Le 11 avril 2026 à 09h44 Les trois Américains et le Canadien, parti de Floride le 1er avril, rapportent des centaines de gigaoctets de données. Ils ont effectué le premier périple lunaire depuis la dernière mission
Apollo en 1972. Passer la publicité Passer la publicité Enfin de retour ! Les trois astronautes américains et l’astronaute canadien de la mission Artemis II ont amerri, comme prévu, vendredi soir au large de la Californie. L’atterrissage réussi couronne une mission-test autour de la Lune parfaitement exécutée par la
NASA un demi-siècle après
Apollo. «Quel périple», a lancé le commandant
Reid Wiseman peu après que le vaisseau s'est posé sur l'eau en douceur, s'empressant d'ajouter que ses camarades se portaient bien. Partis le 1er avril de Floride,
Reid Wiseman et ses compatriotes
Christina Koch et
Victor Glover, et le Canadien
Jeremy Hansen se sont aventurés plus loin dans l'espace qu'aucun humain avant eux. Ils rapportent des centaines de gigaoctets de données du premier périple lunaire depuis la dernière mission
Apollo en 1972. Passer la publicité Plus de 39.000 km/h En direct sur plusieurs plateformes, ils sont passés derrière la Lune lundi dernier, immortalisant en haute définition la Terre se couchant derrière une Lune majestueuse, oscillant entre les teintes grises et brunes. Après une descente l'ayant amené à dépasser les 39.000 km/h, leur vaisseau Orion a réussi à amerrir à moins de 2 km de l'endroit prévu, ralenti par d'immenses parachutes, à 17H07 locales (00H07 GMT samedi), à la minute près anticipée par l'agence spatiale américaine. Immense soulagement pour les familles des astronautes, ce retour sain et sauf fournit à la
NASA un succès incontestable après des dizaines de milliards de dollars, des années de retard et beaucoup de doutes sur l'intérêt de relancer l'exploration lunaire. Les hauts responsables de l'agence spatiale ont célébré sans réserve, lors d'une conférence de presse tardive à
Houston, l'accomplissement de la mission, «la plus importante que nous ayons menée depuis des décennies», selon
Amit Kshatriya, administrateur adjoint de la
NASA. «C'est sans aucun doute un tournant décisif pour nous tous», a-t-il exulté. À lire aussi Après le succès de la mission
Artemis 2, quels sont les prochains objectifs de la
NASA ? «Ce n’est que le début», a promis le chef de la
NASA nommé par Donald Trump,
Jared Isaacman, à bord du navire de la Marine américaine sur lequel les astronautes ont été ramenés, tout sourire et encore vêtus de leurs combinaisons orange. Et d'ajouter: «nous allons continuer à faire cela avec fréquence, jusqu'à ce qu'on atterrisse sur la Lune en 2028 pour y construire une base». «Je ne pourrais être plus fier!», a assuré le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social, tandis que le premier ministre canadien Mark Carney a salué sur X la réalisation d'un «exploit historique». Le bouclier thermique d'Orion, qui donnait des sueurs froides à la
NASA après que des morceaux s'étaient détachés lors d'un test à vide en 2022, a apparemment résisté aux 2700°C générés lors de l'épreuve de la rentrée atmosphérique. Autant d'inquiétudes balayées par cet amerrissage tout en contrôle, qui conclut environ dix jours d'une «mission parfaite» selon les mots du patron de la
NASA. Passer la publicité Mission-test Ce vol visait à s'assurer que la nouvelle fusée lunaire SLS et son vaisseau Orion étaient prêts pour assurer un retour des Américains sur la surface lunaire. La
NASA prévoit une nouvelle mission en 2027 qui ne s'aventurera pas jusqu'à la Lune, avant d'envoyer des astronautes sur la surface en 2028 lors de la 4e mission Artémis, durant la dernière année du mandat de Donald Trump... et avant la Chine, qui prévoit d'envoyer ses taïkonautes sur la Lune en 2030. En attendant, l'agence spatiale américaine souhaite à travers Artémis relancer l'intérêt des Américains pour le domaine spatial. Mais les experts doutent que les alunisseurs, développés par les entreprises des milliardaires américains Elon Musk et Jeff Bezos, soient prêts à temps. Collaboration avec des partenaires étrangers Cette mission «quasi-parfaite» est «la preuve que quand les États-Unis se concentrent vraiment sur un objectif, ils peuvent encore accomplir de grandes choses», salue auprès de l'AFP Clayton Swope du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS), habituellement sceptique des avancées d'Artémis. «J'avoue avoir eu des doutes quant au programme Artémis, mais je crois davantage maintenant à la suite», abonde Derek Buzasi, professeur d'astronomie et d'astrophysique à l'Université de Chicago. Cette suite continuera à se faire avec les partenaires étrangers, a redit le chef de la
NASA vendredi soir. Si un Japonais puis un Allemand étaient censés voyager à bord de futures missions Artémis, cet engagement a néanmoins été remis en question par un récent bouleversement des plans de la
NASA. L'Agence spatiale européenne a reconnu devoir négocier pour maintenir les places de ses astronautes dans les futures missions Artémis. «Quel périple !» : les astronautes d'
Artemis 2 ont amerri avec succès au large de la Californie après leur voyage autour de la Lune S'ABONNER «Je suis venu chercher l’expérience»: du pas de tir au décollage, dans les coulisses du tourisme d’exploration spatiale REPORTAGE - Le Figaro a embarqué avec vingt-deux clients passionnés de l’agence Nomade Aventure, seul tour-opérateur français à permettre d’assister dans les meilleures conditions au lancement de la mission
Artemis 2. Une expérience inouïe. De Gagarine à
Artemis 2, les montres de la conquête spatiale Que l’on soit astronaute, cosmonaute, spationaute ou taïkonaute, dans l’espace, pas question de se passer de montre au poignet ou sur la manche de sa combinaison.
Artemis 2 : découvrez les plus belles images du survol de la face cachée de la Lune en grand format EN IMAGES - La
NASA a rendu publiques mardi après-midi les premières images en haute définition du survol lunaire effectué lundi soir par ses quatre astronautes. Après le succès de la mission Artémis 2, quels sont les prochains objectifs de la
NASA ? DÉCRYPTAGE - L’agence spatiale a procédé à une refonte de son programme lunaire pour augmenter la cadence de tir de son lanceur SLS. Objectif : poser des astronautes sur la Lune avant fin 2028. «La pub spatiale ultime» : l’étonnante apparition d’un pot de Nutella en apesanteur en plein direct de la mission Artémis 2 La célèbre marque de pâte à tartiner a profité d’un sacré coup de pub durant le live de la mission, retransmis par la
NASA lundi. Mais qu’il ne s’agissait pas d’un placement de produit, affirment Ferrero, le propriétaire de Nutella, et l’agence spatiale américaine.