Le 11 avril 2026 à 16h34 En avril 2024, le garçon de 15 ans avait été pris à partie par deux jeunes hommes dans une cage d’escalier, à la sortie de son collège de
Viry-Châtillon. Passer la publicité Passer la publicité Les deux meurtriers présumés de
Shemseddine ne seront finalement pas renvoyés pour «assassinat» devant la cour d’assises des mineurs de l’
Essonne. Dans une ordonnance de requalification partielle, de non-lieu, et de mise en accusation, le magistrat de l’
Essonne en charge de l’instruction a ordonné, le 31 mars dernier, le renvoi de ces deux jeunes hommes, âgés de 17 ans au moment des faits, pour «violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner» de l’adolescent de 15 ans, a appris
Le Figaro, confirmant une information du Point . S’y ajoute une circonstance aggravante, celle de faits commis «en réunion». La justice estime donc aujourd’hui que la mort de
Shemseddine n’est pas le résultat d’un acte volontaire, ni prémédité. Les deux autres mis en cause, âgés de 17 et 20 ans lors des faits, étaient poursuivis pour complicité dans les violences. Ils ont quant à eux bénéficié d’un non-lieu. Vendredi, celui-ci indiquait avoir fait appel de l’ordonnance. Passer la publicité Le 4 avril 2024,
Shemseddine, scolarisé en classe de 3e au collège des Sablons, à
Viry-Châtillon, quittait son établissement, quand il avait croisé la route de quatre jeunes plus âgés que lui, présents devant l’entrée à la sortie des classes, vers 16h. Après un bref échange, ils s’étaient éloignés ensemble du collège, pour rejoindre, à quelques encablures de l’établissement, la cage d’escalier d’un immeuble. Là, une discussion s’était engagée entre
Shemseddine et deux des garçons du groupe, tandis que les deux autres se trouvaient à l’extérieur du hall, devant l’immeuble. Le ton était ensuite monté, déclenchant l’agression de
Shemseddine. Après avoir reçu une pluie de coups de la part de ces deux jeunes hommes, l’adolescent, sonné, avait ensuite été pris en charge par les pompiers, avant de décéder des suites de ses blessures à l’
Hôpital Necker, le lendemain. Très vite, les premières investigations avaient permis d’identifier les agresseurs présumés, dont deux d’entre eux sont les frères d’une camarade de l’époque de
Shemseddine. Après leurs interpellations, le 5 avril, un mobile s’était dessiné, celui d’une défiance de ces frères à l’égard des collégiens présents dans l’entourage de leur jeune sœur, dont la réputation aurait été, de leur point de vue, mise en danger au contact de
Shemseddine, et d’autres adolescents. Dans les jours précédant l’agression mortelle de
Shemseddine, les deux frères de la jeune fille avaient entrepris de mettre en garde plusieurs garçons du collège des Sablons, en leur intimant de couper tout contact avec leur petite sœur. Le téléphone de la jeune fille lui avait par ailleurs été confisqué par l’un de ses frères. Le 4 avril, les deux jeunes hommes s’étaient ensuite retrouvés face à
Shemseddine, avant de l’entraîner dans ce conciliabule qui a basculé dans la violence. D’après plusieurs témoignages recueillis par les enquêteurs, dont celui de la jeune fille au cœur de ce différend, l’adolescent lui avait récemment offert un pendentif. Au collège, et dans son entourage du quartier,
Shemseddine avait laissé le souvenir d’un garçon sympathique, très apprécié de ses camarades, parfois turbulent en classe. Sa mort et ses obsèques avaient suscité une vague d’émotion et de colère, au point de provoquer la venue du ministre de l’Éducation, Gabriel Attal, au collège des Sablons. «Absence de signes de défense» Deux ans plus tard, le renvoi de deux des accusés pour des «violences» a été motivé de plusieurs façons par l’accusation, qui s’appuie sur les conclusions du rapport d’autopsie et les déclarations des mis en cause. Dans son ordonnance, le magistrat estime que les agresseurs de
Shemseddine l’ont violenté à coups de poing, de pieds, puis d’une «balayette» qui l’aurait fait chuter de tout son poids au sol.
Shemseddine se serait alors cogné la tête contre l’arête d’une marche du hall de l’immeuble. Puis, ses deux agresseurs lui auraient de nouveau asséné plusieurs coups, tandis qu’il se protégeait le visage de ses bras. L’autopsie avait par la suite conclu à un traumatisme crânien ayant entraîné la mort de l’adolescent. Dans leur rapport, les médecins notaient par ailleurs «l’absence de signe de défense, de signe de prise et de blessure récente aux membres inférieurs» sur le corps de
Shemseddine. Quelques mois plus tard, un complément d’information avait été requis auprès d’un médecin pour confronter les dires des accusés lors de la reconstitution finale avec les éléments de l’autopsie, réalisée juste après la mort de
Shemseddine. Le praticien note que, si «les déclarations des mis en cause ne permettent pas d’expliquer l’ensemble des lésions constatées lors de l’autopsie», «les ecchymoses en rail au niveau de la nuque n’excluent pas l’hypothèse selon laquelle la victime aurait chuté sur le dos, sa nuque heurtant l’arête de la marche d’un escalier.» «Le rapport d’autopsie n’a pas retrouvé, sur les membres supérieurs de la victime, de lésions de défense», conclut de son côté l’accusation, qui estime qu’il n’est pas possible de déterminer «de façon précise le type et l’intensité de l’ensemble des coups portés». Elle relève également le fait que trois des mis en cause évoquent une «balayette» ayant entraîné la chute de
Shemseddine. Les deux autres mis en cause, âgés de 17 et 20 ans au moment des faits, ont quant à eux bénéficié d’un non-lieu. L’accusation décrit, pour le plus âgé, l’absence d’éléments permettant de conclure à son rôle de «guet» lors de cette scène, dont le premier récit qui avait été établi laissait penser à un guet-apens dans lequel serait tombé
Shemseddine. Ce mis en cause a, en revanche, été renvoyé pour «subornation de témoins», l’enquête ayant démontré qu’il a fait pression sur plusieurs adolescents de l’entourage de
Shemseddine dans les jours suivant sa mort, pour qu’ils affirment aux enquêteurs que les agresseurs étaient les membres d’une bande rivale de la commune voisine de Grigny, venus en découdre avec les visages encagoulés. La jeune fille qui se trouvait au cœur du différend opposant ce jour-là
Shemseddine et ses agresseurs, et qui était poursuivie pour «abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit», a elle aussi bénéficié d’un non-lieu.
Essonne : les meurtriers présumés de
Shemseddine finalement renvoyés pour «violences ayant entraîné la mort» devant la cour d’assises des mineurs S'ABONNER Un «triangle amoureux» au cœur du meurtre barbare de Maïlyss, 18 ans, poignardée et brûlée la nuit de la Saint-Valentin RÉCIT - L’ancien petit ami de la victime, un jeune homme âgé de 16 ans au moment des faits, a été renvoyé devant la cour d’assises des mineurs de l’
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