Sur franceinfo, le ministre libanais de la Culture a confirmé que des pourparlers entre le Liban et Israël sont prévus la semaine prochaine à
Washington. Dans la capitale libanaise, les sauveteurs s'activent toujours dans les décombres pour retrouver d'éventuels survivants. Publié le 10/04/2026 08:38 Mis à jour le 10/04/2026 09:54 Des secouristes libanais dégagent les décombres d'un bâtiment touché la veille par une frappe aérienne israélienne à Beyrouth, le 9 avril 2026. (IBRAHIM AMRO / AFP) Le bilan est toujours provisoire : après les puissantes frappes, mercredi 8 avril, menées par l'armée israélienne, partout au Liban, au moins 303 personnes ont été tuées dans ces attaques, selon ce bilan temporaire du ministère de la santé de Beyrouth. Les secouristes s'activent toujours dans les décombres pour retrouver d'éventuels survivants. "Fais attention à ta tête !" Dans le centre de Beyrouth, à
Mazraa, un groupe d'hommes fouillent les ruines d'un immeuble. Des morceaux du plafond s'effondrent. Au sol, on distingue les radiographies et les dossiers du cabinet dentaire du docteur Ghandour. "Tout son gagne-pain est sous les gravats, décrit son frère, venu prêter main-forte. On est venu l'aider, à retirer ce qui a survécu"."Depuis cinq ans, nous, les Libanais, n'avons plus accès à nos dépôts bancaires. Nous ne possédons plus que des biens matériels. Dans ce cabinet, il y avait le fruit de toute une vie..."Le frère d'une victime d'un bombardementà franceinfoÀ quelques kilomètres à l'ouest, les mêmes décombres. Ici, c'est un immeuble de neuf 9 étages qui s'est effondré.
Abdel Qader, le gardien voisin de soixante ans, force un sourire. Il a survécu de peu à l'attaque. "On a garé la voiture ici et on est sortis pour rentrer dans notre maison. Peu de temps après, il y a eu un gros bombardement : deux missiles qui sont tombés et un autre encore qui n'avait pas explosé. Dieu merci, l'armée est venue déminer tout ça. Hier, ils ont retrouvé quatre corps et un autre ce matin...", glisse-t-il.Il s’écarte : autour de lui, des morceaux de fenêtres tombent encore des étages. "Je travaille dans cet immeuble depuis 25 ans… Je connais tout le quartier, c’est un havre de paix. Tout y est très calme. C'est le dernier endroit où l’on pouvait imaginer une telle chose. Où est-ce qu’on va ? Je ne sais pas. J’ai peur que le Liban se perde", confie
Abdel Qader. Au même moment, il reçoit un message sur son téléphone : "C’est un nouvel ordre d’évacuation".L’armée israélienne appelle au déplacement forcé de la banlieue sud et du quartier de Jnah à l’ouest de la ville. Les habitants prennent la fuite, des fausses rumeurs circulent même sur les réseaux sociaux… alimentant la panique. En une demi-heure à peine, les routes de la capitale sont de nouveau bondées. Les civils s’attendent à de nouvelles frappes sur Beyrouth.Sur franceinfo, vendredi, le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a confirmé que des pourparlers entre le Liban et Israël sont prévus la semaine prochaine à
Washington. Il indique que des négociations "sont en train d'être organisées" et appelle à "un cessez-le-feu, déclaré pour 15 jours, en bonne et due forme" afin de "permettre à ces négociations de partir d'un pas plus assuré". A Beyrouth, les habitants toujours sous le choc des bombardements israéliens. Le reportage d'Arthur Sarradin Au Liban, une ONG tente de sauver les animaux touchés par les frappes israéliennes ROYAUME-UNI Des rassemblements d’adolescents tournent au chaos Plus de 300 morts à Beyrouth : des civils sous les bombes israéliennes Prix des carburants : les premières baisses à la pompe Tadej Pogacar en reconnaissance sur les mythiques pavés de Paris-Roubaix Quelles seront les têtes d'affiche du Festival de Cannes 2026 ? Spectaculaire incendie dans le vélodrome olympique de Rio Mariam court contre les violences sexistes et sexuelles L'avocat de Rima Hassan réagit au classement sans suite de l'enquête sur un "prétendu" produit stupéfiant Classement sans suite autour d'un "prétendu" produit stupéfiant pour Rima Hassan Tout comprendre à la déclaration d’impôts sur le revenu 2026 "La France souhaite rester prévisible", dit Roland Lescure à propos de l'imprévisibilité de Donald Trump Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-gouttes