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Edouard Philippe va-t-il accélérer sur le chemin qui mène à la présidentielle ? Réélu maire du Havre, l'ancien Premier ministre donne pour l'instant le sentiment de ne pas profiter du moment.
Edouard Philippe, président du parti
Horizons, arrive pour une réunion à
Matignon le 2 septembre 2025 (THOMAS SAMSON / AFP)
Edouard Philippe aurait dû tenir ce week-end un grand meeting à
Paris, avec à la clé de belles photos, des sourires. C'était conçu pour constituer une démonstration de force, pour se rassurer et surfer sur la vague de sa réélection au Havre. "Edouard en sort renforcé, parce que les sondages avaient laissé planer le doute", savoure un de ses amis, pas peu fier de l'effet loupe qui a renforcé la visibilité et la légitimité de sa victoire.Mais l'ancien Premier ministre repousse l'échéance, surtout décidé à prendre son temps : finalement, pas de grand meeting parisien ce week-end, "marathon de
Paris oblige", lâche un conseiller qui ajoute que "la bande passante des Français pour la politique nous semble faible". L'argument est un peu facile mais l'entourage d'
Edouard Philippe redoute la lassitude des Français, et considère que que rien ne presse. "Si
Bruno Retailleau soulevait les foules, si
Gabriel Attal marchait sur l'eau, on aurait réfléchi à deux fois", ose un lieutenant. Autrement dit :
Edouard Philippe est toujours le mieux placé dans les sondages à droite et au centre en vue de la présidentielle, dans le costume du favori, autant ne pas trop s'exposer, il n'y a que des coups à prendre. "Tout est une question de rapport au temps", reconnaît bien sûr un ami. Partir trop tôt ou trop tard ?
Edouard Philippe voit bien que
Gabriel Attal tente de lui mordre les mollets avec la sortie de son livre En homme libre le 23 avril. Le patron de
Renaissance se sent pousser des ailes : "Ce serait mieux que ça n'existe pas, mais nous ne pouvons pas l'empêcher", raille un ami du maire du Havre, pour qui le créneau Attal est intenable. "Les Français ne voteront pas une troisième fois pour
Emmanuel Macron", jure-t-il, persuadé que les sondages vont faire la différence, qu'ils seront très nets, ce qui revient à tuer dans l'œuf l'idée d'une primaire à droite et au centre pour départager les ambitieux.Trop complexe à organiser, avec quel périmètre, quels participants, qui peut voter, faut-il payer... Personne n'est de toute façon d'accord sur les modalités d'organisation d'une telle primaire. "Les feux d'artifice se multiplient", reprend un lieutenant, de
Bruno Retailleau à David Lisnard en passant par Xavier Bertrand.
Edouard Philippe fera un déplacement à Brest, la semaine prochaine, il y aura aussi les premières discussions dans le cadre du fameux comité de liaison, pour mieux coordonner les partis (
Horizons,
Renaissance, UDI, MoDem).
Gabriel Attal et
Edouard Philippe se parleront via des intermédiaires. "Le risque, grimace un conseiller, c'est qu'Edouard devienne un candidat parmi d'autres". Le plan d'électrification de la France proposé par le gouvernement Nike reconnaît un défaut sur ses maillots de la Coupe du monde 2026 Secte démantelée : le gourou agissait depuis 30 ans Les secrets de la garde-robe de la Reine Elizabeth II Pétroliers : faut-il davantage taxer leurs profits ? Pouvoir d'achat : nos yaourts vont-ils coûter plus cher ? L'ingérence américaine dans les élections en Hongrie "On a tout sacrifié, mais rien n'a changé", une Iranienne témoigne Julien Février, ex-otage au Venezuela, raconte l'enfer de sa détention Concert de Céline Dion : une enquête pour pratique commerciale trompeuse ouverte Israël entame "des négociations directes" avec le Liban Vols, violences : 11 policiers municipaux en garde à vue Hongrie : Peter Magyar, l'opposant qui veut faire tomber Viktor Orban Au Liban, une ONG tente de sauver les animaux touchés par les frappes israéliennes Royaume-Uni : des rassemblements d’adolescents tournent au chaos Plus de 300 morts à Beyrouth : des civils sous les bombes israéliennes Prix des carburants : les premières baisses à la pompe