrois ont réagi, portés par Nedim Remili (7/10).Ainsi se referme une triste campagne européenne, marquée par sept défaites et un nul (en 14 journées) lors de la phase de poules, même si 2026 avait laissé entrevoir des signes d'amélioration. Jusqu'à cette déroute à Veszprem, qui a renvoyé le PSG à ses insuffisances collectives, son manque d'automatismes en attaque et sa friabilité en défense.Le Paris Saint-Germain, qui a réduit la voilure financièrement depuis plusieurs années, n'attire plus les tout meilleurs joueurs et ne compte plus parmi les cadors européens. Dès le mois d'avril, il ne lui reste de nouveau qu'à se concentrer sur ses échéances nationales : un 12e titre d'affilée en championnat de France, où il possède deux points d'avance sur Nantes (seul club français en quarts de la Ligue des champions) avant de recevoir cet adversaire le 27 mai, et la Coupe de France avec une demi-finale mercredi à Montpellier.