Malgré des frappes israéliennes qui continuent de s'abattre sur le pays et ont fait au moins 357 morts pour la seule journée de mercredi, certains déplacés libanais décident de rentrer chez eux. Publié le 11/04/2026 10:19 Mis à jour le 11/04/2026 11:16 Beyrouth, au Liban, après des frappes israéliennes le 10 avril 2026. (FADEL ITANI / AFP) Au Liban, les familles déplacées par la guerre tentent de s'organiser comme elles peuvent notamment en périphérie de Beyrouth. Depuis début mars, Israël pilonne le pays et poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré le cessez-le-feu avec l'Iran, affirmant que le Liban n'est pas concerné par la trêve. Les déplacés du sud du pays ou de la ville s'entassent donc encore dans les gymnases, les écoles, les parcs… Mais pour certains, la vie loin de chez soi ne tient plus. Alors des familles ont décidé de repartir vers leurs quartiers encore menacés par des frappes israéliennes. De revenir sur leur pas dans la peur, mais par nécessité. Près de la corniche, des tentes de fortunes sont alignées en plein soleil. Des enfants tuent le temps en jouant avec une bouteille en plastique tandis que des personnes âgées se serrent sous un petit coin d'ombre."Dès le début de la guerre on a été les premiers à aller au stade, on est restés cinq jours sur le parking sous le soleil avec les enfants, mais on ne pouvait plus supporter cette situation. Alors on est venus ici", explique Ahmad, qui vit dans ce camp de déplacés avec sa famille depuis un mois. Ici, les enfants n'ont d'autre choix que de jouer près d'une route passante. "C'est dangereux, mais c'est moins dangereux que dans notre banlieue où un missile peut tomber à côté de nos enfants et les tuer !", s'exclame le père de famille.Malgré cela, Ahmad n'en peut plus. Alors il replie sa tente, prêt à retourner chez lui, dans la banlieue sud de Beyrouth, pourtant visée par les frappes israéliennes. "On va y retourner car c'est mieux que de rester ici. On n'a pas d'autre option : mourir là-bas avec dignité c'est mieux que de vivre ici comme des chiens", lance-t-il.Alors que Benyamin Nétanyahou appelle au désarmement du Hezbollah en prélude de négociations la semaine prochaine, la colère d'Ahmad se tourne aussi vers l'État libanais. "Nous sommes d'accord pour que le Hezbollah rende ses armes, mais à condition que le gouvernement libanais puisse nous protéger", s'agace-t-il."Là, c’est un gouvernement qui s’enfuit avec les réfugiés quand la guerre arrive !"Ahmad, réfugié libanaisà franceinfoAhmad ne travaille plus, ses enfants ne vont plus à l'école. Pour lui, il faut qu'Emmanuel Macron les aide à faire cesser cette guerre. À ses côtés, Moussa refuse ne veut pas d'interventionnisme : "On n'a besoin d'aucune aide, on peut travailler, on gagner de l'argent, on peut repartir a zéro ce qu'on a besoin c'est de revenir chez nous".Lui veut retrouver sa belle vie, son travail et sa maison. "Nous voulons la paix, indique-t-il. On veut que nos enfants grandissent, qu'ils étudient, mais en même temps je ne peux pas élever mon enfant alors qu'Israël nous attaque sans arrêt." Moussa rentre aussi chez lui, dans la banlieue sud, malgré le danger. Car désormais, fuir la guerre au Liban, c'est parfois n'avoir d'autre choix que d'y retourner. Reportage au Liban de Farida Nouar et Gilles Gallinaro En Islande, un pilote survole son village à très basse altitude pour fêter sa retraite Jannik Sinner, un numéro un mondial aux statistiques XXL Un mouvement de foule fait au moins 30 morts en Haïti Basic-Fit victime d'une cyberattaque, 1 million de clients concernés Détroit d'Ormuz : le blocus américain, un moyen de pression sur Pékin Peter Magyar : qui est le tombeur de Viktor Orban ? Financement du terrorisme : Lafarge lourdement condamné Au Liban les frappes israéliennes se poursuivent alors qu'une discussion Liban-Israël s'ouvre Biathlon : Julia Simon n'est pas "encore rassasiée" "C'est certainement parce que le RN a des propositions très libérales", réagit Fabien Roussel aux entrevues entre les dirigeants du parti et des grands patrons La reconnaissance des pionnières, les premières joueuses de l'histoire de l'équipe de France de rugby Le gouvernement recule face aux syndicats : le 1er-Mai restera un jour férié Un adolescent tué par balle à Villefranche-sur-Saône Pourquoi le gouvernement veut-il créer un "état d’alerte de sécurité nationale" ? Le "souvenir" de détention de Jacques Paris, ex-otage en Iran Suicide d'Evaëlle : l'enseignante condamnée pour harcèlement Pape en Algérie : une visite historique sous le signe du pardon Sabrina Carpenter se moque d'un youyou à Coachella PFAS : comment Matignon a fait économiser des millions à l'industrie chimique