Le 10 avril 2026 à 12h14 Révélé par le
New York Times, ce don d’
ArcelorMittal surprend, alors que
Donald Trump a érigé la protection de l’industrie sidérurgique américaine en priorité. De quoi nourrir les critiques outre-Atlantique. Passer la publicité Passer la publicité De l’acier européen pour transformer le cœur du pouvoir américain ? Déjà source d’une intense polémique depuis son annonce par
Donald Trump, la future salle de bal de la
Maison Blanche fait de nouveau l’objet de critiques depuis qu’une enquête du
New York Times a révélé l’existence d’un étonnant don d’acier de 37 millions de dollars... qui proviendrait du sidérurgiste
ArcelorMittal. Le groupe, basé au
Luxembourg, et qui produit majoritairement en
Europe, doit alimenter le chantier de ce bâtiment de 8000 m² voulu par
Donald Trump et largement critiqué, d’autant plus que son coût a doublé pour atteindre les 400 millions de dollars. Mais c’est surtout le calendrier qui interroge outre-Atlantique. Peu après l’évocation publique de ce don, la
Maison Blanche a annoncé un assouplissement des droits de douane sur certains aciers, permettant de réduire jusqu’à la moitié les taxes appliquées à des producteurs opérant au
Canada et exportant vers les États-Unis. Une mesure susceptible de bénéficier à...
ArcelorMittal, notamment via ses activités nord-américaines et ses investissements récents en
Alabama, souligne le
New York Times. Passer la publicité Depuis son premier mandat,
Donald Trump a pourtant fait de la défense de l’industrie sidérurgique américaine un axe central de sa politique, imposant des droits de douane de 25 % puis de 50 % sur l’acier importé pour favoriser la production nationale. À lire aussi Salle de bal de la Maison-Blanche : les difficultés s’amoncellent sur le chantier de
Donald Trump «Nos membres sont prêts à fournir l’acier de haute qualité, fabriqué aux États-Unis» Dans ce contexte, le choix d’un fournisseur étranger pour un bâtiment emblématique apparaît contradictoire et suscite la colère des industriels américains, qui affirment pouvoir répondre à la demande. «Nos membres sont prêts à fournir l’acier de haute qualité, fabriqué aux États-Unis, nécessaire pour concrétiser les priorités du président en matière d’infrastructures et de production industrielle», défend dans un communiqué
Brandon Farris, vice-président exécutif de l’
Association des producteurs d’acier, un groupe représentant les fabricants d’acier nord-américains. Si l’administration nie tout lien entre ce don et les décisions commerciales, évoquant une coïncidence et une mesure destinée à l’ensemble du secteur, les soupçons de conflit d’intérêts persistent. D’autant que le dirigeant d’
ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, est connu pour sa proximité avec
Donald Trump, et que d’autres dons d’entreprises, notamment pour la climatisation, ont été évoqués sans que tous les contributeurs soient identifiés publiquement, révèle
New York Times. Le projet, déjà contesté pour son manque de transparence, a par ailleurs été suspendu temporairement par un juge fédéral, bien que les procédures administratives se poursuivent. Entre enjeux économiques, décisions politiques et interrogations éthiques, cette salle de bal est devenue un symbole des tensions entourant la stratégie « America First » du président. Salle de bal de Trump : un don d’acier à 37 millions de dollars d’
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